Pierre Lequesne
Pierre Lequesne, né le à Langogne (Lozère) et mort le à Ambalavao (Madagascar), est un militaire français, officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération.
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Pierre Fernand Lequesne |
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Militaire |
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Il est l'un des douze compagnons de la Libération du 22e Bataillon de Marche nord-africain (22e BMNA).
Biographie
modifierPierre (Fernand) Lequesne est né le à Langogne en Lozère. Il s'engage en au 27e Bataillon alpin de chasseurs à pied ; en , il est nommé caporal et, deux mois plus tard, passe au 6e Bataillon de chasseurs alpins (6e BCA). En , il retrouve sa première unité et est promu sergent.
Au mois de le sergent Lequesne est dirigé sur le Levant et reste en poste pendant deux ans à Damas et au Djebel Druze au sein du 2e Régiment de tirailleurs tunisiens (2e RTT).
Rentré en France en 1928, il est admis à l'école d'officier de Saint-Maixent d'où il sort sous-lieutenant en 1930. Muté l'année suivante au 110e Régiment d'infanterie à Dunkerque, il est promu lieutenant en .
En 1935 Pierre Lequesne est mis à la disposition du général commandant supérieur des Troupes du Levant à l'état-major duquel il est affecté en 1938 après un passage au 1er Bataillon du 1er Régiment de tirailleurs marocains (1er RTM).
En il reçoit ses galons de capitaine et, en , il est affecté au 12e RTT. Après la dissolution de son unité, il passe, en , au 16e RTT dont il commande une compagnie. En , au lendemain de la campagne de Syrie, le capitaine Lequesne rallie le général de Gaulle et les Forces françaises libres.
Très rapidement il est chargé de former, d'organiser et de commander la 22e Compagnie nord-africaine (22e CNA) avec laquelle, au sein de la 1ère Brigade française libre du général Koenig, il prend part aux opérations de Libye. Au cours des combats de Bir-Hakeim, du au , il organise solidement et dans des conditions difficiles le point d'appui qui lui est confié. Le , il mène sa compagnie à une contre-attaque malgré un très violent feu d'artillerie lourde et provoque de lourdes pertes chez l'ennemi.
En , de la même façon, il entraîne ses hommes à l'attaque au massif de l'Himeimat lors des combats d'El Alamein en Egypte.
Après les opérations en Tunisie, le , il se voit attribuer la Croix de la Libération par le général de Gaulle.
Promu chef de Bataillon, il reste, lors de la campagne d'Italie, à la tête de son unité devenue entre-temps le 22e Bataillon de marche nord-africain (22e BMNA). L'unité s'illustre sous l'impulsion de son chef, notamment dans la percée de la ligne Gustav dans le secteur du Garigliano, du 10 au . Mais le Bataillon paye, à l'occasion de ces opérations, un lourd tribut perdant 214 hommes dont 55 tués.
Le commandant Lequesne participe ensuite au débarquement en Provence le puis à la campagne des Vosges, lorsque le 22e BMNA intègre la 2e Brigade de la 1ère Division française libre, puis à celle d'Alsace avant de devoir, le , quitter le 22e BMNA pour être envoyé en mission au Levant.
Après la guerre, promu au grade de lieutenant-colonel, il est volontaire pour prendre le commandement d'une demi-brigade à Madagascar.
Pierre Lequesne est décédé le en service commandé des suites d'un accident d'avion au cours d'une reconnaissance à Ambalavao. Il a été inhumé à Tananarive.
Décorations
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Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération par décret du
Croix de guerre - avec palme de bronze
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Médaille coloniale