Pierre Jean Tambuyser

sculpteur belge

Pierre Jean Tambuyser, né à Malines le et mort dans la même ville le , est un sculpteur et un professeur d'art belge.

Pierre Jean Tambuyser
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
MalinesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Sculpteur, professeur d'art et de dessinVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Maître

Biographie

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Famille

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Pierre Jean Tambuyser, né à Malines le , est le fils de Gilles Tambuyser (1771-1833), boulanger, et d'Anne Marie Van Paesschen (1765-1836). Le , il épouse à Malines Marie Thérèse Laurent (1796-1861), fille du sculpteur François Laurent. Trois de ses fils sont sculpteurs : Egide Corneille (1822-1889), Bartholomé (1825-1891) et Joseph (1828-1888). Sa fille Marie Thérèse Tambuyser (1832-1915) épouse le peintre Joseph Désiré Coninckx (1817-1890)[1].

Carrière

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Pierre Jean Tambuyser est, de bonne heure, étudiant de l'Académie royale des beaux-arts de Malines, où son professeur principal est Jean-François van Geel. En 1818, il obtient le premier prix en dessin d'après plâtre, puis, de 1819 à 1823, des prix en dessin d'après nature. En 1821, il épouse la fille de François Laurent, sculpteur spécialisé en art religieux, chez lequel il parfait sa formation[2].

En 1824, conformément à son projet, il est professeur de la classe de modelage à la terre glaise à l'Académie de Malines et forme notamment ses fils, de même que Joseph Tuerlinckx qui bénéficie, en outre, de l'atelier personnel de son maître[3].

Pierre Jean Tambuyser meurt, à l'âge de 62 ans, chez lui rue d'Adegem no 73 à Malines le [1].

Caractéristiques

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Confessionnal de l'église Notre-Dame de Merchtem (1826-1828).

Pierre Tambuyser commence à exposer en 1818 à la Société d'Encouragement des beaux-arts de Malines un bas-relief en terre glaise intitulé Cosaque combattant et le portrait de l'un de ses amis. Lors de la même exposition en 1820, il propose Pomone une terre glaise.

Son champ artistique couvre essentiellement l'art sacré présents dans les églises et les cimetières. En 1859, Joseph Tuerlinckx affirme « Il témoigne d'un talent réel et se distingue par une grande netteté d'exécution et une certaine ampleur de style[4]. » Quant à l'historien Edmond Laloire, il écrit en 1926 : « [Il] excelle dans les ornements sculptés en bois : son talent apparaît sous son plus beau jour dans arabesques, festons, feuillages et fleurons. Il déploie une pureté et une énergie de ciseau qui rappelle les temps célèbres de la sculpture malinoise. Il affectionne les figures de chérubins qu'il rend avec beaucoup de grâce[5]. »

Sélection

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On connaît de lui[6] :

À Malines

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Saint-Jacques le Majeur, église Sainte-Catherine de Malines.
  • Chapelle de la confrérie du Rosaire de l'église métropolitaine Saint-Rombaut : statues de Sainte-Thérèse et de Sainte-Lucie et le banc des proviseurs de la confrérie du Rosaire, en harmonie avec l'autel de la Vierge ;
  • Église Sainte-Catherine : Saint-Jacques le Majeur, sous le jubé, et Saint-Louis de Gonzague dans la chapelle Saint-Antoine de Padoue ;
  • Église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle : Sainte-Cécile, accompagnée d'un ange, servant de monument commémoratif de la famille Backx ;
  • Chapelle du couvent des Pauvres Claires Colettines : Sainte-Colette, agenouillée sur un nuage, offrant son cœur à Dieu (1853) ;
  • Chapelle du palais archiépiscopal : un bas-relief, en bois, représentant la Dernière Cène, et les figures placées aux côtés, la Sainte-Vierge portant l'Enfant Jésus et Saint-Charles Borromée ;
  • Couvent des sœurs noires : le Christ en croix, décorant la cheminée du réfectoire et un Saint-Augustin, accompagné de deux chérubins, surmontant l'autel de la chapelle ;
  • Couvent des Thérésiennes ou Carmélites : la chaire de vérité, dont la cuve affecte l'apparence du globe terrestre enveloppé de nuages ; une draperie s'étend sur la mappemonde, derrière laquelle sont reproduites les tables du décalogue ; l'abat-voix et l'escalier sont ornés de nuages d'où sortent des têtes enfantines ailées. Cette œuvre est exécutée en 1832 pour l'hôpital de Notre-Dame qui la vend, en 1857, au couvent du Carmel.
  • Chapelle du couvent des Apostolines : le tabernacle et le grand encadrement en chêne sculpté du tableau de J. van Hoeck ;
  • Église des Saints Jean-Baptiste et Jean l'Evangéliste : La mise au tombeau de Jésus-Christ.

Autres lieux

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Chaire de vérité de l'église Notre-Dame de Merchtem (1826-1828).

Conservation

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  • Le musée de Malines conserve de lui un buste de Matthias Hovius, troisième archevêque de Malines.

Références

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  1. 1 2 « État-civil de Malines », sur familysearch.org, (consulté le ).
  2. Edmond Laloire 1926, p. 517.
  3. Emmanuel Neeffs, Histoire de la peinture et de la sculpture à Malines, vol. 1, Gand, Eug. Vandermaelen, , 306 p. (lire en ligne), p. 277.
  4. Edmond Laloire 1926, p. 519.
  5. Edmond Laloire 1926, p. 521.
  6. Edmond Laloire 1926, p. 517-520.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Edmond Laloire, Biographie nationale : Tambuyser, Pierre Jean, vol. 24, Bruxelles, Émile Bruylant, , 990 p. (lire en ligne), p. 517-520.

Liens externes

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