Pertes de Thémines
Les pertes de Thémines sont des cavités souterraines situées dans la commune de Thémines, dans le Lot (région Occitanie, France).
| Coordonnées | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Département | |
| Massif | |
| Localité voisine | |
| Voie d'accès |
D40 |
| Type |
Pertes |
|---|---|
| Altitude de l'entrée |
311 mètres |
| Longueur connue |
7000 mètres |
| Dénivelé |
30 mètres |
Situation et accès
modifierLes pertes de Thémines sont situées à environ 200 mètres au sud-ouest de la mairie de Thémines. Au moins huit pertes s'échelonnent sur 300 mètres le long du ruisseau, à partir du moulin de Thémines, au pied du versant sud-est du village[1].
L'accès aux parties souterraines des pertes terminales est réglementé. Il se fait par les entrées[Quoi ?] Le site est classé par arrêté préfectoral du au titre des sites scientifiques et pittoresques du département du Lot et les conditions d'accès sont définies par un arrêté municipal[2]. Une demande d'accès disponible sur le site du Comité départemental de spéléologie du Lot (CDS46) est obligatoire[3],[4]. La visite de la cavité est interdite lorsque la hauteur d'eau dépasse la hauteur de 30 centimètres sur l'échelle de crue ou lorsque l'eau atteint la perte finale la plus en aval dans le lit du ruisseau[4].
Risques
modifierL'accès et le parcours dans les cavités souterraines présentent des dangers :
- de chute pour des personnes non formées aux techniques spéléologiques ;
- de noyade en cas de crue du ruisseau[4] ;
- de se perdre dans certaines parties labyrinthiques.
Description
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Les pertes de Thémines constituent l'accès à un réseau souterrain long de plus de 6 kilomètres. Il est formé de deux rivières reliées par une galerie supérieure présentant de nombreux gours. Ces conduits étagés témoignent de l’enfouissement progressif de l’Ouysse[5].
Géologie
modifierHydrogéologie
modifierÀ la fin des années 1940, Guy de Lavaur prouve par coloration la liaison des pertes de Thémine avec le gouffre de Cabouy et la rivière des Vitarelles[6],[7].
Dans (?)
Explorations
modifierPremière exploration documentée du XIXe siècle
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Le , Édouard-Alfred Martel visite « trois trous rapprochés respectivement à 140 mètres, 20 mètres et 10 mètres, dans de "laids boyaux, larges et hauts de 1 à 4 mètres, toujours obstrués de même manière ». Il se moque des croyances locales à propos de galeries souterraines inconnues dont on n'avait pu voir la fin. Il remarque que le ruisseau est nommé Ouysse et que ce nom est aussi attribué à celui qui réapparait aux sources de Cabouy et de Saint-Sauveur à 22 kilomètres au nord-ouest . La population pense que toutes les eaux absorbées à l'Hopital-Beaulieu, Issendolus et Thémines sont dirigés vers ces résurgences. Son collaborateur Raymond Pons lui a rapporté qu'« un sieur Lacarrière avait jeté dans le ruisseau de Thémines des déchets de paille de blé en grande quantité et que les sources de l'Ouysse s'en seraient trouvées couvertes quatre ou cinq jours après »[8].
Explorations au XXe siècle
modifierAu début des années 1950, l'équipe de l'AGA visite l'ensemble de pertes depuis le moulin de Raffi à la perte terminale. Entre 1959 et 1961, Renault et Vieussens établissent les plans des pertes du Lavoir (appelées Mombleu et la Mouline), de la perte et de la grotte de Raffi. Le , Couturier et Guihem découvrent la rivière de Écrevisses en élargissant la perte des Écrevisses. Jusqu'en 1979, les différents clubs de spéléologie du département parcourent les galeries suivant les variations annuelles des remplissages et des effondrements de la zone des pertes. Au printemps 1979, le bouchon d'alluvions de la perte terminale est absorbé. Coustou et Héreil du Groupe Spéléologique de Gramat accèdent au réseau profond en passant par la perte de l'arche. Ils publient un article simplifié sans topographie dans le magazine Quercy Recherche n° 33[7].
En , Le Spéléo Club de Dijon (SCD), Le Mouvement Indépendant d'Études et de Recherches Spéléologiques (MIERS) et le Spéléo Club de Catus reprennent les explorations. Un an plus tard, le Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS 46) coordonne les travaux. Il publie un rapport de 9 pages et une topographie complète du réseau[7].
Notes et références
modifier- ↑ Jean Taisne, Contribution à un inventaire spéléologique du Département du Lot : coordonnées et situation de plus de 1300 cavités, Labastide-Murat, Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), , 365 p. (ISBN 2-9509260-1-0), p. 143
- ↑ CDS46, « Réglement d'accèsau réseau de l'Ouysse souterraine par les pertes situées au coeur du vallage de Thémines - Arrêté municipal » [PDF], sur cds46 (consulté le )
- ↑ « CAVITES PARTICULIERES - CDS46 », sur CDS46 - Les spéléologues fédérés du Lot, (consulté le )
- 1 2 3 « Accès Pertes de Thémines - CDS46 », sur CDS46 - Les spéléologues fédérés du Lot, (consulté le )
- ↑ Jean-Guy Astruc, « Géologie en Quercy - Un paysage hérité du sous-sol », sur Quercy.net, (consulté le )
- ↑ Guy de Lavaur, « Hydrologie souterraine du Causse de Gramat (Lot) et Applications à des considérations générales sur la circulation des eaux souterraines », Congrès international de Spéléologie - Communication, vol. 2, no 1, , p. 87-90 (lire en ligne
[PDF]) - 1 2 3 CDS46, « Réseau de l'Ouysse souterraine - Les pertes de Thémines », Bulletin du Comité Départemental de Spéléologie du Lot (CDS46), no 7, , p. 64-73
- ↑ Les abîmes : les eaux souterraines, les cavernes, les sources, la spélæologie : explorations souterraines effectuées de 1888 à 1893 en France, Belgique, Autriche et Grèce, Paris, Librairie Ch. Delagrave, , 578 p. (lire en ligne), chap. XVII (« Le Causse de Gramat - Les Goules »), p. 299.