Place Viarme

place de Nantes, en France

La place Viarme[Note 1] est une esplanade de Nantes, en France.

Place Viarme
Vue de la tour Bretagne.
Situation
Pays
Division territoriale française
Région
Département français
Commune française
Coordonnées
Morphologie
Type
Histoire
Date de début
1752
Nom précédent
Place des Agriculteurs
Localisation sur la carte de la Loire-Atlantique
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Localisation sur la carte de France
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Localisation sur la carte de Nantes
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Situation et accès

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Origine du nom

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Elle porte le nom de l'intendant de Bretagne Jean-Baptiste de Pontcarré de Viarmes[1] (que l'on orthographie parfois « Viarme »[Note 1]), qui est chargé de son aménagement au milieu du XVIIIe siècle.

Historique

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Place Viarmes à Nantes, gravure de Thomas Drake, 1860, Album vendéen.

Des immeubles délimitant la future esplanade sont construits à partir de 1750[1], et la création de la place est signifiée par une ordonnance royale du , en lieu et place du « bastion de Vannes », fortification établie à cet endroit dès le XVIe siècle sur l'enceinte du Marchix, entre le Port-Communeau et la place du Bon-Pasteur.

Monument commémorant l'exécution du général de Charette en mars 1796.

Cet espace est aménagé pour accueillir des foires traditionnelles  dont deux à bestiaux. Celles-ci se déroulaient auparavant cours Saint-André[1]. Ces foires prenant de l'importance, le nombre d'aubergistes et cabaretiers s'accroît durant le XIXe siècle pour en compter plus d'une quarantaine autour de la place, et y accueillent des maréchaux-ferrants, charrons, fermiers et paysans venus parfois de loin pour conclure leurs affaires.

Durant la Révolution, le chef vendéen Jacques Cathelineau y est grièvement blessé, le , par un coup de feu tiré d’une fenêtre de la place par un ouvrier cordonnier[1]. Transporté mourant à Saint-Florent-le-Vieil, il y décède le suivant.

Presque trois ans plus tard, la place est le lieu de l'exécution publique d'un autre chef vendéen, le général François-Athanase Charette de La Contrie, fusillé le [1]. Une croix de pierre est dressée, à l'angle de la rue Félibien, pour commémorer cet événement (le lieu exact de l'exécution n'est pas certain)[2].

La guillotine est également dressée à cet endroit, de 1830 à 1875[3].

Les marchés aux bestiaux ont disparu et ont laissé la place à un parking sur la plus grande partie de sa superficie, en partie occupé par les brocanteurs qui y tiennent un « marché aux puces » tous les samedis, ainsi qu'une foire à la brocante, deux fois par an, au mois de mai et au début de l'automne.

Elle s'est auparavant appelée « Place des Agriculteurs » ou « Place de l'agriculture»[4].

Depuis 2000, la place accueille la station de tramway Viarme-Talensac, desservie par la ligne 3.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

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Les bâtiments longeant la place sont d'époques variées, mais il s'agit, pour l'essentiel, d'immeubles du XIXe siècle côtoyant des constructions récentes.

références

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  1. 1 2 3 4 5 Pied 1906, p. 312.
  2. Catherine Olart (photogr. Laurent Allenou), Nantes secret et insolite : les trésors cachés de la cité des ducs, Paris, Les Beaux Jours/Compagnie parisienne du livre, , 176 p. (ISBN 978-2-35179-040-3), p. 122.
  3. « Genèse de la guillotine, un supplice humanitaire - 3e partie : Histoire contemporaine, 1832 : Les limites de « l’humanité » de la guillotine », sur trefaucube.free.fr,
  4. J. C. Renoul, Passage à Nantes de S.M. l'empéreur Napoléon Ier (9, 10 et 11 août, 1808) ..., Mellinet, (lire en ligne), p. 155
  1. 1 2 Même si l'odonyme fait référence à Louis François Élie Camus de Pontcarré de Viarmes, la graphie retenue par la municipalité de Nantes lors de la dénomination de la place ne prend pas de « s » final et s'écrit donc « Viarme ».

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Odile Meillerais, Viarme : une histoire de place, Nantes, École d'architecture de Nantes, , 59 p.
  • Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, , 331 p., p. 312.
  • Jean-Luc Russon, Place Viarme : le marché au puces de Nantes, Nantes, Éditions du Petit véhicule, , 191 p. (ISBN 2-84273-204-9).
  • Pierre-Emmanuel Virondaud et Elisabeth Pasquier (dir.), Viarme sens dessus sens dessous, Nantes, École d'architecture de Nantes, , 57 p.

Articles connexes

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Liens externes

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