Perle de verre
L'artisanat de la perle de verre remonte aux civilisations antiques égyptienne et romaine. Ce type de verrerie se pratique notamment à Murano en Italie et en France, et cette pratique, française et italienne, intègre en 2020 la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
L'art de la perle de verre *
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| Pays * | |
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| Liste | Liste représentative |
| Année d’inscription | 2020 |
| * Descriptif officiel UNESCO | |
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Depuis l'invention du verre il y a plusieurs milliers d'années, les perles de verre font partie du quotidien des hommes et des femmes. On les retrouve dans la parure de leurs vêtements et dans certains éléments de la décoration de leurs bâtiments[1].
Pratique
modifierCette pratique était présente dans les civilisations égyptienne et romaine antiques, puis à Byzance[2]. La description de l'UNESCO mentionne la maîtrise du verre et du feu. Les murrhines[3] sont des assemblages de cannes de verre multicolores autour d'un noyau, les perles sont ensuite décorées[pas clair].
En Italie
modifierEn Italie, on distingue les perles a lume (chalumeau) des perles da canna (à partir d'une canne creuse)[4]. Parmi ces dernières se trouvent les perles de rosettes, inventées par la verrière Maria Barovier au XVe siècle. Cet artisanat est pratiqué à Murano, une île de Venise. Il date au moins du XIVe siècle, et les perles sont échangées contre des pierres précieuses, de l'or, du bois précieux, voire contre des esclaves et exportées. En 1291, les verreries doivent s'installer à Murano par mesure de sécurité (des incendies ayant été provoqués)[5],[2].
En France
modifierL’artisanat de la perle de verre en France *
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| Domaine | Savoir-faire |
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| Lieu d'inventaire | |
| * Descriptif officiel Ministère de la Culture (France) | |
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En France, les perles en verre plein doivent leur forme ronde à la rotation et la gravité du verre chaud. Elles sont réalisées au chalumeau. Les perles creuses sont fabriquées sur une broche ou en soufflant dans une canne creuse[4].
Le savoir-faire de l'artisanat de la perle de verre en France est inscrit à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2018[6].
Reconnaissance
modifierEn 2020, l'UNESCO ajoute la pratique de la perle de verre à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. La description mentionne la valeur culturelle de cet artisanat en Italie et en France, ainsi que le mode de transmission, formel (formations techniques) ou non[4]. Cette reconnaissance a lieu dans un contexte de pandémie de COVID qui nuit au tourisme à Venise. Le président de la Vénétie déclare donc espérer que cet ajout à la liste permettra une relance de cet artisanat. Le maire de Venise exprime sa fierté[5].
C'est le Comité pour la sauvegarde de l'art des perles de verre de Venise, conjointement avec l'association des Perliers d'art de France, qui est à l'origine de la candidature[2].
Histoire
modifierLes perles de verre ont fait l'objet d'un commerce international important, notamment au XVIIe siècle. Afin de satisfaire la demande des colons et des marchands qui commercent en Asie, en Afrique et dans les Amériques, des millions de perles de verre sont produites. Dans les Amériques, elles ont été un bien que les peuples autochtones ont obtenu en négociant de nouvelles relations avec les Européens. Les rassades[7] revêtent une grande importance symbolique pour les Autochtones. Ils les utilisent pour décorer leurs vêtements ou fabriquer des bijoux. Ils les troquent aussi entre Nations[1]. Relativement peu coûteux à produire en grande quantité, fabriqués dans des couleurs attrayantes et relativement légers, ces objets ont joué un rôle important dans le commerce de la fourrure en Amérique du Nord à travers les Grands Lacs et les forêts de l'Est. Les principaux centres européens de production au XVIIe siècle étaient situés à Anvers, Amsterdam, Londres, Paris, Rouen et Venise[8].
Jacob van Loo (1614 – 26 Novembre 1670) a peint un tableau représentant un atelier de fabrication de perles de verres, situé sans doute à Amsterdam, visible au musée d'art national SMK du Danemark[9].
Notes et références
modifier- 1 2 « Les perles de verre : de petits objets plus précieux qu’il n’y parait », sur archeolab.quebec (consulté le ).
- 1 2 3 Cristina Campolonghi, « L'art ancien des perles de verre de Venise reconnu par l'Unesco », sur italiani.it, (consulté le ).
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « murrhine » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
- 1 2 3 « L'art de la perle de verre », sur ich.unesco.org (consulté le ).
- 1 2 « Les perliers de Venise espèrent que leur classement au patrimoine de l'Unesco sera “un moteur de la reprise” », France TV infos, (lire en ligne)
- ↑ « L'artisanat de la perle de verre en France », sur culturecommunication.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « rassade » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
- ↑ (en) Heather Walder et Alicia L. Hawkins, « Tracking glass beads: communities and exchange relationships across the Atlantic in the seventeenth century », Antiquity, (lire en ligne
). - ↑ (en) Statens Museum for Kunst - National Gallery of Denmark., « Jacob van Loo. A Glass and Coral Factory (1629-1670) »
[fichier JPG] (Peinture), sur smk.dk (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Tarcy Chevalier, La Fileuse de verre, La Table ronde, , 449 p. (ISBN 9791037113405), roman qui s'inspire de la vie de Maria Barovier.