Pique-nique à Hanging Rock

film de Peter Weir, sorti en 1975
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Pique-nique à Hanging Rock (Picnic at Hanging Rock) est un film australien réalisé par Peter Weir, sorti en 1975. Il s'agit d'une adaptation du roman du même nom de Joan Lindsay publié en 1967.

Pique-nique à Hanging Rock
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo promotionnelle avec Anne-Louise Lambert.
Titre original Picnic at Hanging Rock
Réalisation Peter Weir
Scénario Cliff Green
Musique Bruce Smeaton
Sociétés de production British Empire Films
South Australian Film Corporation
The Australian Film Commission
McElroy & McElroy
Picnic Productions
Pays de production Drapeau de l'Australie Australie
Genre Drame
Durée 115 minutes
Sortie 1975

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le film est un succès critique et public, notamment en Australie, le premier de la carrière de Peter Weir.

Synopsis

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Martindale Hall (près de Mintaro, Australie-Méridionale), filmé lors des vues extérieures comme l'école privée de jeunes filles Appleyard Hall.
Hanging Rock.

En , le jour de la Saint-Valentin, les élèves d'Appleyard College, une école privée de jeunes filles située dans l'État de Victoria, en Australie, partent en pique-nique à Hanging Rock, accompagnées de leurs enseignantes, Miss Greta McCraw et Mlle de Poitiers. Sara, une enfant réservée arrivée à l'école depuis un orphelinat et qui souffre encore de sa séparation d'avec son frère Bertie, est contrainte de rester sur place. Elle demeure à l'école avec l'enseignante Miss Lumley et la sévère directrice, Mme Appleyard.

Les excursionnistes arrivent à Hanging Rock et s'installent pour leur pique-nique au pied de cette immense formation rocheuse, jadis lieu de culte aborigène. Les enseignantes s'inquiètent toutefois de l'heure : les deux seules montres disponibles se sont arrêtées exactement à midi. Alors que le soleil est à son zénith et que les jeunes filles s'abandonnent à la torpeur de l'après-midi, quatre d'entre elles — Miranda, Marion, Irma et Edith — demandent l'autorisation d'explorer les environs. Alors qu'elles se dirigent vers le rocher, elles sont observées par un jeune Anglais, Michael Fitzhubert, et son ami australien, Albert Crundall. Elles commencent leur ascension, puis s'endorment sous l'effet d'une étrange influence. À leur réveil, accompagnées de l'une de leurs enseignantes et comme en transe, Miranda, Marion et Irma s'aventurent dans un étroit défilé rocailleux, irrésistiblement attirées par le rocher. Bouleversée, Edith les regarde partir avant de pousser un cri et, prise de panique, de redescendre seule en courant.

Mlle de Poitiers et les élèves restantes regagnent Appleyard College plusieurs heures plus tard que prévu, après n'avoir retrouvé ni Miranda, ni Marion, ni Irma, et signalent également la disparition de Miss McCraw. Le lendemain, la police entreprend à son tour des recherches, mais sans succès. Edith livre un récit décousu dans lequel elle se souvient avoir aperçu un étrange nuage rouge et Miss McCraw courant vers le rocher sans sa jupe.

Après avoir fait des cauchemars au sujet de la disparition des jeunes filles, Michael Fitzhubert retourne à Hanging Rock pour les rechercher avec l'aide d'Albert. Il passe la nuit sur place et, le lendemain, découvre Irma inconsciente dans une crevasse, pieds nus et sans corset ni bas. Michael sort de la crevasse en titubant et s'effondre. Inquiet de son absence pendant la nuit, Albert revient avec la police et retrouve Michael inconscient. Alors qu'on le transporte jusqu'à la voiture, Michael tend à Albert un morceau déchiré de la robe d'Irma. Albert retourne au rocher et retrouve Irma, amnésique, qui ne conserve aucun souvenir de ce qui s'est passé.

