Pedro González de Lara

Pedro González de Lara est un noble castillan de la maison de Lara mort le à Bayonne.

Pedro González de Lara
Souverains Alphonse VI
Urraque Ire
Alphonse VII
Alphonse Ier
Biographie
Dynastie maison de Lara
Décès
Bayonne
Père Gonzalo Núñez de Lara (es)
Mère Goto Núñez
Conjoint Ava
Enfants Manrique Pérez de Lara
Nuño Pérez de Lara (es)
Elvira Pérez de Lara (es)

Image illustrative de l’article Pedro González de Lara

Biographie

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Origines

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Pedro González est le fils de Gonzalo Núñez de Lara (es) et de son épouse Goto Núñez. Son père est le plus ancien membre connu de la famille de Lara. Il est apparenté au comte Gonzalo Salvadórez (es), qui détient également des terres dans la région de Lara (es). Gonzalo Núñez est également le père du comte Rodrigo González (es) et de Maria, dame des Cameros par son mariage avec Íñigo Jiménez (es)[1].

Pedro González sert le roi Alphonse VI comme porte-étendard (alférez) entre 1088 et 1091[2],[1]. Sur les chartes royales de la fin de cette période, son nom figure juste après celui des comtes du royaume[3]. Gómez González le remplace au début de l'année 1092 ; une charte de qui mentionne le « comte Pedro, alférez » est presque certainement une forgerie dans la mesure où le poste est alors occupé par Gómez González et où Pedro González n'est jamais décrit comme comte avant 1107[4].

Croisé ?

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En 1095, le comte de Toulouse Raymond de Saint-Gilles, qui a épousé une fille illégitime d'Alphonse VI, Elvire, décide de prendre part à la première croisade. Il est notamment accompagné d'un groupe de chevaliers espagnols[3] parmi lesquels figure peut-être Pedro González. C'est vers cette période que celui-ci disparaît des sources léonaises pour n'y réapparaître que le à Burgos, quelques mois après la mort de Raymond. Le pape Pascal II ordonne à trois reprises aux Espagnols partis en croisade de rentrer chez eux, en 1100, 1105 et 1109 ; si Pedro González en fait partie, il pourrait avoir répondu au second de ces trois appels en accompagnant Elvire sur le chemin du retour[5].

Aucune participation espagnole à la première croisade n'est attestée dans les documents d'époque, mais une chronique de la fin du XIIIe siècle, la Gran conquista de Ultramar (es), mentionne la présence d'une compagnie de chevaliers espagnols menée par un certain « Pedro González el Romero » natif de Castille dans la garde du comte de Toulouse au siège de Nicée[6]. Cette chronique rapporte aussi que ce Pedro González aurait sauvé la vie du comte Robert II de Flandre pendant le siège d'Antioche en perçant d'un coup de lance un soldat turc[6]. Il est possible que l'auteur de cette chronique ait amalgamé un Pedro González avec le Petrum de Castillione mentionné dans la Gesta Francorum et aliorum Hierosolimitanorum et que l'incident d'Antioche soit aussi une confusion avec la vision de la Sainte Lance de Pierre Barthélemy[5].

Comte de Lara

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La péninsule ibérique en 1115.

Pedro González porte le titre de « comte » dans un document du [7],[8] et détient la tenure de Medina del Campo en . Il reçoit également Peñafiel (1113), Palencia (1122), Torremormojón (1124) et Portillo (1125). Sous Alphonse VII, il gouverne Dueñas et Tariego entre 1127 et 1128[2].

En 1110, le principal rival de Pedro González, Gómez González, est tué à la bataille de Candespina. Pedro devient alors l'amant de la reine Urraque Ier et l'un des personnages les plus influents du royaume, bien que sa relation avec la reine scandalise une grande partie de la noblesse[9].

En 1125, Pedro González offre Uranave et Rando à l'abbaye Saint-Dominique de Silos en échange des propriétés des monastères d'Arlanza et Tordueles. Il accorde un fuero à la ville de Tardajos en 1127 aux côtés de sa mère Ava et à la ville de Jaramillo Quemado l'année suivante, signant Petrus Gonçalvis gratia Dei, Larensis comes. En février 1129, c'est en tant que Petro comite su ipso in Lara qu'il confirme un document de l'abbaye de Sahagún, ce qui pourrait constituer une tentative infructueuse d'être reconnu comme seigneur plutôt que tenancier de Lara[10]. Il est mentionné pour la dernière fois comme administrateur de Lara le .

Révolte, exil et mort

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À l'avènement d'Alphonse VII, en , plusieurs forteresses du León se révoltent à l'instigation de nobles qui préfèrent être gouvernés par Pedro González et son frère Rodrigo, probablement au nom du fils illégitime que Pedro a eu avec la reine Urraque[11]. Ils finissent par se soumettre et les frères González rendent hommage au nouveau roi.

Pedro et Rodrigo González entrent en révolte ouverte contre Alphonse en 1130, espérant bénéficier du soutien du roi d'Aragon Alphonse Ier. Avec son gendre Bertrand de Risnel (es), Pedro s'empare de la ville de Palencia, tandis que Rodrigo se soulève dans les Asturies et leur neveu Jimeno Íñiguez (es) à Coyanza[12]. Pedro Díaz de Valle, père de Gontrodo Pérez (es), se rebelle également, mais tous ces soulèvements sont écrasés par les comtes Osorio (es) et Rodrigo Martínez. Le roi reprend le contrôle de Palencia au mois de juin et fait arrêter Pedro et Bertrand. Leurs fiefs sont confisqués et ils sont exilés.

Pedro González entre alors au service du roi d'Aragon. Pendant le siège de Bayonne (es), il défie en joute équestre le comte de Toulouse Alphonse Jourdain, fils et successeur de Raymond de Saint-Gilles. Frappé, il tombe à bas de cheval, se casse le bras et meurt quelques jours après. Son décès est enregistré dans un obituaire de la cathédrale Sainte-Marie de Burgos en date du [13].

Mariage et descendance

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Pedro González se marie vers 1109 avec Eva ou Ava, veuve du comte de Nájera García Ordóñez (es) tué en 1108 à la bataille d'Uclès. Longtemps considérée par les historiens comme une fille du comte Pedro Froilaz (es), cette Eva est plus probablement originaire du nord des Pyrénées[14],[1]. Elle a plusieurs enfants avec Pedro González :

Pedro González a également au moins deux enfants illégitimes avec la reine Urraque Ire :

Références

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Bibliographie

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  • (en) Simon Barton, The Aristocracy in Twelfth-century León and Castile, New York, Cambridge University Press, (ISBN 978-0521-4972-75).
  • (es) Simon R. Doubleday, Los Lara : Nobleza y monarquía en la España Medieval, Madrid, Turner Publicaciones, (ISBN 84-7506-650-X).
  • (es) Carlos Estepa Díez, « Frontera, nobleza y señoríos en Castilla : el señorío de Molina (siglos XII-XIII) », Studia histórica. Historia medieval, vol. 24,‎ , p. 15-86 (ISSN 0213-2060, lire en ligne).
  • (es) Antonio Sánchez de Mora, La nobleza castellana en la plena Edad Media : el linaje de Lara, Séville, Universidad de Sevilla, (lire en ligne)
  • (en) Margarita Cecilia Torres Sevilla-Quiñones de León, « Cruzados y peregrinos leoneses y castellanos en Tierra Santa (siglos XI-XII) », Medievalismo: Boletín de la Sociedad Española de Estudios Medievales, vol. 9,‎ , p. 63-82 (ISSN 1131-8155, lire en ligne).

Liens externes

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