Poiana richardsonii

espèce de mammifères

Poyane de Richardson, Poyane d’Afrique centrale

Poiana richardsonii
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Poyane d'Afrique centrale dans la réserve de la Caldera de San Carlos.
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Viverridae
Sous-famille Genettinae
Genre Poiana

Espèce

Poiana richardsonii
(Thomson, 1842)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image African Linsang area.png.

Synonymes

Poiana richardsonii, la Poiane de Richardson, plus communément désignée sous le nom de Poyane d'Afrique centrale, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des viverridés.

L'espèce vit de la Sierra Leone jusqu'au nord de la République démocratique du Congo. On la trouve également sur l'île de Bioko (anciennement Fernando Poo)[2],[3],[4]. Son nom spécifique a été attribué en l'honneur du médecin et explorateur britannique John Richardson[5].

Dénominations

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Taxonomie

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La poyane d'Afrique centrale a été décrite pour la première fois en 1842 sous le nom de Genetta richardsonii par T. R. H. Thomson, d'après un spécimen collecté à Fernando Po[8]. En 1864, John Edward Gray déplace l'espèce vers son nouveau genre Poiana[9]. En 1907, Oldfield Thomas et Robert Charles Wroughton décrivent la sous-espèce Poiana richardsoni ochracea dans la région de la rivière Aruwimi[10].

Deux sous-espèces sont généralement reconnues[11] :

  • P. r. richardsonii (Thomson, 1842)
  • P. r. ochracea Thomas & Wroughton, 1907

Description

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C'est un petit viverridé au corps élancé, avec une tête allongée et un museau pointu. La longueur du corps varie entre 33 et 43 cm, avec une queue de longueur presque égale (35 à 40 cm). Elle pèse entre 500 et 700 grammes.

Le pelage dorsal varie du jaune pâle au brun orangé, parsemé de taches sombres disposées en rangées irrégulières qui fusionnent parfois en rayures sur les épaules. Le ventre est plus clair, allant du blanc au crème. La queue cylindrique porte entre 10 et 14 anneaux noirs. Les pattes sont courtes, munies de cinq doigts avec des griffes partiellement rétractiles. Les plantes des pieds sont poilues, sauf au niveau des coussinets.

Elle possède des canines minces et des prémolaires pointues. Elle se distingue des linsangs (genre Prionodon) par la présence de glandes périnéales et des taches formant des rayures, et des genettes par l'absence d'une seconde molaire supérieure[3],[4].

Distribution et habitat

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La poyane d'Afrique centrale est endémique des forêts tropicales humides du Cameroun, de Guinée équatoriale, du Gabon, de République centrafricaine, de la République du Congo et de la République démocratique du Congo jusqu'au Graben d'Albert[7]. Elle fréquente aussi bien les forêts de plaine que les forêts de montagne, entre 300 et 950 mètres d'altitude[12].

Écologie et comportement

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La poyane est exclusivement nocturne et arboricole. Elle construit des nids de feuilles, généralement situés à environ 2 mètres du sol, où elle dort en solitaire ou en couple pendant quelques jours avant d'en changer[3],[13].

Alimentation

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Elle est omnivore. Son régime comprend des insectes, des oisillons, des œufs, des petits vertébrés, mais aussi des fruits et des noix de kola[12],[3].

Reproduction

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Le système de reproduction est peu connu. Les femelles peuvent avoir une à deux portées par an, de 2 ou 3 petits. Une femelle lactante a été observée en octobre[14]. En captivité, un spécimen a vécu 5 ans et 4 mois[3].

Relations avec l'Homme

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Les humains sont ses seuls prédateurs connus. Elle est chassée pour sa peau tachetée (utilisée pour la décoration ou des objets traditionnels au Liberia et à Bioko) et parfois en tant que viande de brousse[15],[16].

Menaces et conservation

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L'espèce est menacée par la déforestation et la chasse[7]. Bien que considérée comme rare, elle ne semble pas en danger immédiat d'extinction selon les données actuelles.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. Haltenorth, T. & Diller, H. (1980). A Field Guide to the Mammals of Africa including Madagascar. Collins.
  3. 1 2 3 4 5 Nowak, R. (1999). Walker's Mammals of the World, 6th Ed. Johns Hopkins University Press.
  4. 1 2 Rosevear, D. (1974). The Carnivores of West Africa. British Museum (Natural History).
  5. Beolens, B.; Watkins, M. & Grayson, M. (2009). The Eponym Dictionary of Mammals. Johns Hopkins University Press, p. 339.
  6. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 650
  7. 1 2 3 UICN, consulté le .
  8. Thomson, T. R. H. (1842). "Description of a new species of Genetta, and of two species of Birds from Western Africa". The Annals and Magazine of Natural History. 10 (64): 203–205.
  9. Gray, J. E. (1864). "A Revision of the Genera and Species of Viverrine Animals (Viverridae)". Proceedings of the Zoological Society of London: 502–579.
  10. Thomas, O. & Wroughton, R. C. (1907). "New Mammals from Lake Chad and the Congo". Annals and Magazine of Natural History. 19 (113): 370–387.
  11. Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
  12. 1 2 Delany, M. & Happold, D. (1979). Ecology of African Mammals. Longman Group Limited.
  13. MacDonald, D. (2004). The New Encyclopedia of Mammals. