Pimkie

enseigne de prêt-à-porter française pour femmes

Pimkie est une enseigne de prêt-à-porter française pour femmes, fondée en 1971.

Pimkie
logo de Pimkie
Logo de l'enseigne.

Création 26 juin 1971
Dates clés 1971 : création de l'enseigne
2021 : faillite de la filiale belge
2021 : faillite de la filiale suisse
Forme juridique Sasu
Siège social Villeneuve-d'Ascq
Drapeau de la France France
Direction Sandrine Njezic, DG
Président Salih Halassi (PDG)[1]
Actionnaires Drapeau de l'Angleterre Lee Cooper (Iconix Brand Group)
Activité commerce
Produits vêtements prêt-à-porter et accessoires pour femmes
Société mère Diramode, Promotion du Prêt à Porter
Effectif 1 694 (2019)[2]
SIREN 301 571 931
Site web https://www.pimkie.com

Fonds propres 108 573 200 euros (2019)
Dette 22 669 400 euros (2019)
Chiffre d'affaires 235 818 800 euros (2019)
−3,59 %
Résultat net 10 740 100 euros (2019)
−37,94 %

Elle a fait partie de l'Association familiale Mulliez (AFM) via le groupe de prêt-à-porter roubaisien Fashion Cube jusqu'à . Elle est exploitée par deux entités juridiques distinctes : Diramode et Promotion du Prêt à Porter.

Après une longue période d'expansion et un pic de présence établi en 2018 à 716 magasins dans trente pays, l'enseigne connaît des difficultés à partir de fin 2009[3]. En , l'enseigne Pimkie est vendue par AFM à trois investisseurs : le principal, Lee Cooper, acquiert 75 % du capital[4].

Historique

modifier

Naissance de l'enseigne

modifier

En 1971, des entrepreneurs français spécialisés dans la mode décident de travailler sur une nouvelle tendance, le pantalon pour les femmes. Grâce à un certain succès, la gamme s'élargit en proposant du prêt-à-porter féminin pour les 15-25 ans. Ainsi, le premier magasin « Pimckie » (pas encore « Pimkie ») ouvre dans le centre-ville de Lille.

Dans les années 1980, Pimckie devient Pimkie.

Croissance et internationalisation

modifier

À la fin des années 1980, Pimkie s'est implantée dans toute la France avec une centaine de magasins. Rencontrant un certain succès, l'enseigne se développe à l'étranger pendant une vingtaine d'années : en 2018, elle compte 716 magasins dans trente pays, un siège international en France, cinq bureaux d'achat-sourcing (Maroc, Tunisie, Turquie, Chine dont Hong Kong), un dépôt fédéral en Allemagne et cinq dépôts de distribution en Europe[5].

L'entreprise commence à connaître des difficultés à partir de fin 2009 : après une proposition d'accord portant sur un nombre indéterminé de ruptures conventionnelles en France[6], suivie de la suppression de 208 postes[7], les filiales belge et suisse sont déclarées en faillite, respectivement en par le tribunal de Tournai[8],[9] et en [10],[11].

Rachat par Lee Cooper, Salih Halassi et Ibisler Tekstil

modifier

En , Pimkie est vendue par AFM à Pimkinvest, un consortium composé de trois investisseurs : le principal est l'enseigne anglaise Lee Cooper  elle-même filiale du groupe américain Iconix Brand Group , qui acquiert 75 % du capital. Les deux repreneurs minoritaires sont Salih Halassi (via la société Amoniss[1]) (15 %), repreneur de Kindy et Mariner, et le groupe turc İbişler Tekstil[4],[12],[13].

Le , via un communiqué, Pimkie annonce la fermeture de 64 magasins sur une période de quatre ans, entraînant la suppression de 257 postes. L'enseigne déclare : « (…) des leviers pour réduire le nombre de fermetures seront étudiés avec attention, à chaque fois que cela sera possible, notamment aux côtés des partenaires bailleurs de Pimkie[14] ».

Difficultés financières

modifier

Après deux plans sociaux ( et ) l'enseigne Pimkie a été placée en procédure de sauvegarde en . Le le tribunal de commerce de Lille Métropole accorde un plan de continuation de deux ans[15] et Salih Halassi devient l'unique actionnaire de Pimkie[1].

