La place l’Ilon est un espace urbain de circulation publique de la ville de Namur, en Belgique. Bien que d’importance historique car elle était porte d’entrée de l’ancien quartier populaire Saint-Nicolas, elle n’est plus aujourd’hui que carrefour élargi de quatre rues, avec zone restreinte aménagée en parking.

Place L'Ilon
Vue de la place l'Ilon (Namur)
Situation
Pays
Coordonnées
Début
rue Bas de la place
Fin
rue Saint-Nicolas et rue des Tanneries
Morphologie
Type
Localisation sur la carte de la province de Namur
voir sur la carte de la province de Namur
Localisation sur la carte de Belgique
voir sur la carte de Belgique

Étymologie

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L’origine ancienne de la placette était l’îlot qui séparait deux bras du ruisseau Houyoux (aujourd’hui entièrement couvert) dont le bras plus important descendait la rue du Lombard. Connue anciennement comme « place Lilon » ou « Lislon » elle fut baptisée, au XIXe siècle, « place Arthur Borlée », du nom d’un important tanneur, échevin de la ville de Namur.

À la demande de la population locale (en 1913) elle retrouva son ancienne dénomination de « place l’Ilon »[1], dénomination qui en fait n’avait jamais été abandonnée par les habitants[2].

Histoire

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Jamais vraiment aménagée comme telle, la place est déjà bien visible comme espace public sur les cartes de la ville de Namur du XVIIIe siècle. Immédiatement à l’extérieur de la troisième enceinte de la ville, elle s’ouvre sur le premier quartier à se développer entre troisième et quatrième enceinte, le quartier Saint-Nicolas.

Le Houyoux y a attiré les tanneurs (début du XIVe siècle). L’industrie est florissante: Saint-Nicolas devient le quartier des tanneries[3]

Les pères Récollets s’y installent très tôt, avec leur église reconstruite en 1750, qui domine la place: c’est (aujourd’hui) Notre-Dame d'Harscamp, le couvent des récollets étant devenu l’Hospice d’Harscamp.

Les tanneries et l’industrie du cuir périclitent au XIXe siècle. La dernière tannerie ferme en 1911. A la même époque le parti socialiste s’installe place l’Ilon, avec sa maison du peuple et l’abbé Pierlot ouvre les premiers ateliers de dentelières[4], une activité qui prendra fin avec la Seconde Guerre mondiale.

Dernière maison de tanneurs, au coin de la place l'Ilon.

Patrimoine

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La plupart des maisons autour de la place sont d’époque et d’aspect mosan classique, avec utilisation abondante de la pierre bleue namuroise, en particulier pour encadrement des portes et fenêtres.

  • Au 17 place l’Ilon: la maison du peuple est devenue « maison du travail » qui abrite le Centre d'Information et d'Education Populaire [CIEP], le MOC Namur, les Equipes populaires, Mode d’emploi [Vie socioprofessionnelle féminine], Comité de Quartier « Ponts Spalaux » et le restaurant populaire « Perron de l’Ilon ».
  • Au 15 place l’Ilon : la CSC Namur
  • Au 13 place l’Ilon : l’Antenne Patro Namur (Régionale) et Centre des immigrés Namur-Luxembourg.
  • Au 1 rue Saint-Nicolas (angle de la place l’Ilon) : La dernière maison de tanneurs[5]

Bibliographie

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  • René Dejollier, Rues de Namur, Namur, Éditions Erasme, , 402 p..
  • Richard Dessart, Namur vous est contée, Namur, Editions Namur Inc.ASBL, , 283 p., (2 vol.).
  1. Et non pas « place de l’ilon ».
  2. René Dejollier, Rues de Namur, Namur, Éditions Erasme, , p. 263.
  3. J. B. Goetstouwers, Les métiers de Namur sous l’Ancien Régime. Contributions à l’histoire sociale, Louvain-Paris, , p. 10-11.
  4. « Centre d'interprétation des Tanneurs et des Dentellières », sur centrelilon.be (consulté le ).
  5. La maison, ancien café, est sans occupant depuis des années et dans un état de délabrement avancé.