Maladie du bec et des plumes
La maladie du bec et des plumes, ou PBFD pour Psittacine Beak and Feather Disease, est une maladie particulièrement contagieuse qui touche les psittacidés. Elle est provoquée par un virus appartenant aux Circovirus.
| Causes | Infection |
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Histoire
modifierÉtiologie
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Le PBFD est causé par l'infection d'un circovirus[1], virus non enveloppé, stable dans l'environnement, ce qui le rend particulièrement contagieux[2].
Une souche touchant exclusivement les loriquets, le PsCV-2, est moins pathogène ; les loriquets atteints peuvent en guérir[3].
Épidémiologie
modifierEspèces
modifierLes espèces les plus sensibles au PBFD appartiennent principalement aux Psitaccidés, qui rassemblent sont les cacatoès, les inséparables, les éclectus, les gris du Gabon, et les calopsittes[2]. Des cas cliniques sont également décrits chez des Aras, des Amazones et des Conures Jandaya[3].
La maladie est endémique en Australie, d'où elle est originaire, que ce soit dans les populations sauvages ou les populations de psitaccidés captifs[2],[4]. Elle s'est propagée à travers le monde par le commerce d'oiseaux, atteignant tous les continents[1].
Transmission
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La PBFD est une maladie très contagieuse[1]. La transmission du virus peut s'opérer par contact entre des oiseaux, ou par l'intermédiaire de l'environnement[1]. Les particules virales sont excrétées dans la poudre de plumes, les selles et les autres sécrétions corporelles pour être ensuite inhalé ou ingéré par un oiseau sain[2],[5]. Le virus peut également être transmis verticalement par les parents à leur progéniture[1]. Le virus est très stable dans l'environnement, où il se dépose sur le matériel employé (cage, litière, perchoirs...). Il résiste également à de nombreux désinfectants[3].
Les animaux infectés par le virus qui n'expriment pas encore les signes cliniques peuvent déjà excréter le virus et contaminer d'autres individus[2],[5],[3].
Pathophysiologie
modifierSignes cliniques
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Les oiseaux atteints peuvent rester indemnes de signes cliniques pendant plusieurs années[2].
La forme aigue concerne davantage les jeunes oiseaux, et se développe rapidement, menant à la mort de l'oiseau en une à deux semaines[5].

Dans le cas de la forme chronique, lorsque la maladie se déclare, elle se caractérise par des atteintes du plumage (plumes ternes et malformées, pertes de plumes, formation de plumes de sang), des anomalies du bec (déformation, nécrose...) ainsi qu'une pousse excessive des griffes. Les animaux présentent également une baisse de l'immunité[1],[2],[5]. Les individus atteints peuvent progressivement développer une alopécie des plumes[2].
Diagnostic
modifierPronostic
modifierLa majorité des individus atteints meurent dans les deux ans suivant le diagnostic[5].
Prise en charge
modifierIl n'existe pas de traitement spécifique[1]. La prise en charge consiste à assurer une qualité de vie suffisante à l'oiseau à travers une nutrition adéquate, un environnement adapté (température), la limitation des facteurs de stress et des mesures d'hygiène rigoureuses afin de limiter les maladies secondaires et favoriser l'immunité[1].
Des traitements expérimentaux, à base de molécules antivirales, de molécules immunomodulatrices ou de stimulation du système hématopoïétiques sont étudiés[1].
Prévention
modifierIl n'existe pas de vaccin[5].
La prévention consiste à éviter la contamination et la propagation à travers des mesures d'hygiène rigoureuses et l'isolement des oiseaux atteints ou dont le statut viral est inconnu (quarantaine)[1]. Ainsi, avant toute introduction d'un nouvel individu dans un nouveau groupe, il est nécessaire de placer l'oiseau en quarantaine pendant 30 à 45 jours, au cours de laquelle l'oiseau est physiquement isolé des autres individus sains et doit être testé à plusieurs reprises pour le PBFD[1].
Le matériel utilisé (vêtements, cages, gamelles, perchoirs, matériel de nourrissage et d'hygiène) doit être réservé à l'oiseau. Des désinfectants à base de peroxyde d'hydrogène (Virkon) ou d'ammonium quaternaire doivent être employés pour la désinfection des surfaces sur lesquelles des fientes ou de la poussières de plume contaminées peuvent se déposer. Les mains doivent être soigneusement lavées avant et après la manipulation de l'oiseau[1].
Un dépistage régulier et la surveillance d'anomalies du plumage sont recommandés aux détenteurs afin de prendre en charge rapidement l'oiseau atteint si la maladie se déclare[1]. Un bon système immunitaire est un facteur de protection[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 (en) Eun Gu Kang, Jang-Hee Han, Yong Ju Shim et Do Na Lee, « Psittacine Beak and Feather Disease: Global Spread, International Trade, and Conservation Challenges », Animals, vol. 15, no 20, , p. 2947 (ISSN 2076-2615, PMID 41153875, PMCID 12560886, DOI 10.3390/ani15202947, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Keith A. Hnilica, Small Animal Dermatology, , 633 p. (ISBN 978-0-323-37651-8), p. 507
- 1 2 3 4 5 Greenacre, C. B. (2005). Viral diseases of companion birds. The Veterinary Clinics of North America. Exotic Animal Practice, 8(1), 85.
- ↑ (en) Department of Climate Change, Energy, the Environment and Water - Gouvernement australien, « Psittacine beak and feather disease »,
- 1 2 3 4 5 6 7 Guide pratique de médecine interne: chien, chat et NAC, Éditions Med'com, (ISBN 978-2-35403-320-0), p. 829-830