Pierrot Gourmand
Pierrot Gourmand est une marque commerciale appartenant à la société Ger'son, filiale d'Andros[1]. Elle est notamment connue pour ses sucettes depuis 1926.
| Gerson
(Pierrot Gourmand) | |
| Création | 1892
01/01/1970 (société actuelle) |
|---|---|
| Fondateurs | Georges Évrard |
| Forme juridique | Société en nom collectif |
| Siège social | Altillac (19) |
| Direction | Philippe Heinrich |
| Activité | Fabrication de cacao, chocolat et de produits de confiserie |
| Produits | Confiseries |
| Société mère | Andros et Compagnie (395 287 519) |
| Effectif | Entre 250 et 499 salariés |
| SIREN | 701 650 145 |
| Site web | www.pierrot-gourmand.com |
| Chiffre d'affaires | nc |
| Résultat net | nc |
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Ger'son a son siège social à Altillac[2] en Corrèze. En 2009, cette entreprise est dans la tranche de 250 à 499 salariés et les comptes ne sont pas disponibles.
Elle fut auparavant la propriété de l'entreprise de confiseries Pierrot Gourmand, fondée en 1892 par un confiseur parisien, Georges Évrard.
Historique
modifierGeorges Évrard naît en 1867 à Paris. Il s'installe comme confiseur à l'âge de 19 ans dans le quartier du Marais, rue Barbette. En 1899, il dépose avec Henri Herbet la marque « Au Pierrot Gourmand »[3].
En 1906, la gamme s’étoffe, avec notamment le Riviera, un bonbon fourré aux fruits.
En 1916, Évrard installe une usine à Ivry-sur-Seine.
En 1924, Évrard et Herbet inventent la première sucette : du sucre d’orge parfumé et coloré en forme de fer de lance, sur un bâtonnet de rotin de Madagascar, ce qui permet de savourer la confiserie sans se salir les doigts. Ils déposent un brevet pour « une machine à fabriquer des bonbons constitués par une masse de sucre cuit dans laquelle est encastrée l'extrémité d'un bâtonnet »[4].
La sucette prend ensuite le nom de « Pégé », d’après les initiales de la marque. La vraie Pégé est au caramel.
Célèbre pour son présentoir, une tête de Pierrot toujours utilisée de nos jours, l'entreprise est aussi l'une des premières à envelopper ses bonbons dans du papier imprimé.
Les années 1950 sont l’âge d’or de Pierrot Gourmand, qui produit chaque année 2 000 tonnes de confiseries. Les sucettes sont proposées dans une multitude de parfums outre le caramel au lait des débuts, parmi lesquels cerise, orange, framboise et citron. Le bâton de la sucette, cylindrique, est alors en bois.
En 1976, la société doit déposer le bilan face à la grande distribution, et l'usine d’Ivry ferme. Le groupe Andros rachète la marque et reprend la production dans le Lot.
La marque aujourd'hui
modifierJusqu'en 1990, les bonbons et sucettes Pierrot gourmand seront fabriqués dans l'usine Andros de Biars-sur-Cère. Un site de production dédié est inauguré à Altillac[5], en Corrèze où l'entreprise produit actuellement plus de 140 millions de sucettes chaque année, mais aussi des bonbons commercialisés sous marque distributeur.
Bibliographie
modifier- Agnès Besson, Pierrot Gourmand : un siècle de création sucrée, Paris, Le Cherche midi, , 128 p. (ISBN 2-86274-978-8)
Notes et références
modifier- ↑ consultation du registre des marques de l'INPI le .
- ↑ « Chiffre d'affaires, résultat, bilans et identité de la sté Altillac », sur www.societe.com (consulté le ).
- ↑ « Le Guide des Connaisseurs - 1924. Une invention géniale : la sucette à bâtonnet », sur leguidedesconnaisseurs.be (consulté le ).
- ↑ « Ecistagsit : Tétine », sur franceculture.fr, (consulté le ).
- ↑ Bientôt la trêve des confiseurs.
Liens externes
modifier- Pierrot Gourmand de Bébé Cadum à Mamie Nova, diaporama (extrait) d'Imagexpertise
- « Pierrot Gourmand, plaisirs sucrés », dans Ivry-ma-ville, bulletin municipal de la ville d'Ivry, no 405,