Place d'Albon
La place d'Albon est une place du quartier de la Presqu'île, à la jonction des 1er et 2e arrondissements de Lyon, en France.
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| Situation | ||
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| Coordonnées | 45° 45′ 53″ nord, 4° 49′ 56″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement | 1er 2e |
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| Quartier | Les Cordeliers | |
| Début | Rue Chavanne Quai de la Pêcherie |
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| Fin | Quai Saint-Antoine Rue Mercière |
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| Morphologie | ||
| Type | Place ouverte | |
| Forme | Trapèze | |
| Longueur | 53 m | |
| Largeur | 44,5 m | |
| Superficie | 2 020 m2 | |
| Histoire | ||
| Anciens noms | Place de l'Herberie Rue de l’Orangerie (en partie) Rue des Orfèvres (en partie) |
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| Géolocalisation sur la carte : Lyon
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Situation
modifierDe forme grossièrement carrée, elle est bordée à l'ouest par les quais de Saône, à l'est par les rues Chavanne et Mercière prolongeant ce côté respectivement au nord et au sud.
Elle est percée sur ce même côté oriental par la rue des Bouquetiers, aboutissant sur la place Saint-Nizier et la façade occidentale de l'église du même nom.
Odonymie
modifierL'extension sur le quai de Saône prend le nom de place d'Albon en 1840, en hommage à André d'Albon, qui fut maire de Lyon en 1813 puis 1814.
Souvent mal orthographiée Albion[1] sur de nombreux plans de la ville de l'époque, l'extension sur le quai cohabite un temps sous ce nom avec la place de l'Herberie[2],[1], jusqu'à ce qu'au début des années 1860, l'absence de séparation matérielle entre les deux espaces justifie l'utilisation du seul nom de la place d'Albon pour décrire l'espace allant du bord de Saône jusqu'au départ de la rue des Bouquetiers[3],[4].
Histoire
modifierCréation (date incertaine)
modifierUne place, dite de l'Herberie, est créée au débouché du pont du Change, probablement au XIIe siècle ou XIIIe siècle. Elle est dominée par un édifice isolé, appelé la maison ronde, et appartenant à la famille d'Albon[5].
Ouverture de la place vers le quai par le sud au XVIIIe siècle
modifierEn 1719, le percement du quai de Villeroy (actuel quai Saint-Antoine) ouvre le flanc sud de la place de l'Herberie.
Le , Pierre Bertholon, écuyer, obtient l'autorisation de reconstruire l'immeuble formant le côté ouest de la place[5].
Trois agrandissements au XIXe siècle
modifierDestruction de la maison ronde (1812)
modifierEn 1812, la maison ronde est démolie, et la place, considérablement élargie vers l'est, est désormais reliée à la rue de l'Herberie (actuelle section de la rue Chavanne). La place absorbe alors la rue de l'Orangerie et la rue des Orfèvres[6].
Destruction des immeubles adjacents au pont du Change (1831-1846)
modifierDestruction des immeubles du nord et de l’est de la place (1840-1851)
modifierAgrandissement au XXe siècle
modifierLe débouché de la rue Mercière sur la place d'Albon était très étroit[13].
Le cadre du schéma directeur de 1958 prévoit l'élargissement de la rue Mercière. Par conséquent, l’îlot compris entre la rue Mercière, la place d'Albon, le quai Saint-Antoine et la rue Grenette est entièrement démoli.
Entre 1964 et 1968, la place d'Albon est donc élargie vers le sud[14].
En 1976, le pont du Change est par ailleurs détruit[5] : la place perd donc de l'importance dans le dispositif urbain.
Réaménagement au XXIe siècle
modifierEn 2019, dans le cadre du projet des « Terrasses de la Presqu’île », la place est réaménagée pour devenir un espace piétonnier et végétalisé par la présence de plusieurs arbres et arbustes[15].

En , l’artiste Philippe Ramette installe l’œuvre L’Eloge de la contemplation sur la place, statue surélevée d’un homme contemplant la Saône, à l’initiative de la Métropole[16].
Descriptif
modifierAu 1, rue Mercière, l'immeuble faisant l'angle avec la rue des Bouquetiers est l’œuvre de l'architecte Joanny Farfouillon[12].
Les nos 2 et 3 place d'Albon et les nos 8 et 10 rue Chavanne forment un ensemble de trois immeubles construits en 1851 avec un seul escalier et une cour commune[17].
- La rue des Bouquetiers et l'église Saint-Nizier depuis la place d'Albon.
- La partie nord de la rue Mercière. La façade opposée de l'immeuble à droite du cliché forme la façade sud de la place d'Albon.
- Le quai de la Pêcherie, depuis la place d'Albon.
Notes et références
modifier- 1 2 « Nouveau plan de la ville de Lyon où sont représentés les monuments anciens et modernes les plus remarquables qui embellissent cette cité - cote 3S0123 », sur Archives Municipales de Lyon.
- ↑ « Plan routier de la Ville de Lyon par J. M. Darmet - 1854 », sur Gallica.
- ↑ « Plan partiel de la presqu'île, entre la place Bellecour et la rue Lemot - cote 3S0704 », sur Archives Municipales de Lyon.
- ↑ La consultation des Almanach-annuaires de l'époque témoignent d'une disparition complète sur les deux années 1859-1860 de l'ensemble des adresses professionnelles sizes Place de l'Herberie au profit d'adressages rue St Côme ou Place d'Albon« Annuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration : ou almanach des 500.000 adresses de Paris, des départements et des pays étrangers : Firmin Didot et Bottin réunis - Tome 2 (régions) - 1858 à 1860 », sur Gallica.
- 1 2 3 4 « Place d'Albon », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Plan d'alignement de la Ville de Lyon, avec le plan des édifices publics. Feuille 11 », sur Archives municipales de Lyon – Cartes et plans (vers 1550-1991), (consulté le ).
- ↑ Place d'Albon in Louis Maynard, Rues de Lyon avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant, éditions Jean Honoré, (ISBN 2-911491-15-7).
- ↑ « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- 1 2 « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Plan du secteur au 1/500 (série 4s) – Secteur 151 », sur Archives municipales de Lyon – Plans parcellaires, (consulté le ).
- ↑ « Immeuble », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Rives de Saône - Terrasses de la Presqu'île - La Métropole de Lyon », sur www.grandlyon.com (consulté le )
- ↑ Julia Paret, « L’oeuvre Eloge de Philippe Ramette sera installée en juillet sur le belvédère des Terrasses de la Presqu’île », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
- ↑ « Ensemble d'édifices à cour commune », sur Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville de Lyon, (consulté le ).