Phare de Kerjean

phare français

Le phare de Kerjean est un phare en France. Il se situe au lieu-dit Kerjean, commune de Louannec[3],[4], canton de Perros-Guirec, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne[5]. Il se trouve à proximité de la fontaine et lavoir de Kerlucun, ainsi que du phare de Nantouar[3].

Phare de Kerjean
Localisation
Coordonnées
Localisation
Histoire
Construction
1859-1860
Automatisation
Oui
Gardienné
Non
Visiteurs
Non
Architecture
Hauteur
16 m[1],[2]
Hauteur focale
78 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Équipement
Portée
10 NM (blanc), 8 NM (rouge et vert)Voir et modifier les données sur Wikidata
Feux
F. dir. b.r.v (2 +1) occ. 12 s[2]
Identifiants
ARLHS
Amirauté
A1770Voir et modifier les données sur Wikidata
List of Lights
MarineTraffic
NGA
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Description

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Le phare est bâti sur un terrain de petite superficie, entouré d'un mur d'enceinte en maçonnerie de pierres apparentes grises. Un petit bâtiment (qui servait autrefois de magasin à huile) lui est accolé[5]. C’est une tour cylindrique en maçonnerie[1],[5] de pierres apparentes (pierre de taille et moellons ordinaires), recouverte d'un enduit blanc lui donnant un aspect lisse. Elle est surmontée d’une plate-forme supérieure sur laquelle est installé l'appareil d'éclairage, coiffée d’un toit conique en pierre de taille (granit)[5]. La tour a une hauteur de 15,50 mètres au-dessus du niveau du sol (14,50 mètres pour le foyer) et de 79 mètres au-dessus du niveau des plus hautes mers (78 mètres pour le foyer)[5].

On accède à l'intérieur par une porte dans l'ancien magasin à huile, en montant deux marches reposant sur un socle en maçonnerie. L'intérieur de la tour est un cylindre creux de 1,40 mètre de diamètre, occupé par une cage d'escalier à noyau plein, comportant 65 marches. La tour est éclairée par deux fenêtres du côté opposé à la porte d'entrée. Au sommet de la tour, une ouverture circulaire (ou œil-de-bœuf) s’ouvre au bas de la corniche. Son centre correspond au foyer de l'appareil d'éclairage[5].

Le phare de Kerjean est en bon état et toujours en fonctionnement, il reste propriété de l'État. C’est un feu de guidage (ou feu directionnel), d’où son implantation loin à l’écart du rivage, à l'intérieur des terres[4],[5]. Jusqu’en 1976, il était le feu postérieur d'un alignement avec le phare de Nantouar, alignement qui indiquait la passe de l'Ouest donnant accès au port de Perros-Guirec[4],[1],[5]. Le phare de Nantouar a été éteint en 1976. Depuis cette date, le phare de Kerjean est le seul à indiquer la passe[4].

Pour entrer par la passe de l'Ouest dans le port de Perros-Guirec, au fond de l'anse de Perros, il faut :

  • de jour, laisser dans le nord les Sept-Îles et prendre la passe dans le nord-est de Mean Ruz, puis prendre l’alignement à 142° 5 du phare de Kerjean et de l’ancien phare de Nantouar ;
  • de nuit, s’aligner à 143° 5 sur le phare de Kerjean[2]. Ce feu directionnel, à occultations toutes les 12 secondes[1],[5],[2], possède trois secteurs : blanc, vert et rouge[1],[2]. On est correctement aligné si on voit le secteur blanc, qui a une largeur de 001,6°[2].

Historique

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Les ingénieurs des Ponts et Chaussées, sous l’autorité du directeur des Phares Léonce Reynaud, ont conçu dès 1856 le projet de quatre feux sur le littoral pour signaliser les deux passes de la baie de Perros-Guirec, permettant ainsi l'entrée au port même de nuit. La même année 1856, le lieutenant de vaisseau Émile Guépratte, commandant le cotre Lévrier, effectue les travaux de relèvement permettant de déterminer l’emplacement idéal des feux. Les feux d´alignement de Nantouar, de Kerjean, de Kerprigent et du Colombier sont construits à partir de 1860, sur des plans dessinés par les ingénieurs Dujardin et Delarue. Tous les bâtiments sont construits sur un même type (maison-phare) décliné en fonction de la hauteur de la tour. Un bâtiment annexe (parfois accolé à la tour) constituait l´habitation des gardiens de phare[5].

Pour le phare de Kerjean, les travaux de construction ont été exécutés par l'entreprise Prigent. Ils n'ont rencontré aucune difficulté, du fait de sa situation à terre. Ils ont débuté en 1859 et se sont terminés en 1860[5]. Le feu fixe blanc est allumé le [1],[5]. L'appareil d'éclairage d'origine se composait d'un réflecteur parabolique (ou photophore), illuminé par une lampe à niveau d’huile constant. Cet appareil était fixé sur une table en bois placée devant l’oeil-de-bœuf[5].

En 1890, il est projeté de construire un logement de gardien de phare, afin de le faire gardienner en permanence. Jusqu’alors, le phare de Kerjean était surveillé par le gardien du phare de Nantouar. Le projet fut refusé par l'inspecteur général du service des Phares et des Balises, car c’était une dépense inutile, vu la faible distance séparant les deux phares. Le projet prévoyait aussi la construction d'un petit magasin à huile accolé à la tour, construction qui fut acceptée en . Le magasin fut réalisé quelque temps plus tard[5].

En 1907, l’appareil d'éclairage fut transformé pour fonctionner à l'huile minérale, sans gardien permanent. Un feu catoptrique permanent fut installé. L'électrification du phare fut décidée en 1932 mais elle ne fut réalisée qu'en 1946, après la Seconde Guerre mondiale. Le phare est aujourd'hui automatisé et géré depuis la subdivision des Phares et Balises de Lézardrieux[5].

Aux alentours

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Au pied du phare de Kerjean se trouve un manoir du XVIe siècle qui a été transformé en locations de vacances pour touristes[6],[7].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 « Perros-Guirec – Kerjean », sur Phares & Feux des côtes de France (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 Erwan Landreger, « Port de Perros Guirec », sur Ports & Marées - https://www.breizhou.ovh – Bretagne (consulté le ).
  3. 1 2 « Feu de Kerjean », sur Mapcarta (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 (en) The Shaldives, « Phare de Kerjean », sur Flickr, (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Guy Prigent, « Phare, feu de Kerjean (Louannec) », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, (consulté le ).
  6. « Bienvenue à Sous Le Phare - Locations de vacances à Louannec » (consulté le ).
  7. « Gîtes Sous Le Phare (Louannec) », sur Tourisme Bretagne (consulté le ).

Articles connexes

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