Miranda, Marion et Miss McCraw demeurent introuvables ; leurs disparitions inexpliquées provoquent un scandale, qui conduit certaines élèves à être retirées de l'école. La presse commence à s'intéresser à l'affaire, tandis que les habitants de la région spéculent sur d'éventuels motifs sexuels, ainsi que sur un viol ou un meurtre. Alors que la réputation de l'établissement et sa situation financière se dégradent, Mme Appleyard informe Sara que son tuteur n'a plus pris contact avec l'école depuis plusieurs mois et que ses frais de scolarité n'ont pas été réglés ; elle n'est donc plus autorisée à participer aux cours extrascolaires. Sara passe alors une grande partie de son temps alitée, à pleurer la disparition de Miranda. Michael continue de faire des rêves dans lesquels Miranda est symbolisée par la présence d'un cygne blanc.

Irma, physiquement rétablie mais toujours sans aucun souvenir des événements survenus le jour du pique-nique, doit être renvoyée en Europe pour rejoindre ses parents. Elle se rend à l'école pendant un cours de danse afin de faire ses adieux aux autres élèves, mais ses camarades l'accusent d'être responsable de ce qui s'est passé et exigent qu'elle leur dise ce qui est arrivé. Après le départ d'Irma, en larmes, Mlle de Poitiers découvre que Miss Lumley a attaché Sara contre un mur, sous prétexte de corriger sa posture.

La veille du début des vacances de Pâques, Mme Appleyard informe Sara que, ses frais de scolarité restant impayés, elle doit retourner à l'orphelinat. Mme Appleyard affirme ensuite faussement à Mlle de Poitiers que le tuteur de Sara est venu la chercher et élude ses questions lorsqu'elle tente de savoir si la jeune fille reviendra au trimestre suivant.

Albert raconte à Michael un rêve particulièrement vif dans lequel sa sœur Sara lui rend visite : « Adieu, Bertie, lui dit-elle. J'ai parcouru un long chemin pour venir te voir, et maintenant je dois partir. » Puis elle s'en va. Le corps sans vie de Sara est découvert dans une serre attenante au bâtiment de l'école, après avoir chuté d'en haut. Un jardinier se précipite alors au bureau de Mme Appleyard pour lui annoncer la tragédie et la trouve assise calmement à son bureau, vêtue d'habits de deuil.

Une voix off rapporte que Mme Appleyard, confrontée à la ruine de son école et hantée par les disparitions et les événements qui s'ensuivent, est retrouvée morte au pied de Hanging Rock, après avoir apparemment fait une chute lors de son ascension. Tandis que des images du jour du pique-nique réapparaissent à l'écran, la voix off précise que la disparition de Miranda, Marion et Miss McCraw demeure un mystère non résolu, qui continue de hanter la communauté locale.

Fiche technique

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Distribution

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Statue de Miranda, centre d'accueil des visiteurs de Hanging Rock.

Production

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Tournage

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Accueil

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Distinctions

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Cérémonie[4] Prix Personnalité nommée Résultat
AACTA Award 1976 meilleur film Hal et Jim McElroy Nomination
meilleur réalisateur Peter Weir Nomination
meilleure actrice Helen Morse Nomination
British Society of Cinematographer Award meilleure photographie Russell Boyd Nomination
BAFTA Award 1977 meilleure photographie Lauréat
meilleurs costumes Judith Dorsman Nomination
meilleur son Nomination
Saturn Awards 1979 meilleur scénario Cliff Green Nomination
meilleure photographie Russell Boyd Lauréat

Citation

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La première réplique du film est une version modifiée de vers d'Edgar Allan Poe tirés de A Dream Within A Dream : « What we see or what we seem are but a dream, a dream within a dream » Un rêve dans un rêve : Tout ce que nous voyons ou paraissons n’est rien d'autre qu’un rêve, un rêve à l'intérieur d'un autre rêve »).

Autour du film

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Sofia Coppola s'est en partie inspirée de l'atmosphère de ce film pour son premier long métrage Virgin Suicides, ainsi que pour son film Marie-Antoinette[5].

À partir de 2018, la chaîne australienne Showcase diffuse une mini-série basée sur le roman, reprise en France par Canal+[6].

