Pierre Schneiter
Pierre Schneiter, né le à Reims (Marne)[1] et mort dans la même ville le [2], est un homme d'État français. Il est ministre MRP et président de l'Assemblée nationale sous la IVe République.
Biographie
modifierCourtier en vins, il est diplômé de l'École des hautes études commerciales. Il participe activement à la Résistance, comme son frère André (né en 1914), chef du mouvement " Ceux de la Résistance " qui devait être fusillé à Tournes par les Allemands le .
À la Libération, Pierre Schneiter est nommé sous-préfet de Reims en 1944[3]. Le , à la veille du second tour des élections municipales et à l'initiative de Pierre Schneiter, la municipalité de Reims a reçu solennellement le général Dwight D. Eisenhower à l'Hôtel de Ville, pour lui conférer le titre de citoyen d'honneur de la ville[4]. Élu, puis réélu aux assemblées nationales constituantes, il représenta le département de la Marne au Palais-Bourbon jusqu'en 1958.
Fonctions gouvernementales
modifier- Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères du gouvernement Gouin (du au )
- Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères du gouvernement Bidault I (du au )
- Secrétaire d'État aux Affaires allemandes et autrichiennes du gouvernement Schuman I (du au )
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Marie (du au )
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Schuman II (du 5 au )
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Queuille I (du au )
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Bidault II (du au
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Queuille II (du 2 au )
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Pleven I (du au )
- Ministre de la Santé et de la population du gouvernement Queuille III (du au )
Autres fonctions exécutives
modifierLe , il est élu à la présidence de l'Assemblée nationale contre le sortant socialiste André Le Troquer. L'attitude du groupe communiste est déterminante car le PCF a soutenu Le Troquer en 1954 et l'a lâché en 1955 en raison du ralliement des socialistes aux accords de Paris sur le réarmement allemand. Pierre Schneiter préside les séances qui virent la chute des gouvernements de Pierre Mendès France et d'Edgar Faure. Il demeure en fonction jusqu'au de ma même année, date de la dissolution de l'Assemblée nationale.
Pierre Schneiter est maire de Reims du au , conseiller général de la Marne, élu dans le canton de Reims-3 de 1958 à 1964 et président du comité économique et social de la région Champagne-Ardenne de 1974 jusqu'au moment de son décès.
Il s'occupa aussi du Fonds de rétablissement des réfugiés du Conseil de l'Europe.
Famille
modifierDe son mariage avec Marguerite Fandre (1909-1993), sont issus cinq enfants, parmi lesquels : Jean-Louis Schneiter, lui aussi député (UDF) de la Marne (1978-1981), premier adjoint au maire de Reims, président de la communauté d'agglomération de Reims, puis maire de la ville de 1999 à 2008 ; Bertrand, inspecteur général des finances, président de la Conférence Olivaint en 1962 ; Denis, directeur central de la BNP-Paribas ; Vincent, conseiller commercial (Direction des relations économiques extérieures) et Anne, pianiste et professeur d'anglais
Il meurt, à Reims, le et repose au cimetière du Nord de Reims.
Un parc à Reims porte son nom.
Distinctions
modifier
Commandeur de l'ordre de la Santé publique, de droit en tant que ministre de la Santé publique, président du conseil de l'ordre ()[5]

Notes et références
modifier- ↑ « Acte de naissance n°921 avec mentions de mariage et décès », Archives départementales de la Marne (consulté le ), p. 262/372
- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- ↑ « Le nouveau sous-préfet de Reims », L'Union Champenoise, no 1, , p. 2
- ↑ https://pedagogie.ac-reims.fr/memoire/enseigner/supports_documentaires/eisenhower_reims.htm
- ↑ « Décret du 18 février 1938 instituant un ordre de la Santé publique, art. 10 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- « Caricature »
- « Généalogie »
- « Sa fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale »