Plateforme gravitaire

plate-forme pétrolière utilisant son poid pour se maintenir en place

Une plate-forme gravitaire est une plate-forme pétrolière utilisant son poids propre pour se maintenir en place et résister aux efforts hydrodynamiques.

Ces ouvrages sont souvent en béton, définis alors par les sigles SGB (structure gravitaire en béton) ou GBS (gravity based structure) ; pour celles réalisées en acier, il s'agit de SGS (steel gravity structure).

Histoire

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En 1950 est installée la première plate-forme pétrolière utilisant une structure en béton dans le Golfe du Mexique par l'entreprise McDermott. Il ne s'agit pas encore de structure gravitaire[1].

Plateforme Troll A de type Condeep . Le caisson est visible en bas de l'image ainsi que les immenses colonnes, en construction.

À la fin des années 1960, les sociétés pétrolières s'intéressent aux importants gisements sous-marins de la mer du Nord et les bureaux d'études proposent alors un nouveau concept : les plateformes pétrolières en mer gravitaires en béton armé et précontraint[2].

La première plateforme de ce type a été conçue par la société française C.G. Doris pour le compte de Phillips Petroleum et mise en place en 1973 sur le champ d'Ekofisk, au large de la Norvège[3].

Dans les années 1970, la société norvégienne Olav Olsen inventa un nouveau type de structure, appelée : « Condeep » (abréviation de Concrete Deepwater Structure (structure en eau profonde en béton)[4].

Configuration générale

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La conception de la plupart des plateformes de type Condeep est identique : un énorme caisson en béton à la base de la structure (généralement utilisé pour le stockage du pétrole avant chargement dans un tanker), et des colonnes sortant de l'eau pour soutenir les « topsides » (superstructures contenant les équipements de traitement des hydrocarbures)[2].

Le caisson de stockage peut servir de flotteur pour assurer la flottabilité de la plateforme, permettant son remorquage initial depuis son site de construction jusqu'à son emplacement final en mer. Elles sont immergées par ballastage à l'emplacement prévu. Pour satisfaire les exigences d'installation, il peut arriver que des flotteurs auxiliaires soient installés (ils sont alors démontés après installation de la plateforme).

Les colonnes sont des piliers de grande hauteur, encastrés à leur base dans le caisson et portant la partie métallique de la plateforme (« topsides » ou « deck » )[2].

Une phase importante de la construction de la plateforme consiste, dans un site en eau profonde voisin de la côte, à mettre en place cette partie métallique (le deck) tandis que la partie en béton de la plateforme est ballastée au maximum, pour n'offrir alors qu'une zone émergée très réduite, facilitant ainsi l'installation du deck.

Notes et références

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  1. ↑ (en) « 1950–1960: Offshore Pioneering », sur mcdermott.com via web.archive.org (consulté le )
  2. 1 2 3 « Ouvrages du génie civil français dans le monde - Plates-formes pétrolières de haute mer en béton » [PDF], sur iesf.fr via web.archive.org, (consulté le )
  3. ↑ Histoires de béton armé - Patrimoine, durabilité et innovations, Bruxelles, Febelcem, , 159 p. (ISBN 978-2-960-04309-9, lire en ligne [PDF]), p. 12
  4. ↑ (en) « Offshore Concrete Structures - Dr.techn.Olav Olsen AS », sur olavolsen.no via Wikiwix (consulté le ).