Philippe Nemo

philosophe français

Philippe Nemo, né le à Paris, est un philosophe français.

Philippe Nemo
Philippe Nemo en 2009.
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Directeur
École professorale de Paris
depuis
Directeur
Centre de recherche en philosophie économique (d)
depuis
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (77 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Jean Nemo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Catherine Nemo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Jean Nemo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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En 2016, il fonde avec six autres universitaires l'École professorale de Paris, dont il assure depuis la direction.

Spécialisé en philosophie politique, il écrit sur l'histoire des idées politiques, notamment le libéralisme, les questions éducatives, religieuses et esthétiques.

Biographie

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Formation

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Fils du général Jean Nemo (d), Philippe Nemo naît le à Paris[1].

Élève des lycées Pasteur et Louis-le-Grand (1966-1968)[2], puis de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (promotion L1969)[3], il soutient en 1974 une thèse de 3e cycle en philosophie[4] dirigée par Jean-Toussaint Desanti[5], prolongée par une thèse d’État en philosophie politique réalisée sous la direction de Raymond Boudon[6] et soutenue en 1987.

Parcours académique

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De 1977 à 1981, il est chargé de cours au département de philosophie de l'université de Tours, et, pendant deux ans, chargé de conférences à l'École pratique des hautes études (Ve Section)[7].

En 1978, il devient conseiller technique au cabinet de Jacques Barrot, ministre du Commerce et de l'Artisanat, puis de Lionel Stoléru, secrétaire d'État à la Condition des travailleurs manuels et immigrés[8].

En 2014, il se présente à l'Académie des sciences morales et politiques au fauteuil de Raymond Boudon, mais l'élection est déclarée blanche[9].

En 2016, il cofonde l'École professorale de Paris, établissement privé de formation des enseignants, qu'il dirige depuis lors[10],[11].

En 1974, il devient producteur, à France Culture, d'une émission hebdomadaire intitulée L'Autre Scène ou les Vivants et les Dieux, consacrée à la philosophie et à l'histoire des religions, qu'il réalise en alternance avec Claude Mettra.

D' à , il dirige toutes les quatre semaines l'émission Le Monde de la philosophie sur Radio Courtoisie. Rémi Soulié le remplace en janvier 2018.

Vie privée

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Époux de Catherine Nemo (d)[1], enseignante de philosophie, directrice du Nouveau Détective[12] puis présidente de l'Institut pour la justice, il est le père de l'éditeur Jean Nemo (d)[13].

Travaux

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Après un essai de jeunesse intitulé L'Homme structural (Grasset, 1975), Philippe Nemo publie en 1978 un essai philosophique sur le Livre de Job de la Bible, Job et l'excès du mal (Grasset, 1978). Ce livre fait l'objet d'un commentaire d'Emmanuel Levinas, Transcendance et mal, qui sera publié en postface dans les éditions ultérieures de l'ouvrage (Albin Michel, 2001).

Par la suite Nemo réalisera avec Levinas une série d'entretiens sur France-Culture, qui seront publiés en volume sous le titre Ethique et infini (Fayard, 1982). Ce petit livre sera traduit en une dizaine de langues.

Philosophie politique

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Nemo se concentre ensuite sur la philosophie politique et sociale. Avec Henri Lepage, il est l'un des divulgateurs de la pensée de Hayek dans le monde francophone, notamment par son livre La Société de droit selon F. A. Hayek (PUF, 1988), qui est sa thèse de doctorat d’État. Il travaille ensuite sur l'histoire des idées politiques et publie Histoire des idées politiques dans l'Antiquité et au Moyen Âge (PUF, 1998, Prix Koenigswarter de l'Académie des Sciences morales et politiques, traduit en anglais et en chinois) ; Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains (PUF, 2004). Il approfondit, en particulier, l'histoire intellectuelle du libéralisme. Il dirige ainsi, avec Jean Petitot, la publication d'une Histoire du libéralisme en Europe, fruit des travaux d'un séminaire tenu en 2004-2006 à l'ESCP et au CREA de l'École polytechnique[14]. Cet ouvrage de 1427 pages est consacré pour l'essentiel à l'exposé des doctrines libérales françaises (Boisguilbert, les Physiocrates, Turgot, Destutt de Tracy, Benjamin Constant, l'"école de Paris"...), italiennes (Taparelli d'Azeglio, Pantaleoni, De Viti de Marco, Vilfredo Pareto, Luigi Einaudi, Piero Gobetti...), allemandes (ordolibéralisme de Walter Eucken et Wilhelm Röpke) et autrichiennes (Ludwig von Mises, Hayek).

