Paul Boyrie
Paul Boyrie, né en 1906 à Saint-Gaudens et mort le à Tarbes, est un homme politique français. Maire de Tarbes pendant dix-huit ans, de 1959 à sa mort en 1977, il est l'initiateur de nombreux équipements de la ville. Le centre nautique de Tarbes porte son nom.
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Biographie
modifierJeunesse et débuts municipaux
modifierNé à Saint-Gaudens en 1906, Paul Boyrie arrive à Tarbes, où il fait ses études au lycée Théophile-Gautier. Par son mariage, il entre dans la vieille famille de tanneurs Sabathé, installée au quartier du Martinet[1].
Il entre très jeune dans la municipalité de Maurice Trélut, dès 1935[1].
Maire de Tarbes (1959-1977)
modifierAux élections municipales de mars 1959, il conduit une liste étiquetée Indépendants et paysans, qui l'emporte face au maire socialiste sortant, Marcel Billières, battu par la bonne tenue du Parti communiste et la poussée de la droite[1],[2]. Il est élu maire le 22 mars 1959[3]. Il est confortablement réélu en 1965 (58,4 %) et en 1971 (55,2 %)[2]. Étiqueté RI dans les listes des maires, il s'appuie sur son premier adjoint, le docteur Paul Thillard, gaulliste et présenté par l'historien Christian Crabot comme son « éminence grise »[1].
Il meurt d'une crise cardiaque le 5 février 1977, au moment où il se lançait dans la campagne des élections municipales de mars, qu'il abordait pour un quatrième mandat[1]. Son décès sème la confusion dans la majorité sortante[2]. Selon Gérard Trémège, qui figurait sur sa liste, l'éclatement de celle-ci favorise l'élection de Paul Chastellain[1].
Il repose au cimetière Saint-Jean de Tarbes.
Réalisations
modifierLes dix-huit ans de mandat de Paul Boyrie sont marqués par de grands travaux d'urbanisme et d'équipements[1] :
- logements sociaux de Laubadère, Solazur et des Violettes ;
- boulevards et pont Saint-Frai ;
- marché-parking de Brauhauban, au prix de la démolition de l'ancienne halle Baltard, choix contesté ;
- début du pôle universitaire (École nationale d'ingénieurs, école d'infirmières, cité universitaire, IUT) ;
- collèges Paul-Éluard et Pyrénées ; écoles Henri-IV, Vignemale et Charles-Perrault ;
- foyer-logement pour personnes âgées, bibliothèque (aujourd'hui médiathèque), hôpital de la Gespe, stade Maurice-Trélut ;
- centre nautique, qui reçoit son nom.
Sa période est aussi marquée par de grandes manifestations populaires : la victoire de Tarbes à l'émission Intervilles en 1963 et le titre de champion de France de rugby en 1973[1]. Il signe les jumelages de Tarbes avec Altenkirchen (Allemagne) et Huesca (Espagne) ; son fils épouse à cette occasion la fille de l'alcalde de Huesca[1].
Hommages et postérité
modifierLe centre nautique de Tarbes, avenue d'Altenkirchen, porte le nom de Paul Boyrie ; avec son bassin olympique de 50 m, il accueille des compétitions de niveau national[4]. En 2017, quarante ans après sa mort, le maire de Tarbes Gérard Trémège dépose une gerbe sur sa tombe pour lui rendre hommage[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 [à compléter], « Il y a quarante ans, Paul Boyrie décédait », [à compléter], , citant Christian Crabot et Jacques Longué, Hommes et femmes célèbres des Hautes-Pyrénées, éditions Bonneton.
- 1 2 3 Tarbes – Politique et administration.
- ↑ « Liste des maires de Tarbes depuis 1780 », sur tarbes.fr, Ville de Tarbes (consulté le ).
- ↑ « Le Centre nautique Paul Boyrie », sur agglo-tlp.fr, Communauté d'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées (consulté le ).