Paul Leblois
Paul Leblois né le à Strasbourg et mort le à Paris au Val-de-Grâce, est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur.
| Paul Leblois | ||
| Naissance | Strasbourg |
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| Décès | (à 73 ans) Paris |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général | |
| Années de service | – 1917 | |
| Commandement | 2e division d'infanterie coloniale 57e division d'infanterie (France) Armée française d'Orient |
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| Conflits | Première Guerre mondiale | |
| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur[1] | |
| Famille | Georges-Louis Leblois (père) Louis Leblois (frère) Louise-Amélie Leblois (sœur) |
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Il s'illustre particulièrement d' à au commandement de l'Armée française d'Orient, notamment lors de la prise de Monastir en Serbie en .
Biographie
modifierFamille
modifierPaul Leblois nait le à Strasbourg. Il est le fils du pasteur protestant libéral Georges-Louis Leblois et le frère de l'avocat Louis Leblois, grande figure de l'affaire Dreyfus. Il est également le frère de Louise-Amélie Leblois, première française à obtenir en 1888 le grade de docteur ès-sciences à Paris.
Officier des troupes coloniales en Indochine
modifierIl sert comme officier dans les troupes coloniales en Indochine au cours de plusieurs séjours (1891-1894, 1899-1901, 1905-1907).
En 1909, il est promu au grade de général de brigade et nommé au conseil consultatif des colonies la même année puis nommé commandant de la défense de la place Saïgon-Cap Saint-Jacques en [2].
Première Guerre mondiale
modifierEn 1913, il commande la 5e brigade d'infanterie coloniale à Paris. Il est promu général de division en et inspecteur colonial en 1914.
Front de France
modifierLe général Leblois débute la guerre contre l'Allemagne en 1914 comme commandant de la 2e division d'infanterie coloniale. À Jamoigne en Belgique, elle arrête net l'avance allemande et participe aux combats victorieux de la Marne. Du 5 au , la division Leblois remporte une série ininterrompue de succès : le 15, elle s'empare de la main de Massiges et des hauteurs à l'est de Beauséjour. Le , les Allemands perdent 400 prisonniers et leur drapeau. Le général est cité à l'ordre de l'armée « pour ses hautes qualités militaires, l'énergie, la bravoure qu'il n'a cessé de montrer dans l'exercice de son commandement ». La division Leblois obtient des succès substantiels dans l'offensive de . Son chef est promu commandeur de la Légion d'honneur. Il est pourtant relevé de son commandement sans explication en et reste en disponibilité pendant huit mois.

Front d'Orient
modifierIl sert ensuite dans l'Armée d'Orient d' à . Arrivé à Salonique à la tête de la 57e division d'infanterie, il se porte en avant de Demir-Kapou, mais la défaite serbe l'oblige à se replier et il ramène ses 36 000 hommes sans perte aucune[réf. nécessaire] par l'unique route du Vardar. Il est cité à l'ordre de l'armée d'Orient le . De à début 1916, la division Leblois travaille à l'établissement du camp retranché de Salonique. En , le général Leblois prend avec deux régiments la ville de Florina, solidement occupée par les Bulgares. En , nommé commandant en chef de l'Armée française d'Orient (AFO), il emporte les lignes fortifiées de Kénali et ses troupes entrent dans Monastir. À l'occasion de la victoire de Monastir, le général reçoit du prince de Serbie la grande croix de l'aigle blanc avec glaives.
Remplacé à la tête de l'Armée d'Orient par le général Grossetti au début de 1917, il est nommé président du Comité consultatif de la défense des colonies en et est appelé en au haut-commandement des troupes françaises en Indochine.
Dernières années
modifierLe général Leblois est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le .
Il repose au cimetière communal de Bondy (Seine-Saint-Denis)
Décorations
modifierFrançaises
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Grand-croix de la Légion d'honneur (décret du )
Grand officier de la Légion d'honneur (décret du )
Commandeur de la Légion d'honneur (décret du )
Officier de la Légion d'honneur (décret du )
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du )
Croix de guerre - (4 citations)
Médaille commémorative de Madagascar (agrafe Madagascar)
Étrangères
modifierGrades
modifier- Sous-lieutenant le
- Lieutenant le
- Capitaine le
- Chef de bataillon le
- Lieutenant-colonel le
- Colonel le
- Général de brigade le
- Général de division le
Notes et références
modifier- ↑ « Cote LH/222/36 », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ Questions diplomatiques et coloniales, volume 30, 1910, p. 326. En ligne
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Alphonse Halter, « Paul Adolph Leblois », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 23, p. 2266
- Jean Volff et Nicolas Stoskopf, « Leblois, Paul Adolphe », dans Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, t. 3 H-L, Paris, Les Éditions de Paris / Max Chaleil, (ISBN 9782846213332), p. 672