Il estime que les institutions politiques et juridiques des pays occidentaux modernes, qui valorisent et garantissent les libertés individuelles, sont le fruit d'une longue évolution où le christianisme a joué un rôle majeur. Nemo publie, en ce sens, Qu'est-ce que l'Occident? (PUF, 2004, traduit en douze langues). Pour Nemo, le libéralisme occidental est le résultat de cinq phénomènes successifs : l'apparition de la Cité grecque ; l'émergence du droit romain ; l'eschatologie biblique ; la révolution papale des XIe – XIIIe siècles ; et la prise de conscience du fait que la liberté individuelle, et le pluralisme ou polycentrisme social qui en est le corollaire, produisent de l'ordre et non du désordre dans les trois registres de la vie intellectuelle, politique et économique. Nemo écrit ensuite Les deux Républiques françaises (PUF, 2008), où il fait l'historique de la confrontation entre, d'une part, les doctrines démocratiques et libérales, d'autre part les divers avatars du socialisme, dans la France des XIXe et XXe siècles. Il y dénonce les idées entretenues à ce sujet par le "politiquement correct" universitaire, par exemple que les Jacobins et autres "Rouges" auraient été des démocrates et les moteurs des progrès du pays, alors qu'ils ont constamment préféré l'émeute et n'ont jamais cru au principe des libres élections. Si la France est devenue un grand pays scientifique et industriel moderne, si elle a à peu près éteint le paupérisme en un siècle, c'est dû, selon l'auteur, au fait que les pro-jacobins n'y ont exercé le pouvoir que de façon brève et discontinue.

Plusieurs des articles de Nemo sur ces différents sujets politiques ont été repris dans le recueil La France aveuglée par le socialisme (François Bourin, 2011 et Texquis, 2013).

Philosophie de l'éducation

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Au-delà de la philosophie politique, Philippe Nemo a travaillé également sur les questions de philosophie de l'éducation, de philosophie religieuse et esthétique.

Dans Quel lycée au XXIe siècle ?, ouvrage collectif dirigé par Nemo, les professeurs de l'Ecole professorale de Paris ont exposé les grandes lignes des programmes d'une école secondaire rénovée, qui retrouverait les exigences intellectuelles des lycées antérieurs aux réformes des années 1960 et 1970, et se déciderait à commencer dès la classe de 6ème une étude raisonnée des sciences.

Philosophie esthétique

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Dans sa jeunesse, Nemo avait réalisé pour France Culture une série d'entretiens avec Georges Brassens. Dans la suite de son œuvre, il a tenté d'apporter des contributions à la philosophie de l'art. Il a proposé une philosophie de la musique dans l'ouvrage Le Chemin de musique (PUF, 2010), où il entend montrer, à partir d'une autobiographie musicale, que la musique a un sens, contrairement à ce que soutiennent certaines théories qui font d'elle un simple jeu sur les formes, sans signification ni conséquences. Ce sens que porte intimement en elle la musique peut être mis en relation avec ceux qu'atteignent, de leur côté, les autres arts, et les expressions verbales de l'esprit, littérature, philosophie ou mystique. L'unité de l'esprit humain permet ces correspondances[15].

Qu'est-ce que l'Occident ?

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L'essai de Nemo Qu'est ce que l'Occident ? est un discours à la civilisation occidentale sur le modèle de Johann Gottlieb Fichte et de Julien Benda, qui s'attache à définir une identité occidentale. L'auteur soutient que l'Occident est une culture et/ou une civilisation distincte des autres et caractérisée par 5 événements clefs ou « miracles »[16] :

L’originalité de l'Occident serait d’avoir été modelé « par tous ces cinq et par aucun autre. »[19]

Comme Rémi Brague ou Dominique Urvoy, Nemo considère que le renouveau intellectuel de l’Europe des XIe – XIIIe siècles serait dû non à une influence arabe et musulmane mais plus profondément provoqué par la « révolution papale ». En conclusion, il suggère une « Union occidentale » qui regrouperait l’Europe occidentale, le Canada et les États-Unis.

Les Deux Républiques françaises

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Ouvrage polémique, qui fait une relecture de l'histoire de France à partir de la Révolution française, il distingue deux républiques françaises issues de deux révolutions radicalement antagonistes, qu'il est essentiel de distinguer nettement car « c'est pour [les] avoir confondu[e]s […] que l'histoire de la Révolution française est un chaos inintelligible »[20],[21] :

  • La première est la Révolution démocrate-libérale de « 1789 ». Inspirée du régime parlementaire britannique, elle a pour pivot la représentation nationale et les élections démocratiques.
  • La seconde est la Révolution jacobine totalitaire du 2 juin 1793[réf. nécessaire][22]. En rupture radicale avec les Lumières, elle se forge surtout sous la menace des 200 canons de la Commune insurrectionnelle, ce qui l’identifie à la Terreur[23]. La révolution jacobine impose une France monolithique par la guillotine, contre les propositions fédérales des Girondins respectueux des particularismes régionaux.

