Phare de Deauville
Le phare de Deauville est un phare en France. Il se situe dans la commune de Deauville, département du Calvados, en région Normandie.
| Coordonnées | |
|---|---|
| Baigné par | |
| Localisation |
| Électrification | |
|---|---|
| Automatisation |
Oui |
| Gardienné |
Non |
| Visiteurs |
Non |
| Hauteur |
10 m |
|---|---|
| Hauteur focale |
11 m |
| Élévation |
11 m |
| Matériau |
| Portée | |
|---|---|
| Feux |
Q.G |
| ARLHS | |
|---|---|
| Amirauté |
A1284 |
| MarineTraffic | |
| NGA |
Description
modifierLe phare de Deauville se dresse à l’extrémité de la jetée ouest de Deauville[1]. La tour métallique est de section octogonale[2],[3]. Le phare est peint en blanc, sauf la lanterne au sommet, qui est verte. La galerie circulaire sous la lanterne et son garde-corps sont également peints en blanc. En face de lui, sur une autre jetée symétrique, se dresse le phare de Trouville, qui lui est identique, hormis la couleur rouge de sa lanterne et sa galerie[4]. En effet les deux phares marquent le chenal d’entrée des ports de Trouville et de Deauville[5] et ces couleurs sont le standard international du balisage maritime.
Il culmine à onze mètres par rapport au niveau de la mer[1],[4],[2],[3] et sa portée est de neuf milles[1].
Historique
modifierEntre 1846 et 1849, le cours de la Touques fut détourné par le creusement d’un chenal vers le Nord, quasi perpendiculaire à la direction initiale. En effet, son embouchure, située juste sous le mont Canisy, était orientée face aux vents dominants de l’hiver, ce qui empêchait les pêcheurs trouvillais de sortir. Ils étaient donc obligés de s’expatrier à Dieppe, au Tréport ou au Havre pour continuer à travailler pendant la mauvaise saison. Le chenal va se jeter dans la Manche quelque 3 kilomètres plus à l’est que l’embouchure originelle. Ce nouveau chenal fut fixé par la construction de deux estacades de bois, qui permettaient de haler les voiliers vers le large par vent défavorable. L’accès au port devenait ainsi possible quelle que soit l’orientation des vents. Ces premières jetées furent allongées à plusieurs reprises par la suite[2]. Deux feux fixes ont été installés à chaque extrémité des jetées par décision ministérielle du , qui projetait également la construction d'un phare (l’ancien phare de Deauville). Ce dernier a été construit à l'extrémité nord-est du front de mer[6].
Le , le célèbre ingénieur Gustave Eiffel s'associe à l'ingénieur Louis Sautter (1825-1912), en déposant une demande de brevet (No 83080) pour « des perfectionnements dans la construction des tours en fer, et spécialement des tours de phare »[7]. Selon des recherches effectuées par l'architecte estonien Indrek Laos, Gustave Eiffel a obtenu la commande de douze petits phares métalliques pour les côtes françaises. Seuls subsistent cinq exemplaires de ce type de phare[8],[9]. Le phare de Deauville en fait partie. Il date de 1888. Il est donc postérieur au phare de Trouville, qui date de 1860[10], mais ils sont pourtant strictement identiques, étant préfabriqués en série.
Le phare qu’on peut voir aujourd’hui n’est pas celui d’origine. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les jetées furent détruites, tout comme leurs phares. Celle de Deauville fut reconstruite en 1952, et celle de Trouville fut inaugurée en 1964. Leurs phares furent reconstruits à l’identique[2].
Notes et références
modifier- 1 2 3 admin, « Trouville-Deauville - Feu de la jetée Ouest », sur phares-et-balises.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 4 « La jetée et le phare », sur Côte Fleurie Magazine (consulté le ).
- 1 2 « Les plus beaux phares de Normandie », sur Normandie Tourisme, (consulté le ).
- 1 2 « Phares historiques du Calvados : Guide complet », sur Chtipecheur, (consulté le ).
- ↑ admin, « Trouville-Deauville - Pointe de la Cahotte - Jetée Est - Feu antérieur de l’alignement à 148° », sur PLEINS FEUX SUR LES PHARES, (consulté le ).
- ↑ Marie-Noël Tournoux et Didier Hébert, « Phare », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, (consulté le ).
- ↑ Vincent Guigueno, « Le Phare en pièces détachées, Amédée et les tours métalliques du XIXe siècle », sur journals.openedition.org, (consulté le ).
- ↑ Glen Recourt, « RENCONTRE. Gérald Kergourlay, l’ingénieur breton devenu expert de Gustave Eiffel », Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ « Tourelles de phares et phares métalliques », sur toureiffel.paris (consulté le ).
- ↑ admin, « Trouville-Deauville - Pointe de la Cahotte - Jetée Est - Feu antérieur de l’alignement à 148° », sur phares-et-balises.fr, (consulté le ).