La pharmacoprotéomique est le domaine de l'étude de la réponse d'un protéome à un traitement par une molécule d'intérêt thérapeutique[1]. Elle est une sous-discipline de la pharmacologie et de la biologie chimique, qui utilise la protéomique et en particulier le séquençage des protéines par spectrométrie de masse comme technique de détection des variations de l'abondance des protéines ou des modifications post-traductionnelles qu'elles portent.

En particulier, la pharmacoprotéomique s'attache à étudier l'effet de doses croissantes d'agent thérapeutique sur les voies de signalisation intracellulaire au cours du temps. Ces études permettent de mieux comprendre certains effets secondaires, ou de concevoir des co-traitements. Elle s'attache moins aux cibles directes, qui est l'objet de la chimioprotéomique, qu'aux effets de l'engagement de la cible thérapeutique. Le suivi de l'expression des protéines[2], ou de certaines modifications post-traductionnelles[3] permettent d'obtenir une réponse moléculaire précise de l'action immédiate de la molécule (le mécanisme d'action) mais aussi de la réponse cellulaire. On peut par exemple s'intéresser à la réponse du kinome et aux cascades de phosphorylation des protéines par phosphoprotéomique.

Voir aussi

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Notes et références

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  1. ↑ (en) Dr Liji Thomas MD, « What is Pharmacoproteomics? », sur News-Medical, (consulté le )
  2. ↑ (en) Stephan Eckert, Nicola Berner, Karl Kramer et Annika Schneider, « Decrypting the molecular basis of cellular drug phenotypes by dose-resolved expression proteomics », Nature Biotechnology, Nature Publishing Group, vol. 43, no 3,‎ , p. 406–415 (ISSN 1546-1696, PMID 38714896, PMCID 11919725, DOI 10.1038/s41587-024-02218-y, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ Jana Zecha, Florian P. Bayer, Svenja Wiechmann et Julia Woortman, « Decrypting drug actions and protein modifications by dose- and time-resolved proteomics », Science, American Association for the Advancement of Science, vol. 380, no 6640,‎ , p. 93–101 (PMID 36926954, PMCID 7615311, DOI 10.1126/science.ade3925, lire en ligne, consulté le )