Philippe Barrès
Philippe Barrès, né le à Neuilly-sur-Seine[1] et mort le [2] à Pertuis (Vaucluse), est un résistant, journaliste et homme politique de droite français. Il est le fils de Maurice Barrès et le père de Claude Barrès.
| Philippe Barrès | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (4 ans, 4 mois et 26 jours) |
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| Élection | 2 janvier 1956 |
| Circonscription | Meurthe-et-Moselle |
| Législature | IIe (Quatrième République) |
| Groupe politique | RPF |
| Conseiller général de la Seine | |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | 4e secteur |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Philippe Pierre Auguste Barrès |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Neuilly-sur-Seine |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | Pertuis |
| Sépulture | Cimetière de Charmes (Vosges) |
| Nationalité | Française |
| Père | Maurice Barrès |
| Enfants | Claude Barrès |
| Profession | Journaliste |
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Biographie
modifierFils du chantre du nationalisme, Philippe Barrès s'engage à 18 ans au 12e régiment de cuirassiers afin de prendre part à la Première Guerre mondiale avant d'incorporer le 1er bataillon de chasseurs à pied. Cité trois fois, il reçoit la croix de guerre 1914-1918 et est fait chevalier de la Légion d'honneur à l'issue du conflit.
Il dirige un temps le groupuscule fasciste le Faisceau dans les années 1920 et participe également à la rédaction du quotidien Le Nouveau Siècle.
En 1932, il est correspondant en Allemagne pour le Matin avant d'en devenir à partir de 1935 l'un des rédacteurs en chef. En , il démissionne[3] et occupe ensuite des fonctions analogues à Paris-Soir.
Mobilisé en 1939 puis affecté en au Grand Quartier Général, Barrès qui s'est toujours montré hostile au national-socialisme, comme en témoigne son livre Sous la vague hitlérienne, se met dès au service de la France libre et rédige en 1941, en exil à New York, la première biographie du général de Gaulle.
De retour en France, il fonde en le journal Paris-Presse avec Ève Curie et collabore à partir de 1949 au Figaro puis à L'information financière. S'engageant en politique, il est élu député de Meurthe-et-Moselle sous l'étiquette du RPF en 1951 et s'intéresse essentiellement aux questions extérieures[4]. À la fin de son mandat, il se désintéresse de la vie politique ; cependant en 1958, le Général de Gaulle devient président de la République et Philippe Barrès décide de s'investir de nouveau en devenant conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine, affilié UNR, de 1959 à 1962.

Partisan de l'Algérie française, la mort de son fils, Claude Barrès, tué dans une opération de maintien de l'ordre en Algérie, lui fait prendre ses distances avec la politique algérienne du général[5].
Publications
modifier- La Guerre à vingt ans, Paris, Plon, 1924.
- Ainsi que l'Albatros, roman, Paris, Plon, 1931.
- La Victoire au dernier tournant, Paris, Plon, 1931.
- Sous la vague hitlérienne, Paris, Plon, 1934.
- They speak for a nation, recueil de lettres de Français publié en Amérique, New York, Doubleday Doran, 1941.
- Charles de Gaulle, Paris, Plon, 1941.
- Sauvons nos prisonniers, New York, Didier, 1942.
- Si on l'avait écouté..., [1940]
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire (décret du )[6] ;
Croix de guerre - avec 3 citations ;
Médaille commémorative de la guerre -.
Références
modifier- ↑ « Acte de naissance n°277 Cote : E_NUM_NEU_N1896 », Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le ), p. 121/230.
- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970.
- ↑ « L'Aube, 6 octobre 1938 », .
- ↑ « Assemblée nationale - Mandats à l'Assemblée nationale ».
- ↑ André David, « Philippe Barrès », Revue des deux mondes, (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- « Notice biographique dans le paragraphe se rapportant à son père »