Francolin de Latham

oiseau
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Peliperdix lathami

Peliperdix lathami
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Francolin de Latham au Nigeria.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae

Genre

Peliperdix
(Bonaparte, 1856)

Espèce

Peliperdix lathami
(Hartlaub, 1854)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin de Latham (Peliperdix lathami) est une espèce d'oiseaux galliformes de la famille des Phasianidae. Elle est l'unique représentante du genre Peliperdix.

Répartition

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Un francolin de Latham naturalisé au Musée royal de l'Afrique centrale.

Cet oiseau est présent au Sierra Leone, au Libéria, dans le sud de la Côte d’Ivoire, dans le sud du Ghana, dans le sud du Nigéria, dans le sud-ouest du Cameroun, en république démocratique du Congo, en Guinée équatoriale, au Gabon, dans le sud-ouest du Congo et dans l'extrême nord-ouest de l’Angola[1].

Sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], le Francolin de Latham est représenté par 2 sous-espèces (ordre phylogénique) :

Le mâle de P. l. schubotzi se distingue de la forme nominale par la joue et le sourcil plus blancs, la femelle les ayant fauves avec le dessous fauve lâchement perlé de blanchâtre.

Habitat

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Le Francolin de Latham est associé à la forêt primaire de basse altitude (jusqu’à 1 400 m en Ouganda), occasionnellement à la forêt secondaire dense, parfois même, comme en Sierra Leone, loin de la forêt primaire. Il occupe aussi la forêt galerie au Soudan et les fourrés côtiers au Ghana[3].

Alimentation

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Il consomme essentiellement des invertébrés (90%) composés de petits mollusques, des coléoptères, des termites Basidentitermes et des fourmis Psalidomyrmex avec une faible part de nourriture végétale (10%) constituée de fruits, dont ceux du palmier Elaeis sp., de graines, de pousses et de jeunes feuilles[4].

C’est un francolin très timide et difficile à observer, gardant de très près le couvert végétal. Il évolue en couples ou en groupes familiaux dans le sous-bois de la forêt, se nourrissant sur les sentiers de la forêt notamment après la pluie. Il recherche sa nourriture en grattant la litière de feuilles. Il est particulièrement actif et bruyant la nuit, émettant ses vocalises du sol ou des arbres, où il juche probablement. En cas d’alarme, il s’enfuit en courant dans le sous-bois ou bien se fige sur place. Mais, devant l’intrus, il s’envole au dernier moment, à coups d’ailes tremblants et sur une très courte distance[5].

Le cri d’avertissement est un coo de type tourterelle et répété trois fois ou un kwee, coo, coo fréquemment répété. On lui connaît aussi une série de sifflements aigus, uniformes et prolongés, ainsi qu’un cri flûté (Lippens & Wille 1976). Un gloussement de contact est émis lorsque des individus se déplacent en groupe dans la forêt[4].

Nidification

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La reproduction varie selon les conditions locales mais semble liée à la saison sèche. Les périodes de ponte s’étendent en février et en décembre dans l’ouest du Cameroun, en décembre dans le sud du Cameroun, en décembre et en avril au Zaïre, en août en Ouganda. Des nids contenant des œufs ont été signalés en janvier-février en Sierra Leone et en février au Ghana. Les œufs sont pondus sur un revêtement de feuilles mortes placé entre les ailes d’un arbre à renforts. Une étude a montré un taux de succès d’éclosion de 80%[5].

Le Francolin de Latham est difficile à observer, son plumage l’aidant à se confondre dans la végétation forestière. La destruction des forêts représente probablement la principale menace, à laquelle s’ajoute la pression de chasse et le braconnage. Les populations d’Ouganda et du Soudan sont certainement en déclin important en raison de la fragmentation de l’habitat[3].

Étymologie

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Le nom de l'espèce est un hommage à l'ornithologue anglais John Latham (1740–1837)[6].

Références

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  1. (en) « Forest Francolin Peliperdix lathami », sur BirdLife International.
  2. Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  3. 1 2 (Hennache et Ottani 2011)
  4. 1 2 (Urban, Fry et Keith 1986)
  5. 1 2 (Madge et McGowan 2002)
  6. (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 219.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).

Liens externes

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