Place Simone-Veil
La place Simone-Veil (anciennement place Thiers, plus anciennement place de la Gare) est une place du centre-ville de la ville de Nancy, dans le département de Meurthe-et-Moselle (54), en région Grand Est.
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| Division territoriale française | |
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| Commune française | |
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Situation et accès
modifierLa place Simone-Veil est entourée de la gare de Nancy-Ville, de la tour Thiers et de la brasserie Excelsior, bâtiment de style Art nouveau, à l'angle de la rue Mazagran, ainsi que l'une des façades des Magasins réunis d'Antoine Corbin, l'un des premiers bâtiments en béton de Nancy.
Origine du nom
modifierLa place honore Simone Veil (-), femme d'État française.
Historique
modifierCréation
modifierLa place a été créée en sur l'ancienne cuvette de Saint-Jean. Elle s'est d'abord appelée « place de la Gare », puis en (année de la mort d'Adolphe Thiers), elle est rebaptisée « place Thiers »[1], en reconnaissance de la libération en des territoires occupés par les troupes allemandes après la guerre franco-prussienne de (l'Alsace et l'actuel département de la Moselle, comprenant une partie du département de la Meurthe dont Nancy était la préfecture, étant quant à eux annexés). Thiers avait en effet obtenu dans ses négociations avec Bismarck que Nancy restât française[2].
En une statue de Thiers, « libérateur du territoire », y est érigée, œuvre du sculpteur Ernest Guilbert[3],[4] et de l'architecte Jean Bréasson[5],[6].
Transformations des années 1900
modifierLa place voit se construire plusieurs immeubles dont certains Art nouveau qui l'embellissent[1] : hôtels Thiers, Excelsior, Continental, les Magasins réunis. Le rêve est de faire de « la place Thiers et ses environs jusqu'à la place Saint-Jean et la Bourse du Commerce [...] le quartier des hôtels, des cafés, des restaurants et du grand commerce nancéien »[7]. Mais, en , « la place Thiers est devenue trop petite, étant donnée l'intense circulation quotidienne. Chevaux, voitures, autos, vélos, lourds camions, trois ou quatre lignes de tramway sillonnent perpétuellement cette place centrale de Nancy, parmi les flots de piétons et de voyageurs déversés par chaque train d'arrivée »[1]. Déjà en , des voix demandent le déboulonnage de la statue de Thiers[8], tandis que d'autres demandent la suppression des grilles inutiles qui enferment la gare[9],[1],[10].
Réaménagement des années 1970
modifierSon réaménagement à partir de a vu le démontage de la statue le , entreposée au centre technique municipal par la ville de Nancy[11], ainsi que la construction de la tour Thiers[4]. Une copie de cette statue ornait jadis le cours Bertagna à Bône (Annaba) en Algérie sous domination française, et se trouve actuellement à Saint-Savin, depuis l'indépendance de l'Algérie[12].
Le sous-sol de la place Thiers est devenu un parking souterrain.
Requalification des années 2010
modifierAu cours de l'année , dans le cadre du projet « Nancy Grand Cœur », la place entre dans une nouvelle phase de restructuration, conduite par l'architecte Jean-Marie Duthilleul[13], offrant un accès souterrain direct entre le parking et la gare.
Depuis le , en hommage à Simone Veil, décédée le , à la suite de sa réouverture en , elle est baptisée « Place Simone-Veil »[14].
La « place Simone-Veil » est inaugurée[15] le en présence de Jean Veil, fils aîné de Simone Veil.
La plaque porte l'inscription : « Place Simone Veil Académicienne, femme d’État, premier président du Parlement Européen élu au suffrage universel ».
- Léon Voirin, La Place Thiers en , tableau conservé au Musée lorrain.
- Statue de Thiers, début du XXe siècle.
- Place Thiers en , carte postale.
- La place en .
- Place Simone Veil en 2020.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 Émile Badel, « Nancy, les transformations de la place Thiers », L'immeuble et la construction dans l'Est, 29e année, no 48, , p. 1085 et 1087 (lire en ligne).
- ↑ Georges Valance, Thiers, bourgeois et révolutionnaire, Flammarion, coll. « Grandes biographies », , 447 p.-[16] p. de pl. (ISBN 978-2-08-210046-5), p. 318.
- ↑ Émile Badel, Nancy : Nouveau guide complet, Nancy, Typographie A. Crepin-Leblond, , 260 p. (BNF 44436773), p. 171 (lire en ligne).
- 1 2 « La place Thiers », Lorraine Magazine, no 97, (lire en ligne).
- ↑ Dominique Perchet, « Monument à Thiers – Place Thiers – Nancy (déposé) », sur e-monumen.net, .
- ↑ Émile Badel, « À travers Nancy : La place de la Gare », L'Est républicain, 23e année, no 8840, , p. 3 (lire en ligne).
- ↑ « Nancy, autour de la gare », L'immeuble et la construction dans l'Est, 27e année, no 42, , p. 691 (lire en ligne).
- ↑ « Qu'on déboulonne donc la statue Thiers à Nancy ; qu'on l'offre à Paris, à Belfort ou à Marseille ; qu'on la mette à la refonte si ces villes mieux qualifiées que Nancy n'en veulent pas non plus. » in Jean Micque (pseudonyme d'Émile Badel), « Déboulonnons la statue Thiers à Nancy », L'immeuble et la construction dans l'Est, 22e année, no 35, , p. 341–342 (lire en ligne).
- ↑ Dulcitius, « Les places de Nancy : XXV. Place Thiers », L'immeuble et la construction dans l'Est, 21e année, no 5, , p. 116–117 (lire en ligne).
- ↑ Émile Badel, « La future gare de Nancy devant le Conseil municipal », L'immeuble et la construction dans l'Est, 44e année, no 7, (lire en ligne).
- ↑ Bernard Utard, « Pour Adolphe Thiers, la corde et l'exil », L'Est républicain, .
- ↑ René Vento, « Bône et la statue Thiers »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur aebone.org, Amicale des enfants de Bône, .
- ↑ Philippe Mercier, « Place Thiers : coup d'envoi », L'Est républicain, .
- ↑ « La place Thiers devient place Simone-Veil au », L'Est républicain, .
- ↑ Benjamin Recouvreur, « Place faite à Simone Veil », L'Est républicain, (consulté le ).
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- « La place Thiers (-) », Nancy en images au fil des décennies, L'Est républicain, .