Le , Pimkie signe un accord de partenariat avec Shein. Avec cet accord, Pimkie distribuera en ligne mais sous sa marque, des collections fabriquées en Chine par Shein. Cet accord étonne, aussi bien chez les salariés qu'à la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin. Certains voient dans cet accord, un moyen pour Shein de passer au travers de la future loi anti-fastfashion[16]. Quelques jours plus tard, Pimkie est exclue de la Fédération des enseignes de l'habillement[17],[18].

Chronologie

modifier
  • 1971 : création de l'enseigne ;
  • 1988 : Pimkie s'implante à l'étranger, ouverture du 1er magasin en Allemagne, à Heidelberg ;
  • 1990 : ouverture du 1er magasin en Espagne, à Séville ;
  • 1994 : ouverture du 1er magasin en Italie, à Turin ;
  • 2006 : Pimkie lance son site de vente en ligne français et compte 699 magasins dans seize pays ;
  • 2007 : Pimkie développe sa collection internationale et élargit sa présence à l'étranger (au Moyen-Orient et en Europe de l'Est) ;
  • 2009 : Pimkie affine son projet : « être la marque préférée des jeunes européennes de 20 ans » ;
  • 2011 : Pimkie lance ses sites marchands espagnol et italien ;
  • 2014 : Pimkie compte 693 magasins dans 28 pays ;
  • 2017 : lors du comité d'entreprise du est annoncé la volonté de signer un accord de rupture conventionnelle sans préciser le nombre d'emplois concernés ;
  • 2018 : le déficit constaté impose la fermeture de certains magasins et la suppression de 208 postes en France ;
  • 2021 : faillite de la filiale belge ;
  • 2021 : la filiale suisse est déclarée en faillite le . Tout le personnel est licencié sans versement du salaire de décembre.
  • 2023 : annonce de la fermeture, sur quatre ans, de 64 magasins en France[14]. 23 boutiques en propre ferment en France[13].
  • 2024 : Pimkie compte 196 boutiques gérées en propre en France, ainsi que 80 boutiques en franchise et 71 boutiques à l'étranger[13].

Identité visuelle (logo)

modifier

Références

modifier
  1. 1 2 3 Mirabelle Belloir, « Pimkie : voici les priorités de l'enseigne pour renouer avec la rentabilité », sur lsa-conso.fr, (consulté le )
  2. « Présentation de la société PROMOTION DU PRET A PORTER (PPP) », sur societe.com (consulté le ).
  3. « Le plan de Pimkie pour enrayer son déclin », sur Les Echos, (consulté le )
  4. 1 2 « L’enseigne Pimkie est reprise par Lee Cooper et Kindy », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  5. « Notre implantation - Pimkie », sur job.pimkie.com (consulté le )
  6. Jean-Marc Petit, « Villeneuve-d’Ascq Suppressions de postes et fermetures de magasins annoncées chez Pimkie le 8 janvier », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  7. Jean-Marc Petit, « Villeneuve-d’Ascq Pimkie annonce 208 postes supprimés, le Nord fortement touché », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  8. « La chaîne de magasins Pimkie déclarée en faillite », sur lesoir.be, (consulté le ).
  9. « La chaîne de magasins Pimkie déclarée en faillite », sur rtbf.be, (consulté le ).
  10. « Faillite de Pimkie en Suisse – En pleurs, elles racontent comment « on les a détruites » », sur 20min.ch, (consulté le ).
  11. « Avant Noël, c’est une honte », sur lecourrier.ch, (consulté le ).
  12. Juliette Garnier, « L’enseigne Pimkie est reprise par Lee Cooper et Kindy » Accès libre, sur Le Monde,
  13. 1 2 3 Emma Confrère et Amélie Ruhlmann, « Pimkie envisage la fermeture de 36 magasins supplémentaires et de nouvelles suppressions de postes », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  14. 1 2 « Pimkie : 64 magasins fermés et 257 postes supprimés d'ici à 2027 », sur ici, par France Bleu et France 3, (consulté le )
  15. Camille Harel, « Pimkie : l’ancienne marque de mode de la famille Mulliez évite de peu la liquidation » Accès libre, Capital, (consulté le )
  16. Florine Morestin, « Quand Pimkie s’allie à Shein : un choc pour l’industrie de la mode française » Accès libre, Novethic,
  17. « "Destructeur pour notre pays": après son alliance de la discorde avec Shein, Pimkie est exclue de la Fédération des enseignes de l’habillement », sur BFM BUSINESS, (consulté le )
  18. « Pimkie exclue des fédérations françaises de la mode après son partenariat avec Shein », sur Le Figaro, (consulté le )

Liens externes

modifier