Mésange boréale

espèce d'oiseaux
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Poecile montanus

Poecile montanus
Description de cette image, également commentée ci-après
Mésange boréale.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paridae
Genre Poecile

Espèce

Poecile montanus
(Conrad von Baldenstein, 1827)

Répartition géographique

Description de l'image Poecile montanus distribution map.png.
  • Présence permanente.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Mésange boréale (Poecile montanus, anciennement Parus montanus) est une espèce de passereaux de la famille des paridés.

Description

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Une Mésange boréale en Finlande.
  • Taille : 12 cm
  • Poids : 9 à 12 g

Très semblable à la Mésange nonnette (Poecile palustris), elle s'en différencie par quelques légers détails physiques : une tête plus grosse, l'arrière des joues blanc, une calotte noire mate, et une bavette plus grande.

Répartition et sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[1], la Mésange boréale est représentée par 14 sous-espèces (ordre phylogénétique) :

Les sous-espèces P. m. baicelensis, P. m. anadyrensis et P. m. songarus sont respectivement nommées ainsi en référence au Lac Baïkal[2], au fleuve Anadyr[3] et à la région de Dzoungarie[4].

La sous-espèce Poecile montanus montanus est parfois appelé Mésange alpestre[5]. La sous-espèce Poecile montanus salicarius est parfois appelée Mésange des saules[5].

Habitat

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Une Mésange boréale en vol, en Finlande.

Elle peuple les forêts et les marais boisés de toute l'Europe continentale et l'Asie du nord jusqu'à la Sibérie.

Comportement

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Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Le chant de la Mésange boréale :

Gazouillis rapide, répétition lente d'un son doux flûté (tsiu tsiu tsiu tsiu ou : tu tu tu tu tu...). Cris : fsi-tsi-tsi élevés, souvent suivis de khéé-khéé bas et appuyé (mais aussi Mésange charbonnière (Parus major)).

Régime alimentaire

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Araignées, graines, insectes.

Reproduction

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Œufs de Mésange boréale — Muséum de Toulouse.
Œufs de Mésange boréale (sous-espèce P. m. dresseriMuséum de Toulouse.

La Mésange boréale niche dans des cavités d'arbres dans le bois mort ou vivant, qu'elle creuse elle-même, contrairement à la Mésange nonnette. Les couples se forment au sein des groupes hivernaux et sont unis pour la vie. Ils ne font qu'une seule nichée par année, mais une ponte de remplacement peut être faite en cas de disparition de la précédente. La femelle construit le nid presque seule, le mâle ne l'aidant que rarement.

La femelle pond 6 à 9 œufs blancs tachetés de roux et les couve seule pendant près de deux semaines. Durant cette période, elle est nourrie par le mâle[6].

Les jeunes sont nourris par leurs deux parents et s'envolent vers l'âge de 17 à 19 jours[6], mais restent en compagnie des deux adultes pendant quelques semaines supplémentaires.

Conservation

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Effectifs

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Le tableau ci-dessous fournit les effectifs et leur tendance dans tous les pays européens où la Mésange boréale est documentée quantitativement, sur la base des données de Birdlife International en 2021.

