Pierre Maillard (diplomate)
Pierre Maillard, né le à Laval et mort le à Châtenay-Malabry[1], est un diplomate français. Il fut conseiller diplomatique du général Charles de Gaulle de 1959 à 1964.
| Ambassadeur de France au Canada | |
|---|---|
| - | |
Jean Beliard (d) | |
| Délégué permanent de la France auprès de l'UNESCO | |
| - | |
François Valéry (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Pierre Albert Jean Maillard |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinctions |
Biographie
modifierFormation
modifierAprès des études au Lycée Buffon et Louis-le-Grand, Pierre Maillard est admis à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1937. Il est licencié en lettres et en droit, puis agrégé d'allemand.
En 1942, Pierre Maillard est admis au concours d'entrée dans les carrières diplomatiques et consulaires[2].
Carrière diplomatique
modifierDe 1942 à 1943, Pierre Maillard est attaché d'ambassade à Berne puis. En , il est membre de la représentation du Comité français de libération en Suisse et, en septembre 1944, chef de l'Office français des réfugiés en Suisse[2].
En 1945, il devient Chef de cabinet du secrétaire général aux Affaires allemandes et autrichiennes. En 1946, il est deuxième secrétaire d'ambassade en Grande-Bretagne. En 1948, il rejoint l'administration centrale (section Europe) du Ministère des Affaires étrangères[2].
En 1949, il est nommé adjoint au ministre plénipotentiaire, suppléant du ministre des Affaires étrangères pour la négociation du traité d'État autrichien, puis comme Premier secrétaire en Autriche (en 1950). En 1952, il est affecté au Secrétariat des conférences. En 1953, il devient sous-directeur à l'administration centrale (section Sarre), puis, en 1954, sous-directeur puis chef du service du Levant[2].
De 1954 à 1957, Pierre Maillard est maître de conférences à l'École libre des sciences politiques. En 1958, il devient directeur politique du Conseil de l'Europe à Strasbourg[2].
1959-1964 : Conseiller de de Gaulle
modifierDe 1964 à la retraite
modifierMinistre plénipotentiaire en 1960, Pierre Maillard est nommé Secrétaire général de la Défense nationale de 1964 à 1968.
De 1965 à 1969, il est membre du conseil d'administration de l'agence Havas.
De 1970 à 1975, il est ambassadeur, délégué permanent de la France auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
De 1975 à 1979, il est conseiller diplomatique du gouvernement chargé notamment du dialogue euro-arabe.
En 1979, Pierre Maillard est nommé Ambassadeur de France en Chine (non installé).
En 1979 à 1981, il est ambassadeur de France au Canada puis est élevé à la dignité d'ambassadeur de France.
En 1982, il est chargé de mission auprès de Jean-Pierre Chevènement au Ministère de la Recherche et de l'industrie.
Retraite
modifierDepuis 1983, il est membre de l'Institut Charles-de-Gaulle puis de la Fondation du même nom.
De 1996 à 2001, Pierre Maillard est membre du Conseil économique et social d'Île-de-France.
En 1996 et 1997, il est vice-président de l'association Défense de la langue française.
En 2003, avec le général Pierre Marie Gallois, initiateur de la force nucléaire de la France et Henri Fouquereau, président du Mouvement démocrate français, il fonde le Forum pour la France, un regroupement de personnalités politiques qui œuvre pour « la souveraineté et l'indépendance de la France ». Il a ainsi milité pour le « non » au référendum sur le projet de traité constitutionnel européen notamment dans le cadre européen et dans une perspective gaulliste.
En 2010, après la disparition du général Gallois, il devient président du Forum pour la France, Henri Fouquereau assurant le secrétariat général.[réf. nécessaire]
Publications
modifier- Formons des hommes, 1952[3]
- Pierre Maillard (préf. Maurice Schumann), De Gaulle et l'Allemagne : le rêve inachevé, Paris, Plon, coll. « Espoir », (réimpr. 2001), 321 + 8 (ISBN 2-259-02143-3, BNF 35075034)
- Pierre Maillard, De Gaulle et l'Europe : entre la nation et Maastricht, Paris, Tallandier, coll. « Approches » (no 22), , 370 p. (ISBN 2-235-02131-X, BNF 37481255)
- Pierre Maillard (préf. Yves Guéna), De Gaulle et le problème allemand : Les leçons d'un grand dessein, Oeil, , 314 p. (ISBN 978-2-86839-692-1)
- Pierre Maillard, Pierre Marie Gallois (dir.) et al., La Tragédie européenne et la France, Paris, François-Xavier de Guibert, , 229 p. (ISBN 2-86839-902-9, BNF 39235719)
- Pierre Maillard, La Constitution et la Turquie : l'Europe et de Gaulle trahis, Paris, François-Xavier de Guibert, , 60 p. (ISBN 2-86839-974-6, BNF 40010711)
Prix et récompenses
modifierDécorations
modifierLe , Pierre Maillard est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre de « conseiller des affaires étrangères, directeur politique du conseil de l'Europe à Strasbourg ; 21 ans de services civils et militaires »[4]. Il est promu au grade d'officier le , au titre de « ministre plénipotentiaire hors classe, délégué permanent de la France auprès de l'Unesco »[5], puis est fait officier de l'ordre le [6]. Il est promu au grade de commandeur le , au titre d'« ambassadeur de France »[6].
Le , il est nommé au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite, au titre de « ministre plénipotentiaire, secrétaire général adjoint de la défense nationale ; 23 ans de services civils et militaires »[7]. Il est promu au grade de commandeur le , au titre de « ministre plénipotentiaire, conseiller diplomatique du Gouvernement »[8], puis est fait commandeur de l'ordre le . Il est élevé à la dignité de grand officier le , au titre de « ambassadeur de France »[9].
Le , il est nommé au grade de chevalier de l'ordre des Palmes académiques, pour « services rendus à l'éducation nationale »[10].
Il est également commandeur de l'ordre de l'Étoile noire[réf. nécessaire].
Prix littéraires
modifier- Prix Paul-Teissonnière, pour Formons des hommes (1952)[3]
- Prix Eugène Colas, pour De Gaulle et l’Allemagne, Le Rêve inachevé (1991)[3]
Hommage
modifier- Hommage de Bertrand Renouvin, publié dans Royaliste page 2, .
Sources et références
modifierSources
modifierLes papiers personnels de Pierre Maillard sont conservés aux Archives nationales sous la cote 583AP[2].
Références
modifier- ↑ Lieux de naissance et décès trouvés dans la base MatchId des fichiers de décès en ligne du Ministère de l'Intérieur avec les données INSEE (consultation 17 janvier 2020)
- 1 2 3 4 5 6 Pierre maillard, Culture.gouv.fr (consulté le 7 février 2017)
- 1 2 3 Pierre Maillard, Academie-francaise.fr (consulté le 7 février 2017)
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0175 du 31 juillet 1959 page 7604 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0162 du 14 juillet 1971 page 6950 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- 1 2 « Journal officiel de la République française n°0163 du 14 juillet 1989 page 8873 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0299 du 24 décembre 1965 page 11693 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0295 du 20 décembre 1975 page 13069 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française n°0266 du 15 novembre 2002 page 18843 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°1 du 16 janvier 1963 page 6 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
Liens externes
modifier- Archives conservées par :
- Archives nationales (583AP, p-26yl9jlzz--u8g2kuoxlkhu)
- Archives diplomatiques (322PAAP)
- Ressource relative à la vie publique :