Peugeot P107
La Peugeot P107 est une moto de 350 cm3 du constructeur français Peugeot Cycles produite de 1928 à 1936.
| Peugeot P107 | |
Une P107 de 1928 conservée en Allemagne. | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Années de production | 1928-1936 |
| Type | Moto 350 cm3 |
| Moteur et transmission | |
| Moteur(s) | Moteur monocylindre à soupapes latérales |
| Cylindrée | 346 cm3 |
| Puissance maximale | 8,5 ch |
| Embrayage | à disques métalliques |
| Boîte de vitesses | 3 vitesses |
| Transmission | par chaîne |
| Vitesse maximale | 85 km/h |
| Cadre, suspensions et freinage | |
| Suspension avant (débattement) | parallélogramme déformable |
| Suspension arrière (débattement) | rigide |
| Poids et dimensions | |
| Empattement | 1 450 mm |
| Poids à sec | 130 kg |
| Réservoir (réserve) | 10 L |
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Historique
modifierLa Peugeot P107 est présentée en 1928, au côté de la P105 et de la P108. La nouvelle gamme « présente plusieurs solutions d’avant-garde : bloc-moteur, graissage par pompe à engrenages noyée dans le carter, embrayage multidisque en acier dans l'huile et roues interchangeables »[1].
La P107 est produite à l'usine Peugeot Cycles de Beaulieu (commune de Mandeure)[2] mais également par Automoto sous le nom de A17[3], par Aiglon (en) sous le nom de A70 et par Griffon sous le nom de G70[4]. La production continue jusqu'en 1936 puis la P107 est remplacée par la Peugeot 112[5],[6].
La lettre P est abandonnée fin 1933 et la moto est simplement désignée Peugeot 107 à partir de 1934[7].
Le motocycliste-voyageur Robert Sexé utilise une P107 dans de nombreux voyages[8] et c'est avec une P107 de série qu'un motocycliste amateur, M. Martineau, traverse le Sahara en 1930[9],[10]. La P107 est également utilisée dans les compétitions automobiles, notamment par la conductrice Edyth Foley (en) qui remporte le Tour de France motocycliste en 1931 et 1932[8].
En , la P107 est évaluée par l'Armée française, avec les motos d'autres constructeurs. Bien que classée 2e derrière la moto Dollar 350[5],[6],[7], la P107 est commandée à plus de mille exemplaires jusqu'en 1936. Moto légère tous usages, elle est toujours en service au début de la Seconde Guerre mondiale[5],[6].
- Edyth Foley sur sa P107 à l'autodrome de Linas-Montlhéry à l'issue du tour de France 1931.
- Une P107 militaire (à droite) en service en Tunisie vers 1938, au côté d'une automitrailleuse Laffly 50 AM.
Conception
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Le moteur est un monocylindre quatre-temps à soupapes latérales. La course est de 72 mm et l'alésage de 85 mm[11],[7]. Sa puissance fiscale est de 4 CV, sa puissance réelle de 8,5 ch[12].
La transmission se fait par chaîne[11].
La boîte de vitesses est à trois rapports[12],[13]. Le changement des vitesses se commande initialement via un levier puis, à partir de 1930, la commande sera placée au niveau du réservoir[14].
La vitesse maximale de l'engin est de 85 km/h[6]. Le réservoir de 10 litres lui assure une autonomie d'au moins 300 km[15].
La moto est longue de 2,25 m, son empattement 1,45 m[6].
La P107 pèse environ 130 kg à vide[13]. Les roues, interchangeables[1], ont des pneus ballons 19 × 4 pouces[14] ou 27 × 4 pouces[15].
Références
modifier- 1 2 Gilbert Lecat, Un siècle de motos, Sélection du Reader's Digest, , 175 p. (ISBN 978-2-7098-1453-9, lire en ligne), « Peugeot : de l'outillage au cycle puis à la moto », p. 58-59
- ↑ « Que fabrique-t-on dans nos usines ? », Le Trait d'union Peugeot, no 2, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ François-Marie Dumas, « Automoto A 9 Luxe 1929 », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Peugeot 350 et 500 », Moto Légende, no 123, , p. 32-41
- 1 2 3 François Vauvillier, Jean-Michel Touraine et Gabriel Jeudy, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9), p. 21 & 24
- 1 2 3 4 5 Didier Coste, « La moto solo Peugeot P107 », Police et Gendarmerie, Éditions Hachette, no 52, , p. 153-154
- 1 2 3 François Vauvillier, « Peugeot des années 1920 à 1940 : Toutes les motos militaires », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 157, , p. 53-56
- 1 2 Dominique Bejui et Pascal Bejui, Exploits et fantasmes transsahariens: 80 ans de traversées sahariennes abouties ou rêvées, en auto, en camion, en train et en avion, La Régordane, (ISBN 978-2-906984-19-6, lire en ligne), p. 54
- ↑ « D'Alger au Dahomey en passant par le Sahara et le Tchad », Le Petit Marseillais, no 22598, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « La construction motocycliste Peugeot », Sporting, vol. 21, no 1001, , p. 8 (lire en ligne)
- 1 2 (en) David Ansell, Military Motor Cycles, Batsford, (ISBN 978-0-7134-3837-6, lire en ligne), p. 217
- 1 2 « Le XXIIe salon de l'automobile et du cycle : Deuxième série (25 octobre-4 novembre 1928) », Le Génie civil, vol. XCIII, no 19, , p. 456-458 (lire en ligne)
- 1 2 Peugeot Cycles 1930, p. 5.
- 1 2 François-Marie Dumas, « Peugeot P 107 1928 », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- 1 2 Peugeot Cycles 1930, p. 11.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Peugeot Cycles, La P107 Peugeot (manuel d'entretien), (lire en ligne).