Francolin à gorge blanche

espèce d'oiseau
(Redirigé depuis Peliperdix albogularis)

Campocolinus albogularis

Campocolinus albogularis
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Francolin à gorge blanche au Cameroun.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Campocolinus

Espèce

Campocolinus albogularis
(Hartlaub, 1854)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin à gorge blanche (Campocolinus albogularis, anciennement Peliperdix albogularis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition

modifier

Cet oiseau vit dans l'est du Sénégal, au nord-est de la Guinée, au sud-ouest du Mali, au nord de la Côte d'Ivoire et du Ghana, au Burkina Faso, au Bénin, au Nigeria et dans l'extrême nord du Cameroun. Une population isolée est présente dans le sud-est du Zaïre (monts Marungu et parc national de l'Upemba) et une autre dans l’est de l’Angola (est de Moxico) débordant légèrement dans l’ouest de la Zambie (Balovale)[1].

Sous-espèces

modifier

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], le Francolin à gorge blanche est représenté par 3 sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • Campocolinus albogularis albogularis (Hartlaub, 1854) — du Sénégal et de la Gambie à la Côte d'Ivoire ;
  • Campocolinus albogularis buckleyi (Ogilvie-Grant, 1892) — nord-est de la Guinée, sud-ouest du Mali, nord de la Côte d’Ivoire et du Ghana, Burkina Faso, Bénin, Nigeria et extrême nord du Cameroun.
  • Campocolinus albogularis dewittei (Chapin, 1937) — sud-est de la république démocratique du Congo, est de l’Angola et nord-ouest de la Zambie.

La sous-population gambagae est compris avec la sous-espèce C. a. buckleyi. La sous-population meinertzhageni est comprise avec la sous-espèce C. a. dewittei.

Habitat

modifier

Le Francolin à gorge blanche affectionne la savane ouverte et vallonnée ainsi que les flancs des collines parsemés de broussailles, privilégiant des milieux dégradés par l’homme comme les zones récemment brûlées, les cultures abandonnées et les sentiers dans la prairie herbeuse [3],[4].

Alimentation

modifier

Son régime alimentaire est similaire à celui des autres francolins avec toute une gamme d’invertébrés, criquets, termites et autres insectes, ainsi que des graines et des parties de plantes herbacées [5].

Ce francolin évolue généralement par couples ou par petits groupes dans les prairies ouvertes. Timide et prudent, il est très difficile à repérer mais, s’il est levé, il vole de façon puissante avec des battements d’ailes tremblants et en étendant le cou. Il répugne cependant à s’envoler, préférant généralement s’enfuir en se faufilant dans les herbes. Il se nourrit à découvert sur le sol nu, dans d’anciennes cultures ou sur les bords des chemins et passe la nuit sur le sol, d’où il émet également ses vocalises[4].

Le cri d’avertissement est un ter-ink-inkity-ink aigu et strident, débité sur un rythme plus rapide que celui du Francolin coqui (Campocolinus coqui). Un autre appel consiste en un ter-ink, ter-ink bi-syllabique rappelant aussi les notes du Francolin coqui en plus rapide (Urban et al. 1986). Il existe d’autres notes plus distinctives, davantage sifflées et plus perçantes comme che-cheer-che, che-cheer-che et kili-kili-kili[4].

Nidification

modifier

Le Francolin à gorge blanche est probablement monogame. Le nid est une simple dépression grattée sur le sol, recouverte d’herbes et de feuilles. La ponte a lieu en septembre-octobre en Sénégambie, en juin au Nigeria et entre octobre et décembre au Zaïre, généralement à la fin de la saison sèche et au début de la saison des pluies, bien que des observations aient été rapportées vers la fin de la saison humide dans l’est du Sénégal[4].

L’espèce est qualifiée de locale et peu commune à travers son aire de distribution, mais nettement plus abondante dans le centre du Sénégal et du Nigeria. Elle est très rare en périphérie de son aire et ses deux populations isolées sont considérées comme « à risque »[4].

Références

modifier

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).

Liens externes

modifier