Pierre Charié
Pierre Charié, né le à Égry (Loiret) et mort le à Égry, est un résistant et un homme politique français. Il est père de Jean-Paul Charié.
| Pierre Charié | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (14 ans, 3 mois et 3 jours) |
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| Élection | 30 novembre 1958 |
| Réélection | 18 novembre 1962 12 mars 1967 23 juin 1968 11 mars 1973 |
| Circonscription | 3e du Loiret |
| Législature | Ire, IIe, IIIe et IVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR (1958-1962) UNR-UDT (1962-1967) UD-Ve (1967-1968) UDR (1968-1973) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Gaston Girard |
| Maire d'Égry | |
| – (19 ans, 10 mois et 11 jours) |
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| Prédécesseur | M. Charié |
| Conseiller général du Loiret | |
| – (24 ans, 11 mois et 14 jours) |
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| Circonscription | Canton de Pithiviers |
| Prédécesseur | Maurice Criton |
| Successeur | Marcel Piquemal |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Pierre Georges Émile Albert Charié |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Égry (Loiret) |
| Date de décès | (à 58 ans) |
| Lieu de décès | Égry (Loiret) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UNR - UDR |
| modifier |
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Biographie
modifierFamille
modifierLe Résistant
modifierPierre Charié rejoint la Résistance dès le début de l'Occupation[1].
Fin 1941, en contact avec Londres, pour le 2e bureau français, il facilite le passage en Espagne d'hommes voulant rejoindre les Forces françaises libres.
En , il fait partie d'une organisation « dont l'activité fut très belle, puisqu'en , elle enregistrait déjà 12 parachutages reçus »[2].
Fin 1943, il travaille avec Roger Mercier[3]. Courant , le colonel O'Neill « Formule »[4] leur fait rencontrer le commandant Saint-Paul, officier du SOE qui, arrivé récemment, offre d'armer la Résistance.
En , il travaille comme adjoint de George Wilkinson, chef du réseau HISTORIAN (réseau du SOE dans le Loiret), et lorsque ce dernier est arrêté fin juin, il assure l'intérim, sous le nom d'Étienne Leblanc.
Le , le commandant Pierre Charié est nommé chef départemental des FFI. Il prend peu après le commandement du 1er bataillon de Volontaires de l'Orléanais.
Le député
modifierPierre Charié est député du Loiret pendant quinze ans, de 1958 jusqu'à sa mort en 1973.
- 30/11/1958 - 09/10/1962 : UNR
- 18/11/1962 - 02/04/1967 : UNR-UDT
- 12/03/1967 - 30/05/1968 : UDVR
- 23/06/1968 - 01/04/1973 : UDR
- 11/03/1973 - 12/03/1973 : UDR
À sa mort, son suppléant, Gaston Girard lui a succédé, en attendant que son fils, Jean-Paul gagne pour lui-même la circonscription :
Mort
modifierIl meurt le à Égry, sa commune natale.
Distinctions
modifierPierre Charié est récipiendaire des décorations suivantes :
Chevalier de la Légion d'honneur[5] ;
Croix de guerre - avec palme de bronze[5] ;
Médaille de la Résistance française (décret du )[6] ;
Ordre du Service distingué (Royaume-Uni) (Royaume-Uni) ; il est reçu « compagnon dans le D.S.O. » en , au cours d'une prise d'armes dans la cour de l'ambassade britannique à Paris[5] ;
Médaille de la Liberté (États-Unis) (Etats-Unis)[5],[6]
Sources
modifier- Paul Guillaume, Au temps de l'héroïsme et de la trahison, Orléans, Imprimerie nouvelle, 1948 ; rééd. : Loddé, Orléans, 1978.
Notes
modifier- ↑ Guillaume, p. 93, 154 et 306.
- ↑ Lettre de P. Charié du , citée par Guillaume, p. 93.
- ↑ Délégué militaire départemental, pour le Loiret.
- ↑ Délégué militaire régional (P2).
- 1 2 3 4 Guillaume, p. 306.
- 1 2 « Pierre Charié - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative aux militaires :