Depuis la Révolution, ces deux républiques s’opposent et se disputent la légitimité de l’appellation « républicaine » ainsi que la légitimité de l’héritage de la Révolution. L'historiographie dominante[réf. nécessaire][24] considère que la république (de « 1793 ») aurait été notamment démocrate ; que la République serait née de « 1793 » ; que « 1793 » aurait été laïque ; que « 1793 » aurait été dreyfusard ; que les adversaires de « 1793 » auraient été nazis[réf. nécessaire][25] ;

L'auteur propose alors de démythifier un par un ces mythes de la république de « 1793 » :

Ainsi, selon l'auteur,

« ce qui pose problème est que certaines forces politiques d’aujourd’hui donnent ce passé détestable comme l’épopée fondatrice du pays, comme son écriture sacrée, comme la source rayonnante de ses valeurs et même comme ce qui constitue la France comme nation[31]. »

En conclusion, il suggère de reprendre le pas sur 1793 : il prône notamment la fin du monopole de l’État sur l’enseignement. Autrement dit, s'il y a une séparation à opérer, c'est entre « l'Église de la Gauche et l'État ».

Ouvrages

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  • L'Homme structural, coll. « Figures », Grasset, 1975, 240 p. — thèse de 3e cycle en philosophie remaniée.
  • Avec Alfred Kastler, Cette étrange matière ou La Matière, cette inconnue[32], Le Monde ouvert, Paris, Stock, 1976, 272 p.
  • Job et l'excès du mal, coll. « Figures », Grasset, 1978 — traduction en anglais, espagnol et italien ; suivi de Transcendance et Mal et Pour poursuivre le dialogue avec Levinas, rééd. avec postface d'Emmanuel Levinas, Paris, Albin Michel, 1999 et 2001.
  • Avec Emmanuel Levinas, Éthique et Infini : dialogues avec Philippe Nemo, Paris, Fayard, 1982, et Livre de Poche Biblio-Essais, 1984, 121 p. ou 148 p. — traduction en anglais, italien, japonais, néerlandais, espagnol, catalan, suédois, danois et allemand.
  • La société de droit selon F. A. Hayek, Paris, PUF, "Libre échange", 1988. — thèse de doctorat d'État en philosophie remaniée.
  • Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ? : La dérive de l'école sous la Ve République, Paris, Grasset, 1991, 355 p.
  • Le Chaos pédagogique : Enquête sur l'enseignement des collèges et des lycées de la République, Paris, Albin Michel, 1993, 256 p
  • Histoire des idées politiques dans l'Antiquité et au Moyen Âge, Paris, PUF, « Quadrige », 1998, 784 p. 2e édition, coll. « Quadrige », 2007.
  • Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains, Paris, PUF, « Quadrige », 2002, 1428 p.
  • Qu'est-ce que l'Occident ?, Paris, PUF, « Quadrige », 2004, 158 p. — traduit en allemand, anglais, chinois, espagnol, grec, italien, polonais, portugais et roumain.
  • Avec Jean Petitot, Histoire du libéralisme en Europe, Paris, PUF, "Quadrige", 2002, 2006, 1411 p. — traduit en italien.
  • Les Deux Républiques françaises , Paris, PUF, "Hors collection", 2008, 307 p.
  • Le Chemin de musique, Paris, PUF, "Hors collection", 2010, 400 p.
  • La Régression intellectuelle de la France, Texquis, 2011, 100 p, (ISBN 2960047397).
  • La France aveuglée par le socialisme, Bourin, 2011, 402 p, (ISBN 978-2-8494-1278-7).
  • Manuel d'histoire Cycle 3, La Librairie des écoles, 2012, 224p., (ISBN 978-2916788432)
  • La Belle Mort de l'athéisme moderne, PUF, coll. Quadrige, 2013, 156p.
  • Esthétique de la liberté, PUF, Paris, 2014, 191 p.
  • Quelle école pour l'Europe de demain ?, Paris, SOS Éducation, 2016, 84 p., (ISBN 979-1093981154)
  • Philosophie de l'impôt, Paris, PUF, 2017 (ISBN 978-2130619086)
  • Dir., Quel lycée au XXIe siècle ?, Bruxelles, De Boeck, 2017 (ISBN 978-2-8073-1631-7)
  • La philosophie de Hayek, Paris, PUF, « Quadrige », 640 p., 2023 (ISBN 978-2130858478)
  • Repenser l'enseignement, Paris, PUF, 286 p., 2024 (ISBN 978-2130870159)
  • L'Éducation nationale : Origines, apogée et déclin d'une idée, Paris, PUF, 297 p., 2025 (ISBN 978-2130875666)

