Place d'Albon

place de Lyon, en France

La place d'Albon est une place du quartier de la Presqu'île, à la jonction des 1er et 2e arrondissements de Lyon, en France.

Place d'Albon
Voir la photo.
Vue de la place en 2025, avec l’église Saint-Nizier en arrière-plan.
Voir la plaque.
Situation
Coordonnées 45° 45′ 53″ nord, 4° 49′ 56″ est
Ville Lyon
Arrondissement 1er
2e
Quartier Les Cordeliers
Début Rue Chavanne
Quai de la Pêcherie
Fin Quai Saint-Antoine
Rue Mercière
Morphologie
Type Place ouverte
Forme Trapèze
Longueur 53 m
Largeur 44,5 m
Superficie 2 020 m2
Histoire
Anciens noms Place de l'Herberie
Rue de l’Orangerie (en partie)
Rue des Orfèvres (en partie)
Géolocalisation sur la carte : Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Place d'Albon

Situation

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De forme grossièrement carrée, elle est bordée à l'ouest par les quais de Saône, à l'est par les rues Chavanne et Mercière prolongeant ce côté respectivement au nord et au sud.

Elle est percée sur ce même côté oriental par la rue des Bouquetiers, aboutissant sur la place Saint-Nizier et la façade occidentale de l'église du même nom.

Odonymie

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L'extension sur le quai de Saône prend le nom de place d'Albon en 1840, en hommage à André d'Albon, qui fut maire de Lyon en 1813 puis 1814.

Souvent mal orthographiée Albion[1] sur de nombreux plans de la ville de l'époque, l'extension sur le quai cohabite un temps sous ce nom avec la place de l'Herberie[2],[1], jusqu'à ce qu'au début des années 1860, l'absence de séparation matérielle entre les deux espaces justifie l'utilisation du seul nom de la place d'Albon pour décrire l'espace allant du bord de Saône jusqu'au départ de la rue des Bouquetiers[3],[4].

Histoire

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Création (date incertaine)

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Une place, dite de l'Herberie, est créée au débouché du pont du Change, probablement au XIIe siècle ou XIIIe siècle. Elle est dominée par un édifice isolé, appelé la maison ronde, et appartenant à la famille d'Albon[5].

Ouverture de la place vers le quai par le sud au XVIIIe siècle

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En 1719, le percement du quai de Villeroy (actuel quai Saint-Antoine) ouvre le flanc sud de la place de l'Herberie.

Le , Pierre Bertholon, écuyer, obtient l'autorisation de reconstruire l'immeuble formant le côté ouest de la place[5].

Trois agrandissements au XIXe siècle

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Destruction de la maison ronde (1812)

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En 1812, la maison ronde est démolie, et la place, considérablement élargie vers l'est, est désormais reliée à la rue de l'Herberie (actuelle section de la rue Chavanne). La place absorbe alors la rue de l'Orangerie et la rue des Orfèvres[6].

Destruction des immeubles adjacents au pont du Change (1831-1846)

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Du côté ouest, les immeubles encadrant l'entrée du pont sont démolis (entre 1831 et 1838 pour ceux du côté nord, lors de la création du quai de la Pêcherie ; en 1846, pour ceux du côté sud, à la suite de la reconstruction du pont)[5],[7].

Destruction des immeubles du nord et de l’est de la place (1840-1851)

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Dans les années 1840 et 1850, les immeubles entourant la place au nord et à l'est sont démolis et reconstruits (en 1840, l'immeuble à l'angle de la rue de la Pêcherie[8], le no 1[9] ; en 1851, le no 2[10], le no 3[11], le no 1, rue Chavanne / no 2 rue des Bouquetiers[12]).

Agrandissement au XXe siècle

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Le débouché de la rue Mercière sur la place d'Albon était très étroit[13].

Le cadre du schéma directeur de 1958 prévoit l'élargissement de la rue Mercière. Par conséquent, l’îlot compris entre la rue Mercière, la place d'Albon, le quai Saint-Antoine et la rue Grenette est entièrement démoli.

Entre 1964 et 1968, la place d'Albon est donc élargie vers le sud[14].

En 1976, le pont du Change est par ailleurs détruit[5] : la place perd donc de l'importance dans le dispositif urbain.

Réaménagement au XXIe siècle

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En 2019, dans le cadre du projet des « Terrasses de la Presqu’île », la place est réaménagée pour devenir un espace piétonnier et végétalisé par la présence de plusieurs arbres et arbustes[15].

L’Eloge de la contemplation en 2026.

En , l’artiste Philippe Ramette installe l’œuvre L’Eloge de la contemplation sur la place, statue surélevée d’un homme contemplant la Saône, à l’initiative de la Métropole[16].

Descriptif

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Au 1, rue Mercière, l'immeuble faisant l'angle avec la rue des Bouquetiers est l’œuvre de l'architecte Joanny Farfouillon[12].

Les nos 2 et 3 place d'Albon et les nos 8 et 10 rue Chavanne forment un ensemble de trois immeubles construits en 1851 avec un seul escalier et une cour commune[17].

Notes et références

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  1. 1 2 « Nouveau plan de la ville de Lyon où sont représentés les monuments anciens et modernes les plus remarquables qui embellissent cette cité - cote 3S0123 », sur Archives Municipales de Lyon.
  2. « Plan routier de la Ville de Lyon par J. M. Darmet - 1854 », sur Gallica.
  3. « Plan partiel de la presqu'île, entre la place Bellecour et la rue Lemot - cote 3S0704 », sur Archives Municipales de Lyon.
  4. La consultation des Almanach-annuaires de l'époque témoignent d'une disparition complète sur les deux années 1859-1860 de l'ensemble des adresses professionnelles sizes Place de l'Herberie au profit d'adressages rue St Côme ou Place d'Albon« Annuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration : ou almanach des 500.000 adresses de Paris, des départements et des pays étrangers : Firmin Didot et Bottin réunis - Tome 2 (régions) - 1858 à 1860 », sur Gallica.
  5. 1 2 3 4 « Place d'Albon », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  6. « Plan d'alignement de la Ville de Lyon, avec le plan des édifices publics. Feuille 11 », sur Archives municipales de Lyon – Cartes et plans (vers 1550-1991), (consulté le ).
  7. Place d'Albon in Louis Maynard, Rues de Lyon avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant, éditions Jean Honoré, (ISBN 2-911491-15-7).
  8. « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  9. « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  10. « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  11. « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  12. 1 2 « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  13. « Plan du secteur au 1/500 (série 4s) – Secteur 151 », sur Archives municipales de Lyon – Plans parcellaires, (consulté le ).
  14. « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
  15. « Rives de Saône - Terrasses de la Presqu'île - La Métropole de Lyon », sur www.grandlyon.com (consulté le )
  16. Julia Paret, « L’oeuvre Eloge de Philippe Ramette sera installée en juillet sur le belvédère des Terrasses de la Presqu’île », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
  17. « Ensemble d'édifices à cour commune », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).