Paul Ver Eecke
Paul Ver Eecke, également Paul Louis ou Paul-Louis Ver Eecke (Menin, - Berchem (Anvers), ) est un ingénieur des mines et historien des mathématiques belge. Ses traductions en français des œuvres d’Archimède, de Pappus d'Alexandrie et de Théodose de Tripoli font toujours autorité.
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École des mines de Liège (d) Faculté des sciences de Paris |
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Notice biographique
modifierPaul Ver Eecke fait ses études à l'École des Mines de Liège (1888-1891). Après avoir exercé quelque année dans l'industrie privée, il rentre en 1994 à l'Administration du Travail nouvellement créée en Belgique en 1894, où il exerce comme inspecteur à Anvers, et se consacre à la prévention des accidents du travail, jusqu'à sa retraite en 1932[1],[2]. Pendant la Première Guerre mondiale il est démis de ses fonctions par l’occupant allemand, et meuble ses loisirs forcés en se consacrant à l'étude et à la traduction des mathématiciens grecs[1],[2]. Il poursuit cette activité jusqu'à la fin de sa vie, et reste comme l'auteur de nombreuses traductions des mathématiciens de l'Antiquité grecque[3].
Il préside de 1946 à 1950 le Comité Belge d'Histoire des Sciences (fondé en 1933 par Joseph Bidez)[réf. souhaitée].
Parmi ses principales traductions commentées :
- Œuvres complètes d’Archimède (1921) ;
- Les Coniques d'Apollonius de Perge (1923) ;
- Diophante d'Alexandrie : Les six livres d’arithmétique et le livre des nombres polygones (1926) ;
- Les Sphériques de Théodose de Tripoli (1927) ;
- Serenus d'Antinoë : Le Livre de la section du cylindre et le livre de la section du cône (1929) ;
- La Collection mathématique de Pappus d'Alexandrie (1933) ;
- Euclide (trad. Paul Ver Eecke), L'Optique et la Catoptrique : Œuvres traduites pour la première fois du grec en français, avec une introduction et des notes, Blanchard, (1re éd. 1938) ;
- Proclus de Lycie (trad. Paul Ver Eecke), Les Commentaires sur le premier livre des Éléments d'Euclide : traduits pour la première fois du grec en français, avec une introduction et des notes, ;
- Léonard de Pise : Livre des nombres carrés (1952) ;
- Archimède, Eutocius d'Ascalon et Paul Ver Eecke (traduction, introduction, commentaires), Les œuvres complètes d'Archimède suivies des commentaires d'Eutocius d'Ascalon : traduits du grec en français, avec une introduction et des notes, Librairie scientifique et technique Albert Blanchard, , LX-763 p., en 2 volumes, reprise augmentée de l'édition de 1921[4].
Bibliographie
modifier- (en) Joseph Dauben et Christoph Scriba, Writing the History of Mathematics, Birkhäuser, , p. 553 ;
- Lucien Godeaux, « Eecke (Paul-Louis Ver) », dans Biographie nationale, vol. 37, , 137–138 p. (lire en ligne)
- Jean Itard, « Paul Ver Eecke (1867-1959) », Revue d'histoire des sciences, vol. 13, no 2, , p. 141-143 (lire en ligne) ;
- Jean Pelseneer, « Paul Ver Eecke », Osiris, vol. 8, , p. 4-11 (JSTOR 301520) ;
- René Taton, « Ver Eecke (Paul). Les œuvres complètes d'Archimède suivies des Commentaires d'Eutocius d'Ascalon [compte-rendu] », Revue d'histoire des sciences, vol. 17, no 1, , p. 65-67 (lire en ligne) ;
- Johann Christian Poggendorff (trad. de l'allemand), Vocabulaire biographique et bibliographique pour l'histoire des sciences exactes [« Biographisch-Literarisches Handwörterbuch der exakten Naturwissenschaften »], Berlin, Akademie-Verlag (ISBN 978-3527401413), « Ver Eecke ».
Notes
modifier- 1 2 Itard 1960, p. 141.
- 1 2 Pelseneer 1948, p. 7.
- ↑ Itard 1960, p. 142.
- ↑ Taton 1964.