Autres publications

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Traductions

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  • Michael Polanyi (trad. de l'anglais par Philippe Nemo, préf. Philippe Nemo), La logique de la liberté The Logic of Liberty »], Paris, PUF, coll. « Libre échange », , 253 p. (ISBN 978-2-13-042614-1 et 213042614X, OCLC 21263123, lire en ligne)
  • Enzo Di Nuoscio (trad. de l'italien par Philippe Nemo, préf. Philippe Nemo), Pourquoi les humanités sauveront la démocratie I geni invisibili della democrazia. La cultura umanistica come presidio di libertà »], Paris, PUF, , 272 p. (ISBN 978-2130849643)

Préfaces

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  • Friedrich Hayek (trad. de l'anglais par Raoul Audouin, préf. Philippe Nemo), Droit, législation et liberté : Une nouvelle formulation des principes libéraux de justice et d'économie politique Law, Legislation and Liberty »], Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 960 p. (ISBN 978-2130564966)

Notes et références

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  1. 1 2 « Philippe Nemo », sur whoswho.fr, .
  2. Roger-Pol Droit, « Les lanciers de la métaphysique », sur lemonde.fr, .
  3. Recherche « Nemo Philippe », sur lyon-normalesup.org/Annuaire.
  4. Cf. notice SUDOC de la thèse de 3e cycle (version dactylographiée), par ailleurs éditée par Grasset.
  5. Voir sur doczz.fr, p. 5.
  6. Cf. Notice SUDOC de sa thèse.
  7. Nemo, Philippe, « Conférence de M. Philippe Nemo », Annuaires de l'École pratique des hautes études, vol. 93, no 89, (lire en ligne, consulté le ).
  8. « M. Hubert Maigrat est nommé chargé de mission au cabinet de M. Stoléru », sur lemonde.fr, .
  9. « Élections », sur Académie des Sciences Morales et Politiques, (consulté le ).
  10. « L'École professorale de Paris : un établissement privé pour former des enseignants », sur savoir.actualitte.com, .
  11. Mickaël Fonton, « Des professeurs pour l'avenir », sur valeursactuelles.com, .
  12. Olivier Costemalle, « Détective », crime et bon sentiment », sur liberation.fr, .
  13. Catherine Simon, « Eh, maître, d'où tu me fais la morale ? », sur lemonde.fr, .
  14. Séminaire "Histoire du libéralisme en Europe.
  15. « Les philosophes et la musique », in Le Monde de la Musique no 288, juin 2004.
  16. Thibaut Gress, Philippe Nemo : Qu’est-ce que l’Occident ?, actu-philosophia.com, 22 septembre 2008.
  17. Laurent Testot, « Comprendre l'hégémonie occidentale », Sciences Humaines, (lire en ligne) :
    « Constatant qu’« aucune civilisation non occidentale ne paraît avoir voulu délibérément le “progrès” », Nemo fait l’hypothèse que cet apport a pour origine le judéo-christianisme. Il rejoint ce faisant nombre d’auteurs qui n’ont pas partagé sa prudence et ont fait du christianisme le moteur même de l’exception européenne, tel le sociologue américain Rodney Stark avec Le Triomphe de la raison. »
  18. Terme préféré à celui de « réforme grégorienne » ; cf. Law and Revolution d'Harold Berman.
  19. Philippe Nemo, Qu’est-ce que l’Occident, PUF, 2005, p. 8.
  20. p. 144 (citation à mettre au point). Cf Interview de Philippe Nemo.
  21. Voir sur lexpress.fr.
  22. Cette demande de référence et les suivantes (cf. discussion "Quelques problèmes") portent 1) sur une page de l'ouvrage de Philippe Nemo 2) sur une citation (phrase complète, compréhensible) incluant l'expression concernée.
  23. Voir sur nonfiction.fr.
  24. Préciser qui Nemo désigne sous ce label.
  25. Cette phrase est incompréhensible. Cf. discussion.
  26. Phrase suspecte ou approximative ; il y avait aussi des républicains : Gambetta, Clemenceau, Ferry, etc.
  27. Si Nemo a écrit cela, que cela soit donné comme une citation.
  28. Voir sur libres.org.
  29. Citation nécessaire.
  30. Identifier Laval et Darlan avec le Front populaire paraît un peu léger (voir discussion). Citation nécessaire.
  31. Voir sur actu-philosophia.com.
  32. Rosmorduc, Jean, « Alfred Kastler, Cette étrange matière », Revue d'histoire des sciences, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 30, no 1, , p. 84–87 (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  33. « ASMP - Prix Koenigswarter », sur www.asmp.fr (consulté le )
  34. « Année 2007 – « Liberté économique et progrès social », sur aleps.aleps.paris.

Liens externes

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