Notes et références

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  1. Affiche francophone sur FilmAffinity
  2. « Dates de sortie » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database
  3. « Locations » (tournage et production), sur l'Internet Movie Database
  4. « Distinctions » ((en) récompenses), sur l'Internet Movie Database
  5. (en) Jake Weird, « The Virgin Suicides and Picnic at Hanging Rock », sur Weirdland, BlogSpot (consulté le )
  6. Christophe Gazzano, « "Picnic at Hanging Rock" : Canal+ dégaine une série australienne ce soir », ozap.com, (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (en) S. C. Aitken et L. E. Zonn, « Weir(d) Sex : Representation of Gender-Environment Relations in Peter Weir's Picnic at Hanging Rock and Gallipoli », Environment and Planning D : Society and Space, vol. 11, no 2, , p. 191-212 (DOI 10.1068/d110191).
  • (en) Victoria Bladen, « The Rock and the Void : Pastoral and Loss in Joan Lindsay's Picnic at Hanging Rock and Peter Weir's Film Adaptation », Colloquy, no 23, , p. 159-184 (lire en ligne).
  • (en) Annabel Carr, « Beauty, Myth and Monolith : Picnic at Hanging Rock and the Vibration of Sacrality », dans Carole M. Cusack, Christopher Hartney, Frances Di Lauro (dir.), The Buddha of Suburbia : Proceedings of the Eighth Australian and International Religion, Literature and the Arts Conference 2004, Sydney, RLA Press, , X-290 p. (ISBN 1864877529, lire en ligne), p. 123-131.
  • (en) Saviour Catania, « The Hanging Rock Piper : Weir, Lindsay, and the Spectral Fluidity of Nothing », Literature/Film Quarterly, Salisbury University, vol. 40, no 2, , p. 84-95 (JSTOR 43798820).
  • (en) Penny Crofts et Honni van Rijswijk, « Picnic at Hanging Rock : Coming of age as a girl in the Gothic colonial institution », dans Kim D. Weinert, Karen Crawley et Kieran Tranter (dir.), Law, Lawyers and Justice : Through Australian Lenses, Routledge, , 308 p. (ISBN 9780367210458), p. 106-128.
  • Joseph Earp, « Pique-nique à Hanging Rock, la force du mythe », Courrier international N° 1434, Courrier international S.A, Paris, , p. 41-44, (ISSN 1154-516X) (article original paru dans le magazine The Brag, Sydney, Australie, le ).
  • (en) Jytte Holmqvist, « Contrasting cultural landscapes and spaces in Peter Weir's film Picnic at Hanging Rock (1975), based on Joan Lindsay's 1967 novel with the same title », Coolabah, Observatori : Centre d'Estudis Australians, Australian Studies Centre, Universitat de Barcelona, no 11, (ISSN 1988-5946, lire en ligne).
  • (en) Douglas Keesey, « Weir(d) Australia : Picnic at Hanging Rock and The Last Wave », Lit : Literature Interpretation Theory, vol. 8, nos 3-4, , p. 331-346 (DOI 10.1080/10436929808580207).
  • (en) Rosemarie Miller, « Return to Hanging Rock : lost children in a Gothic landscape », Green Letters. Studies in Ecocriticism, vol. 21, no 2, (DOI 10.1080/14688417.2016.1233822).
  • (en) Anna Backman Rogers, Picnic at Hanging Rock, Londres, Bloomsbury Publishing / British Film Institute, coll. « BFI Film Classics », , 104 p. (ISBN 978-1-839-02335-4).
  • (en) Theodore E. Sheckels, « Fear in Peter Weir's Australian Films : A Matter of Control », Antipodes, Wayne State University Press, vol. 23, no 1 « Fear in Australian Literature and Film », , p. 75-80 (JSTOR 41957766).
  • (en) Kathleen Steele, « Fear and Loathing in the Australian Bush : Gothic landscapes in Bush Studies and Picnic at Hanging Rock », COLLOQUY : text theory critique, no 20, , p. 33-56 (lire en ligne).
  • (en) Alex Tate, « "A million years...just for us" : Subversive fixity in Peter Weir's Picnic at Hanging Rock », FORUM : University of Edinburgh Postgraduate Journal of Culture and the Arts, no 1, (lire en ligne).
  • (en) Harriet Wild, « Darling Miranda : courtly love in Picnic at Hanging Rock », Studies in Australasian Cinema, vol. 8, nos 2-3, , p. 123-132 (DOI 10.1080/17503175.2014.960681).

Liens externes

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