Paul Vidal
Paul Vidal, né le à Toulouse et mort le à Paris 9e, est un compositeur français.
| Président Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique |
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(à 67 ans) Rue Ballu (9e arrondissement de Paris) |
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Paul Antonin Vidal |
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Joseph Vidal (en) (frère) |
| A travaillé pour |
Conservatoire de Paris (à partir de ) |
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Prix de Rome () Liste détaillée Prix de Rome () Pensionnaire de la Villa Médicis (d) (- Chevalier de la Légion d'honneur () Officier de la Légion d'honneur () |
Biographie
modifierPaul Vidal fait ses études au conservatoire de Toulouse, puis au Conservatoire de Paris comme élève d'Antonin Marmontel pour le piano et d'Émile Durand pour l'harmonie[1]. Il obtient un 1er prix d'harmonie en , et deux ans plus tard, un 1er prix de contrepoint et fugue. Il est 1er grand Prix de Rome en avec la cantate Le Gladiateur. Il est à l'Opéra sous-chef des chœurs en , directeur du chant en , chef d'orchestre en . Il est directeur de la musique à l'Opéra-Comique de à . Depuis , il enseigne par ailleurs au Conservatoire de Paris le solfège, l'accompagnement et la composition. Il est cofondateur avec Georges Marty des concerts de l'Opéra (-). Il est également connu pour ses exercices d'harmonie pour le piano, le Recueil de basses et chants donnés, instrument pédagogique préféré de son élève Nadia Boulanger.
Parmi ses élèves en classe de composition, figurent Michał Kondracki, Lili Boulanger, Marguerite Canal, Jean Doyen, Albert Wolff, Eugène Bigot, Jacques de La Presle, André Fleury, Joseph Noyon, Raymond Loucheur et Rudolph Dunbar.
Vidal laisse des mélodies, des motets, des mystères, des cantates, des opéras (Guernica, ), (Burgonde, ), (Ramsès, ), une opérette (Éros, ), des ballets (La Maladetta, ), (L'Impératrice, ), des musiques de scène (Ramsès de Joseph de Pesquidoux, Grand théâtre égyptien de l'Exposition universelle, 1900), des pantomimes ainsi que des écrits didactiques. Paul Vidal a également orchestré la partition de La Vivandière de Benjamin Godard, que celui-ci a laissé inachevée à sa mort survenue en 1895 à Cannes.
En particulier, il participe aux festivités organisées par Emile Pouvillon et Henry Lapauze, lors de l'érection d'un monument en l'honneur de Léon Cladel : il dirige lui-même l'exécution d'une cantate sur des vers néo-romans d'Auguste Quercy (d), intitulés lou Metjoun, qu'il avait écrite tout spécialement pour l'événement[2].
Dans les années 1930, son nom est donné à la place Saint-Georges, à Toulouse. Finalement, en 1941, la place reprend son premier nom, tandis que l'ancienne rue Saint-Georges reçoit celui de rue Paul-Vidal[3]. Deux autres musiciens toulousains sont ainsi mis à l'honneur dans le prolongement de la rue Paul-Vidal : Louis Deffès et Paul Mériel.
Il est inhumé à Paris au cimetière des Batignolles (26e division). Après sa mort, c'est Henri Büsser qui est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris en remplacement de Paul Vidal[4].
Son frère Joseph Vidal (en), également chef d'orchestre et compositeur, a composé des opérettes.
Bibliographie
modifier- Marc Honegger, Dictionnaire de la musique, Bordas, 1986
- Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionary of Musicians »], t. 3 : P-Z, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-07778-4), p. 4408.
- Joël-Marie Fauquet (direction) (préf. Joël-Marie Fauquet), Dictionnaire de la Musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, , 1405 p. (ISBN 2-213-59316-7).
- Maurice Ravel, L'intégrale : Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens : édition établie, présentée et annotée par Manuel Cornejo, Paris, Le Passeur Éditeur, , 1769 p. (ISBN 978-2-36890-577-7 et 2-36890-577-4, BNF 45607052).
- Maurice Ravel, Correspondance, écrits et entretiens : édition établie, présentée et annotée par Manuel Cornejo, Paris, Gallimard, coll. « Tel », , 2934 p. (ISBN 9782073111111, BNF 47682301) Contient 1 correspondance de Ravel à Vidal (1910).
Références
modifier- ↑ Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Les Hommes et leurs œuvres, t. 2. L-Z, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 1152
- ↑ « M. Paul Vidal », Le Temps, Paris, vol. 65, no 12007, , p. 4 (ISSN 2711-6670, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Germaine Chaumel, Claude Llabres et Louis Destrem, Toulouse en noir et blanc : les années de guerre 1939-1944, Milan, , 157 p. (OCLC 231663251, lire en ligne), p. 84.
- ↑ « Au conservatoire », Le Ménestrel, Paris, Heugel, vol. 93, t. 2, no 24, , p. 263 (ISSN 2391-3096, lire en ligne sur Gallica).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :