Le plan de San Luis est un manifeste daté du [1].

Il est rédigé par Francisco I. Madero, figure de proue du mouvement révolutionnaire mexicain et candidat à l'élection présidentielle pour le Parti national anti-réélectionniste (en espagnol : Partido Nacional Antirreeleccionista), sous le slogan « Suffrage effectif, pas de réélection » (Sufragio efectivo, no reelección). Ce document constitue un véritable appel aux armes exhortant le peuple mexicain à se soulever le suivant. Le manifeste appelle à une insurrection armée dans le but de mettre un terme à la dictature de Porfirio Díaz et d'instaurer des élections libres et démocratiques[2].

Il comporte également l'engagement de restituer aux villageois les terres collectives qui leur avaient été confisquées en vertu de la Ley Lerdo (es) promulguée en 1856 et revendues par les gouvernements d'obédience libérale aux grands propriétaires terriens (hacendados).

Bien que le texte est rédigé en exil à San Antonio au Texas, il est daté antérieurement au — date du dernier jour d'emprisonnement de Madero à San Luis Potosí — afin de prévenir tout conflit diplomatique ou ingérence avec le gouvernement des États-Unis[2].

Il invite à la non réélection de Porfirio Díaz, dont il dénonce le régime

« L'ensemble des rouages administratifs, judiciaires et législatifs est le jouet d'une seule volonté, du seul caprice du général Porfirio Díaz, lequel a démontré au cours de sa longue administration, qu'il n'a qu'un principe fondamental, celui qui lui permet de rester au pouvoir à n'importe que prix[3]. »

Le plan de San Luis promet aussi une réflexion sur la vie des agriculteurs. Cette promesse non tenue sera le déclencheur à son tour du plan d'Ayala d'Emiliano Zapata.

Bibliographie

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Texte du Plan de San Luis :


Texte du Plan d'Ayala :

Notes et références

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  1. ↑ (es) Marco Antonio Pérez de los Reyes, Historia del derecho mexicano, México, 2da, , 620 p..
  2. 1 2 Fabián Moreno, Francisco, « ¿Fue Madero un ingenuo, un idealista o un mal político? » [archive du ], sur bicentenario.gob.mx, 21 de febrero de 2010 (consulté le ).
  3. ↑ Cité dans : Plana 1993, p. 26