Pierre François Bonnet
Pierre François Dominique Bonnet, né le à Limoux (Aude), mort le à Conques-sur-Orbiel (Aude), un homme politique de la Révolution française.
| Pierre François Dominique Bonnet | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député du bailliage de Limoux | |
| – (2 ans, 6 mois et 5 jours) |
|
| Gouvernement | Assemblée constituante de 1789 |
| Groupe politique | Tiers état |
| Député de l'Aude | |
| – (3 ans, 1 mois et 22 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des anciens | |
| – (1 an, 6 mois et 28 jours) |
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| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Limoux, France |
| Date de décès | (à 55 ans) |
| Lieu de décès | Conques-sur-Orbiel, France |
| Nationalité | |
| Parti politique | Montagne |
| Profession | Avocat |
| députés de l'Aude | |
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Biographie
modifierMandat à la Constituante
modifierEn 1789, Pierre François Dominique Bonnet, alors avocat dans sa ville natale, est élu représentant du tiers état pour le bailliage de Limoux, le deuxième et dernier, aux États généraux[1].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le , il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[2].
Mandat à la Convention
modifierLa monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Pierre François Dominique Bonnet est élu député de l'Aude, le deuxième sur huit, à la Convention nationale[3]. Il ne saurait être confondu avec son collègue et homonyme, Pierre-Louis Bonnet de Mautry, député du Calvados.
Selon l'historienne australienne Alison Patrick, il siège sur les bancs de la Montagne. Selon l'historienne française Françoise Brunel, il siège sur les bancs de Plaine[4]. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[5],[6] :
L'expression de la volonté générale est la loi : la loi condamne les conspirateurs à la mort ; Louis a été, à l'unanimité, convaincu de conspiration, il mérite la mort.
Le , il s'abstient de voter lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[7] :
Une amère diatribe dans laquelle aucune des grandes questions que présente une cause qui peut compromettre la représentation nationale tout entière, n'a été discutée, ni même présentée, n'est pas un rapport. [...] je déclare, en mon âme et conscience, que je ne puis voter, quant à présent.
Le , il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[8].
Le , Pierre François Dominique Bonnet est en effet envoyé en mission, aux côtés de Claude Fabre (député de l'Hérault), de Jacques-Augustin Leyris (député du Gard) et de Joseph-Étienne Projean (député de la Haute-Garonne), auprès de l'armée des Pyrénées orientales[9].
Le 8 brumaire an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal) accusé d'être responsable des fusillades et des noyades de Nantes[10].
Mandat aux Anciens
modifierSous le Directoire, Pierre François Dominique Bonnet est réélu député et siège au Conseil des Anciens et son élection est validée par la loi du 22 floréal an VI ()[11].
Notes et références
modifier- ↑ Laurent, Émile (1819-1897) et Mavidal, Jérôme (1825-1896), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 8, Liste des noms et qualités de messieurs les députés et suppléants à l'Assemblée nationale »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le ) - ↑ Laurent, Émile (1819-1897) et Mavidal, Jérôme (1825-1896), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 25, séance du 4 mai 1791 »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Albert Soboul, Girondins et Montagnards.: Colloque en Sorbonne (14 décembre 1975), Société des études robespierristes (ISBN 978-2-908327-74-8, lire en ligne)
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 3 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Baron, Marie-Claude (1945-2002) et Brunel, Françoise (née en 1948), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 100, séance du soir du 8 brumaire an III (29 octobre 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°235, « Conseil des Anciens, séance du 22 floréal (11 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 floréal an 6 (14 mai 1798) (consulté le )
Liens externes
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