Effectifs nationaux et tendances en Europe[7]
Pays/Territoire Nombre de couples Tendance de court terme Tendance de long terme
Albanie360 à 370stable (2007-2018)+169 à 620 % (1980-2018)
Allemagne64 000 à 120 000en baisse (2004-2016)stable (1980-2016)
Autriche100 000 à 150 000stable (2007-2018)? (1981-2018)
Belgique5 300 à 10 600-56 à -12 % (2008-2018)-72 à -44% (1973-2018)
Biélorussie280 000 à 350 000±10 % (2012-2019)stable (1980-2019)
Bosnie-Herzégovine3 000 à 5 000±10 % (2007-2018)? (1980-2018)
Bulgarie25 000 à 50 000stable (2000-2018)stable (1980-2018)
Croatie60 000 à 150 000? (2007-2018)? (1980-2018)
Danemark500? (2006-2017)en hausse (1980-2017)
Estonie70 000 à 100 000stable (2007-2018)-50 à -20 % (1980-2018)
Finlande444 000 à 671 000-50 à -36 % (2007-2018)-62 à -43% (1980-2018)
France100 000 à 200 000? (2007-2018)-55 à -50 % (2002-2017)
Grèce200 à 1 000stable (2007-2015)stable (1980-2018)
Hongrie1 000 à 1 500-40 à -33 % (2007-2018)? (1980-2018)
Italie30 000 à 50 000stable (2000-2014)stable (1993-2018)
Kosovo1 500 à 2 000stable (2007-2018)stable (1990-2018)
Lettonie104 000 à 208 000-52 à -12% (2005-2018)en baisse (1991-2016)
Liechtenstein230 à 320stable (2006-2018)en baisse (1980-2018)
Lituanie50 000 à 85 000stable (2013-2018)stable (1980-2018)
Luxembourg2 000 à 4 000stable à +10 % (2007-2018)-40 à -20 % (1980-2018)
Macédoine du Nord250 à 1 000stable (2007-2018)? (1980-2019)
Monténégro2 500 à 4 000stable (2007-2018)?
Norvège500 000 à 800 000en baisse (2013-2018)stable (1980-2018)
Pays-Bas10 000 à 15 000-25 à -8 % (2006-2017)-66 à -52 % (1984-2017)
Pologne230 000 à 292 000-19 à -20 % (2007-2018)? (1980-2018)
Roumanie130 000 à 319 000? (2007-2018)? (1980-2018-
Royaume-Uni2 700 à 2 800en baisse (2004-2016)en baisse (1980-2016)
Russie4 000 000 à 8 000 000-20 à -15 % (2006-2018)-29 à -20 % (1986-2018)
Serbie5 900 à 8 600stable (2007-2018)stable (1980-2018)
Slovaquie60 000 à 120 000stable (2007-2018)stable (1980-2018)
Slovénie17 000 à 32 000? (2008-2012)? (1980-2018)
Suède486 000 à 597 000-39 à -25 % (2007-2018)-74 à -68 % (1980-2018)
Suisse70 000 à 95 000-14 à 25 % (2007-2018)en hausse (1990-2018)
Tchéquie45 000 à 90 000? (2007-2018)en hausse (1982-2018)
Ukraine100 000 à 150 000-10 à -15 % (2007-2018)-15 à -5 % (1980-2018)
Europe des 282 030 000 à 3 270 000
Europe7 000 000 à 12 700 000

État des populations, pression et menaces

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Comme tous les animaux dépendant directement ou indirectement du bois mort, la Mésange boréale a sans doute beaucoup souffert de la raréfaction des bois morts et arbres sénescents en forêt. Les monitorings de la « Station ornithologique suisse » ont démontré que la restauration de la quantité et qualité des bois morts et sénescents (suivi par l'Inventaire forestier national suisse) a permis une nette augmentation des populations reproductrices des espèces forestières dépendante de plusieurs types de bois mort (Pic noir (Dryocopus martius), Pic épeiche (Dendrocopos major), Pic mar (Dendrocoptes medius), Pic épeichette (Dryobates minor), Pic vert (Picus viridis), Pic tridactyle (Picoides tridactylus) ainsi que Mésange huppée (Lophophanes cristatus), Mésange boréale et Grimpereau des bois (Certhia familiaris)) de 1990 à 2008 là où la ressource en bois mort a été restaurée, dans une mesure variant selon ces espèces.
Le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos) a même fortement élargi son aire de répartition dans l’est de la Suisse.
Pour toutes les espèces suivies, hormis pour le pic vert et le pic mar[8],[9],[10], la disponibilité croissante en bois mort semble être le facteur explicatif le plus important. Ces espèces consommant les insectes parasites des arbres, on peut supposer que la résilience écologique des forêts en sera améliorée[11].

Protection

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La Mésange boréale bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

Références

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  1. Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  2. (en) « baicelensis » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  3. (en) « anadyrensis » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  4. (en) « songarus » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  5. 1 2 « Liste des oiseaux de France (2020) » Accès libre [PDF], sur www.faune-france.org, (consulté le ).
  6. 1 2 Oiseaux.net, consulté le .
  7. (en) Birdlife International, Poecile montanus (Willow Tit) European Red List of birds supplementary material, , 10 p. (lire en ligne Accès libre [PDF]).
  8. A. Barbalat et B. Piot, « Progression récente du Pic mar (Dendrocopos medius) dans le Bassin genevois. », Nos Oiseaux, no 56, , p. 87–97.
  9. (en) R. Bütler, P. Angelstam, P. Ekelund et R. Schlaepfer, « Dead wood threshold values for the three-toed woodpecker presence in boreal and sub-Alpine forest. », Biol Conser, vol. 119, , p. 305–318.
  10. B. Mulhauser et P. Junod, « Apparition et expansion des populations neuchâteloises de Pic mar Dendrocopos medius dans la seconde moitié du XXe s. en relation avec l’évolution des forêts. », Nos Oiseaux, no 50, , p. 245–260.
  11. (de) Pierre Mollet Schweizerische, Niklaus Zbinden Schweizerische et Hans schmid Schweizerische, « Steigende Bestandszahlen bei spechten und anderen Vogelarten dank Zunahme von Totholz ? » [« Est-ce que les effectifs de pics augmentent grâce à l'accroissement de la quantité de bois mort ? »], Schweiz Z Forstwes, Station ornithologique suisse, vol. 160, no 11, , p. 334–340.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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