Philippe Cramer
Philippe Cramer, né le à New York, est un designer et artiste suisse et américain établi à Genève. D'abord designer d'objets, de mobilier et de bijoux en éditions limitées, il se consacre depuis la fin des années 2010 à une pratique artistique.
| Naissance | |
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| Nationalité |
Suisse et américaine |
| Formation | |
| Activité |
Concepteur de meubles |
| Site web |
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Biographie
modifierPhilippe Cramer naît à New York en 1970 et grandit à Genève[1]. Il est issu d'une famille liée au monde de l'art : sa grand-mère Adrienne a fondé une galerie à Genève avec Alexandre Iolas, et son oncle, l'éditeur Gérald Cramer, a réalisé des livres d'artistes avec Joan Miró et Marc Chagall[2]. Il étudie l'histoire de l'art à Londres, puis le design de mobilier et la photographie à la Parsons School of Design à New York[3],[4]. Après un passage au développement de produits au Museum of Modern Art de New York, il s'installe à Genève, où il vit et travaille[4].
Carrière
modifierEn 2001, alors qu'il travaille pour un éditeur de mobilier genevois, Philippe Cramer choisit l'autoédition afin de produire lui-même ses pièces sans en céder les plans à une marque. En 2003, il crée le studio Cramer + Cramer, installé dans le quartier des Bains à Genève, à la fois atelier, espace de production et lieu ouvert au public ; l'aspect commercial en est géré par sa mère, Barbara Cramer[3],[5]. Vers 2005, il conçoit une ligne de mobilier mêlant noyer et acrylique éditée par l'entreprise américaine Bernhardt Design, sa première incursion dans la production en série et sur le marché nord-américain[6],[4].
Il réalise des pièces pour la maison Hermès, dans le cadre de son atelier « petit h », en 2018[7],[8]. En 2010, le Musée d'art et d'histoire de Genève présente l'exposition « Décor, design et industrie », dont Philippe Cramer signe la scénographie et pour laquelle il réalise une installation de mobilier ornée d'or intitulée L'Ornement Jamais ; les œuvres ont ensuite intégré les collections du musée[1],[9].
Depuis la fin des années 2010, Philippe Cramer se consacre principalement à la création artistique, dont il assure lui-même la diffusion sans être représenté par une galerie. Il revendique notamment l'influence d'Isamu Noguchi, de Harry Bertoia et de Max Bill[3].
En 2025, il présente son travail en France à deux reprises. En mai, sa sculpture lumineuse Oculus Mirabilis II, éditée par le studio La Maison et réalisée avec l'atelier de moulage du GrandPalaisRmn, est exposée à Paris dans le cadre de la biennale Révélations, au Grand Palais[10],[11]. L'été suivant, il présente trois sculptures (Aeternus Eternus III, Totemic et Apukalupsis) dans les jardins du Château Saint-Martin & Spa à Vence[12].
Démarche
modifierLe travail de Philippe Cramer associe formes organiques et géométriques et accorde une place importante aux matériaux (bois, marbre, calcaire, onyx, verre, feuille d'or). Sa méthode repose sur l'autoproduction et sur une collaboration étroite avec des artisans, qu'il tient à nommer, telle la brodeuse au fil d'or Sylvie Deschamps[3]. Il décrit son approche comme un « minimalisme sensuel » et donne fréquemment à ses pièces des noms empruntés à la géographie suisse, tels Randogne, Sils ou Bellerive[5],[6]. Sa série de luminaires Randogne, en acier laqué, figure parmi ses créations les plus connues[13],[14].
Œuvres dans les collections publiques
modifierDes œuvres de Philippe Cramer figurent dans les collections du Musée d'art et d'histoire de Genève[1] et de la Galleria nazionale d'arte moderna e contemporanea (GNAMC) de Rome[15],[16].
Expositions (sélection)
modifier- 2025 : Révélations, Grand Palais, Paris
- 2025 : Château Saint-Martin & Spa, Vence
- 2024 : Banque Heritage, Genève
- 2022 : Musée d'art et d'histoire de Genève, Genève
- 2017-2026 : artgenève, Genève
- 2026 : MAZE Design, Bâle[2]
Distinction
modifier- 2021 : contribution de reconnaissance de la Fondation UBS pour la culture[17].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Cramer, Philippe », sur Musée d'art et d'histoire, Genève (consulté le )
- 1 2 Rafael Pic, « MAZE Design Basel, une foire pour initiés », Le Quotidien de l'Art, no 3294, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 Jill Gasparina, « Philippe Cramer, figure atypique de la scène artistique genevoise », Le Temps, (lire en ligne)
- 1 2 3 (en) Lisa Skolnik, « Mix master », Chicago Tribune, , p. 23
- 1 2 (en) Mark van Huesseling, « Cramer versus Cramer », Wallpaper,
- 1 2 (en) Mireille Hyde, « Clear Intentions », Metropolis, , p. 50
- ↑ Lucien Fortunati, « Philippe Cramer signe des pièces pour Hermès », Tribune de Genève, (lire en ligne)
- ↑ Étienne Dumont, « Le Genevois Philippe Cramer crée pour le petit h d'Hermès », Bilan, (lire en ligne)
- ↑ (de) Roman Hollenstein, « Nützlich und schön », Neue Zürcher Zeitung,
- ↑ Yamina Benaï, « Révélations : retour au Grand Palais », Le Quotidien de l'Art, no 3053,
- ↑ « Les sculptures méditatives de Cramer au Château Saint-Martin & Spa », sur COTE Magazine, (consulté le )
- ↑ V. Ch., « L'œil du cyclope », M, le magazine du Monde, , p. 65
- ↑ S. Y., « Lumières du 3e type », L'Express,
- ↑ (it) « Nuovi capolavori per la Galleria Nazionale d'Arte Moderna e Contemporanea a Roma », sur Il Messaggero (consulté le )
- ↑ (it) Davide Oliviero, « Quando il design entra nel museo: la GNAMC riscrive lo spazio espositivo », sur Exibart, (consulté le )
- ↑ « La Fondation UBS pour la culture a distingué douze projets en Suisse romande », sur AllNews, (consulté le )