Picardie wallonne
La Picardie wallonne, est l'ensemble des régions attribuée à la Picardie dans les anciens Pays-Bas, puis en Belgique, par opposition à la Picardie royale en France. La langue usuelle de la région est le picard et ses variétés comme le rouchi.

Territoire
modifierLe terme de Picardie wallonne désignait durant l'ancien régime, un territoire s'étendant entre le comté d'Artois, le comté de Flandre, le Cambrésis, le Tournaisis et le comté de Hainaut[1], par opposition à une Picardie française.
Les régions dites picardes de ces provinces sont les territoires suivants ;
- l'Artois wallon (régions d'Arras, Saint-Pol-sur-Ternoise et Hesdin)
- les pays rouchi (sud de la Flandre romane, Cambrésis, Hainaut), secteur parfois nommé Basse-Picardie[2].
Définition
modifierOn retrouve la mention de Picardie wallonne à plusieurs époques de l'ancien régime, il désigne dès le XVe siècle les régions picardes des anciens Pays-Bas[1]. Au XVIIe siècle, Pierre Viel mentionne la Picardie wallonne[3].
Au XXe siècle, le terme Picardie wallonne est utilisé pour désigner les régions picardes de la région wallonne en Belgique, ainsi, Mons est citée en Picardie wallonne[4], mais aussi Quiévrain[5].
Wallonie picarde
modifierEn 2004, le terme de Picardie wallonne est proposé comme nom pour la région de Tournai.
Picardie wallonne ou Picardie hennuyère
modifierL'idée de changer d'appellation en Picardie wallonne ou Picardie hennuyère a été lancée en octobre 2004 par le ministre de la Santé, Rudy Demotte[6].
Le terme de Picardie wallonne désignait durant l'ancien régime, un territoire comprenant l'Artois wallon, la Flandre wallonne, le Cambrésis, le Tournaisis et le comté de Hainaut[1], par opposition à une Picardie française.
Si elle a été suivie par certains acteurs, l'idée n'a pas eu un grand succès car la population n'était pas du tout associée au projet mais aussi parce qu'aucun autre parti que le PS n'avait été consulté.
Le président de la fédération Hainaut occidental du MR, Jean-Luc Crucke avait d'ailleurs mis ce petit texte critique sur son site web[7] :
« Wallonie picarde ? Picardie wallonne ? Qu’en dites-vous ?
Hainaut Occidental : parlons-en ! Certains voudraient le débaptiser et dénommer « Picardie wallonne » ou « Wallonie picarde ». Nul ne contestera nos origines picardes mais faut-il un renouvellement de façade ? La fédération MR s’est prononcée : aucun changement d’identité ne peut intervenir sans l’aval et la consultation de la population concernée. L’essentiel ne se situe pas dans une opération marketing mais dans un travail de fond.
À cet égard, il nous faut constater que ce n’est pas le boulot qui manque et que ni la Wallonie, ni le Hainaut, ni le Hainaut occidental, ne se portent au mieux de leur forme. »
L'initiative du nom Wallonie picarde revient au Conseil de développement (organe représentant les différents acteurs des forces vives couvrant le territoire) dans le cadre d'une réflexion sur l'identité du territoire et un projet de région. Dans ce cadre des forums de sensibilisation ont été lancés pour associer la population dans ses diverses composantes à ce projet qui se veut mobilisateur.
Géographie
modifierLa Picardie wallonne est bordée au sud par la Picardie royale, au nord par les Flandres artésiennes et le nord de la Flandre française, et à l'est par la Wallonie dialectale.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Nicole Bingen, Aux escholles d'outre-monts: Étudiants de langue française dans les universités italiennes (1480-1599) : Français, Francs-Comtois et Savoyards (lire en ligne)
- ↑ (la) Bartholomaeus : Anglicus, De proprietatibus rerum, apud Wolfgangum Richterum, impensis Nicolai Steinii, not. & bibliopolae, (lire en ligne), p. 690
- ↑ Pierre Viel, Histoire de la vie, mort, passion et miracles des saincts, Volume 2 (lire en ligne)
- ↑ Christiane Marchello-Nizia, La langue française aux XIVe et XVe siècles (lire en ligne)
- ↑ Louis Nisse, Wallonie française ! (lire en ligne)
- ↑ Alexandre Valée, « Le Flobecquois plaide pour un territoire à l'identité forte. Demotte lance la “Picardie wallonne” », in Le Soir, 23 octobre 2004
- ↑ « Jean-luc CRUCKE - Ministre », sur jl-crucke.be via Wikiwix (consulté le ).