Paul-Yves Pezron

grammairien et chronologiste cistercien français

Paul-Yves Pezron est un religieux, chronologiste cistercien et grammairien français, né le à Hennebont et mort le à Chessy.

Paul-Yves Pezron
Fonctions
Abbé
Abbaye de la Charmoye
-
Sous-prieur (d)
Collège des Bernardins
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ChessyVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Ordre religieux
Ordre cistercien (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

modifier

Enfance et formation

modifier

Il naît à Hennebont le [1],[note 1].

Carrière

modifier

Revenu à l'abbaye de Prières, il fut alors le secrétaire de l'abbé Jean Jouaud de Prières[2].

En 1703, il écrit un livre sur l'origine commune des Gallois et des Bretons[3].

Décès

modifier

Il meurt le [1].

Œuvres

modifier

En établissant des comparaisons linguistiques, il consolide l'idée de l'origine commune des Bretons et des Gallois en montrant qu'ils ont hérité d'une langue celtique, qu'il identifie comme étant le gaulois[4].

Une traduction anglaise faite par David Jones est parue à Londres en 1706[5]. Le grand spécialiste gallois des langues celtiques, Edward Lhuyd tentera, lors de son voyage d'études de 1701 en Bretagne, de le contacter par courrier. Il rapportera le livre de Pezron à Oxford,et le traduira, le manuscrit ayant été retrouvé[6].

L'Archælogia Britannica de Lhuyd ne paraît qu'en 1707, mais, dès 1701, il savait que Pezron était un spécialiste de la langue bretonne et, sans retenir ses thèses historiques, il peut, à la suite de George Buchanan[7].

Publications

modifier
  • Paul-Yves Pezron et Jacques Gaudin, Quaestio theologica, quae, sunt fontes Salvatoris ? Isaïs 12... Has theses... praeside... Jacobo Gaudin,... tueri conabitur F. Yvo Paulus Pezron,... die [ ] novembris, an. 1679. In collegio Sancti Bernardi pro minore ordinaria, (BNF 31097748, lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, L'Antiquité des tems rétablie et défendue contre les juifs et les nouveaux chronologistes (par le P. Paul Pezron), Paris : Vve E. Martin, Vve E. Martin, (BNF 34000682, lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, L'Antiquité des tems rétablie et défenduë . Contre les juifs & les nouveaux chronologistes., Amsterdam, Henry Desbordes, (BNF 39302940, lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, L'Antiquité des tems rétablie et défendue contre les Juifs et les nouveaux chronologistes..., Vve d'E. Martin, J. Boudot et E. Martin, (lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, Défense de l'antiquité des tems, où l'on soutient la tradition des Pères et des Églises, contre celle du Talmud, et où l'on fait voir la corruption de l'hébreu des Juifs, J. Boudot, (lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, Essay d'un commentaire littéral et historique sur les Prophètes, J. Boudot, (lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, Histoire évangélique (lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, L'Antiquité des tems rétablie et défendue contre les Juifs et les nouveaux chronologistes, P. Marchand et G. Martin, (lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, Antiquité de la nation, et de la langue des Celtes, autrement appellez Gaulois, Jean Boudot, (lire en ligne)
  • Paul-Yves Pezron, L'Antiquité des tems rétablie et défendue contre les Juifs et les nouveaux chronologistes, G. Martin, (lire en ligne)
  • Giovanni Domenico Musanti et Paul-Yves Pezron, Fax chronologica ad omnigenam historiam, sacram et profanam, ad orbe condito ad annum æræ christianæ M. DC. XCII . primitus accensa A. R. P. Joanne Dominico Musantio S. J. nunc verò auctior reddita à multis mendis purgata, & extensa ad annum Christi M. DCC. VII. Accessit canon chronologicus juxta LXX. interpretum, ecclesiarum orientalium et primitivorum patrum supputationem, typis J. Mayeri, (lire en ligne)

Notes et références

modifier
  1. Né en 1639 selon Michaud[1].

Références

modifier
  1. 1 2 3 Paul-Yves Pezron (1640-1706) sur data.bnf.fr
  2. Nécrologie de Dom Pezron in Journal de Trévoux, 1707, p. 1266, article 43 ; page 332 sur Gallica
  3. (en) « Chapter 3 : From a Death to a View : The Hunt for the Welsh Past in theRomantic Period », sur courses.ed.asu.edu (version du sur archive.org).
  4. Le fait qu'il soit né dans un lieu (Hennebont) où le breton était pratiquée et qu'il ait été moine dans un autre où il l'était aussi (à Billiers) est une explication évidente sur son intérêt pour les langues des Celtes.
  5. Selon abe.books.fr, un exemplaire ce livre a été vendu au prix, très élevé, de 5 582 € en mai 2010.
  6. Daniel Le Bris, « Les études linguistiques d'Edward Lhuyd en Bretagne en 1701 », La Bretagne linguistique, Université de Brest, no 14, .
  7. John Collis, dans l'article cité, montre que Buchanan distinguait les Écossais et les Irlandais comme d'origine celte et les Bretons insulaires et les Pictes, comme ... d'origine gauloise.

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Daniel Le Bris, « Les études linguistiques d’Edward Lhuyd en Bretagne en 1701 », La Bretagne linguistique, vol. 14, , p. 175–193 (ISSN 1270-2412 et 2727-9383, DOI 10.4000/lbl.3070, lire en ligne, consulté le )
  • Joseph Rio, « Celtisme et druidisme », Bulletin de la Société historique et archéologique du Pays de Lorient, no 34, 2008-2009.
  • Nathalie Vanwerkelhuyzen, L'étymologie totalitaire en France au dix-huitième siècle : modèle, discours et pratiques, Université de Liège, Groupe d'études du dix-huitième siècle.
  • (en) John Collis, « Celtic Myths », Antiquity, no 71, , p. 195-201 (lire en ligne).

Liens externes

modifier