Philippe Bridel
Philippe-Sirice Bridel (également appelé Philippe Cyriaque ou le Doyen Bridel), né le à Begnins dans le bailliage bernois de Nyon et mort le à Montreux, dans le canton de Vaud, est un écrivain, conteur et poète suisse, qui a contribué au développement de l'identité nationale de son pays.
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Cimetière de Clarens (d) |
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Écrivain, historien local, historien, théologien, poète, pasteur, curé |
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Jean-Louis Bridel (d) Samuel Elisée Bridel-Brideri |
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Biographie
modifierPhilippe-Sirice Bridel, né le à Begnins dans le bailliage bernois de Nyon, est le fils d'un pasteur protestant et d'une mère dont le père était manufacturier à Nîmes puis réfugié à Berne[1].
Bridel exerce la profession de pasteur de 1786 jusqu'à sa mort, dans les villes de Bâle, Château-d'Œx et Montreux. Il est doyen de la classe de Lausanne-Vevey (1811-1814)[2].
Dès 1779, il écrit son premier recueil dont certains sont repris dans les Poésies helvétiennes en 1782. Devenu le poète en titre du Journal helvétique, il est salué comme le poète national. En 1786, il est muté à Bâle où il devient pasteur de l'Église française. Il y est admis dans la Société helvétique, centre du mouvement de renaissance nationale. Il fonde les Étrennes helvétiques (organe de la Société helvétique) almanach qui gardera le silence sur la Révolution française tout se montrant hostile aux idées propagées par les révolutionnaires français. Ces recueils permettent de diffuser des textes de tous genre (poésies, chansons, anecdotes, récits de voyage, commentaires historiques et linguistiques, etc. qui ont pour point commun l'expression d'un patriotisme helvétique[1].
L'invasion de la République helvétique par les troupes françaises en 1798, et les impôts établis par le commissaire des guerres Rapinat sur les grandes villes suisses, lui inspire ce quatrain[3] :
Le bon Suisse qu'on assassine
Voudrait, au moins, qu'on décidât
Si Rapinat vient de rapine
Ou rapine de Rapinat.
Il devient célèbre pour son travail sur l'histoire et la langue suisses, en particulier pour son Glossaire du patois de la Suisse romande, publié à titre posthume en 1866[2]. Il est membre de la Société helvétique et membre fondateur de la Société d'histoire de la Suisse romande[2].
Publications
modifier- Course de Bâle à Bienne, Charles-Auguste Serini Libraire, 1789, 268 pages.
- Mélanges helvétiques des années 1787-1790, 1792.
- Essai statistique sur le Canton de Vallais, Zurich, chez Orell Fussli et Comp., , 400 p. (lire en ligne).
- Glossaire du patois de la Suisse romande, Georges Bridel Éditeur, 1866.
Notes et références
modifier- 1 2 Claude Reichler et Roland Ruffieux, Le voyage en Suisse, Paris, Robert Laffont, , p. 1578-1579
- 1 2 3 Michel Grandjean, « Bridel, Philippe-Sirice » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Marcocci 1998, p. 45
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
(en) « Philippe Bridel », dans Encyclopædia Britannica [détail de l’édition], (lire sur Wikisource).- Marco Marcocci, « La liberté perdue des Waldstätten », dans La double naissance de la Suisse moderne, Le Courrier, .
- Philippe-Silice Bridel, Course de Bâle à Bienne par les vallées du Jura et Voyage pittoresque de Basle à Bienne par les vallons de Mottiers-Grandval, illustrations et textes, Viatimages.
Liens externes
modifier- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :