Francolin de Latham
Peliperdix lathami
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
Le Francolin de Latham (Peliperdix lathami) est une espèce d'oiseaux galliformes de la famille des Phasianidae. Elle est l'unique représentante du genre Peliperdix.
Répartition
modifierCet oiseau est présent au Sierra Leone, au Libéria, dans le sud de la Côte d’Ivoire, dans le sud du Ghana, dans le sud du Nigéria, dans le sud-ouest du Cameroun, en république démocratique du Congo, en Guinée équatoriale, au Gabon, dans le sud-ouest du Congo et dans l'extrême nord-ouest de l’Angola[1].
Sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], le Francolin de Latham est représenté par 2 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Peliperdix lathami lathami Hartlaub, 1854 — de la Sierra Leone au nord-ouest de la république démocratique du Congo et à l'Angola ;
- Peliperdix lathami schubotzi Reichenow, 1854 — de l'ouest de la république démocratique du Congo au sud-ouest du Soudan, à l'ouest de l'Ouganda et nord-ouest de la Tanzanie.
Le mâle de P. l. schubotzi se distingue de la forme nominale par la joue et le sourcil plus blancs, la femelle les ayant fauves avec le dessous fauve lâchement perlé de blanchâtre.
Habitat
modifierLe Francolin de Latham est associé à la forêt primaire de basse altitude (jusqu’à 1 400 m en Ouganda), occasionnellement à la forêt secondaire dense, parfois même, comme en Sierra Leone, loin de la forêt primaire. Il occupe aussi la forêt galerie au Soudan et les fourrés côtiers au Ghana[3].
Alimentation
modifierIl consomme essentiellement des invertébrés (90%) composés de petits mollusques, des coléoptères, des termites Basidentitermes et des fourmis Psalidomyrmex avec une faible part de nourriture végétale (10%) constituée de fruits, dont ceux du palmier Elaeis sp., de graines, de pousses et de jeunes feuilles[4].
Mœurs
modifierC’est un francolin très timide et difficile à observer, gardant de très près le couvert végétal. Il évolue en couples ou en groupes familiaux dans le sous-bois de la forêt, se nourrissant sur les sentiers de la forêt notamment après la pluie. Il recherche sa nourriture en grattant la litière de feuilles. Il est particulièrement actif et bruyant la nuit, émettant ses vocalises du sol ou des arbres, où il juche probablement. En cas d’alarme, il s’enfuit en courant dans le sous-bois ou bien se fige sur place. Mais, devant l’intrus, il s’envole au dernier moment, à coups d’ailes tremblants et sur une très courte distance[5].
Voix
modifierLe cri d’avertissement est un coo de type tourterelle et répété trois fois ou un kwee, coo, coo fréquemment répété. On lui connaît aussi une série de sifflements aigus, uniformes et prolongés, ainsi qu’un cri flûté (Lippens & Wille 1976). Un gloussement de contact est émis lorsque des individus se déplacent en groupe dans la forêt[4].
Nidification
modifierLa reproduction varie selon les conditions locales mais semble liée à la saison sèche. Les périodes de ponte s’étendent en février et en décembre dans l’ouest du Cameroun, en décembre dans le sud du Cameroun, en décembre et en avril au Zaïre, en août en Ouganda. Des nids contenant des œufs ont été signalés en janvier-février en Sierra Leone et en février au Ghana. Les œufs sont pondus sur un revêtement de feuilles mortes placé entre les ailes d’un arbre à renforts. Une étude a montré un taux de succès d’éclosion de 80%[5].
Statut
modifierLe Francolin de Latham est difficile à observer, son plumage l’aidant à se confondre dans la végétation forestière. La destruction des forêts représente probablement la principale menace, à laquelle s’ajoute la pression de chasse et le braconnage. Les populations d’Ouganda et du Soudan sont certainement en déclin important en raison de la fragmentation de l’habitat[3].
Étymologie
modifierLe nom de l'espèce est un hommage à l'ornithologue anglais John Latham (1740–1837)[6].
Références
modifier- ↑ (en) « Forest Francolin Peliperdix lathami », sur BirdLife International.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
- 1 2 (Hennache et Ottani 2011)
- 1 2 (Urban, Fry et Keith 1986)
- 1 2 (Madge et McGowan 2002)
- ↑ (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 219.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
- (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
- Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
Liens externes
modifier- Oiseaux.net : Peliperdix lathami (+ répartition)
- (en) Congrès ornithologique international : Peliperdix lathami dans l'ordre Galliformes
- (en) UICN : espèce Peliperdix lathami (Hartlaub, 1854) (consulté le )
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Peliperdix lathami dans Galliformes
- (en) Tree of Life Web Project : Peliperdix lathami
- (fr + en) Avibase : Peliperdix lathami (+ répartition) (consulté le )