Paul Lohéac

médecin et chirurgien français

Paul Lohéac est un médecin et chirurgien français, né le à Gourin et mort le à Gourin.

Paul Lohéac
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
GourinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
André Lohéac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Francis Lohéac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jean Monnier (d) (beau-frère)
Blanche Lohéac-Ammoun (belle-sœur)
Constantin Hagondokoff (d) (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université catholique de Lille
Faculté de médecine de Lille (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Lieux de détention
Camp de Royallieu (jusqu'en ), Neuengamme (à partir de ), Stalag X-B (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

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Paul Édouard Marie Lohéac est le fils de Joseph Aimé Paul Marie Lohéac, docteur en médecine, et de Cécile Marie Roger. Il suit ses études à la faculté de médecine de Lille, dont il sort docteur en 1928. Interne des hôpitaux de Lille, chef de clinique de la Faculté catholique de Lille, il crée la clinique chirurgicale Saint-Anne dans sa ville natale de Gourin en 1937[1].

En , le résistant Jean-Louis Scotet (dit Job la Mitraille), gendarme qui avait rejoint les Francs-tireurs et partisans, chef du maquis des Montagnes-Noires, est grièvement blessé. Le , il l'opère clandestinement dans sa clinique de Gourin[2].

Lohéac est arrêté pour soins clandestins aux maquisards le et, après avoir été envoyé à Quimper puis à Rennes et au camp de Compiègne, est transféré au camp de concentration de Neuengamme le . Le matricule 39936 lui est attribué à son arrivée[3]. Durant cette période d'emprisonnement, il est envoyé dans plusieurs kommandos d'Hambourg, avant de devenir médecin dans la prison centrale de Hambourg puis dans le kommando Spaldingstrasse. Gravement atteint par le typhus, il finit à Sandbostel, jusqu'à la libération par les troupes britanniques en 1945.

Après sa libération, il rentre à Gourin, reprenant la direction de sa clinique. À sa retraite, laissant la direction à son fils le Dr René Lohéac, il part en mission humanitaire au Burkina Faso[4].

Il est président de l'association sportive Jeanne d'Arc et le président-fondateur du syndicat d'initiative de Gourin[5].

Travaux

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  • Les tumeurs des capsules surrénales (1928)
  • Un médecin français en déportation, Neuengamme et kommandos (1949 - Prix littéraire de la Résistance 1991)
  • Cinq semaines de chirurgie en Haute-Volta. Notes sur un séjour Africain (1977)

Distinctions

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Hommages

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  • Espace Paul-Lohéac, Gourin
  • Rue Paul-Lohéac, Gourin

Notes et références

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Bibliographie

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  • Un médecin français en déportation : Neuengamme et kommandos (préface de Pasteur Vallery-Radot), 1949 . -
  • Jacques Gohier, Ronan Huon, Dictionnaire des écrivains d'aujourd'hui en Bretagne, 1984
  • Christian Bernadac, Les médecins de l'impossible : À l'intérieur des camps, ils ont fait des miracles, 1996
  • Christian Bernadac, Déportation, 1933-1945 : Les Medecins maudits, 1992

Liens externes

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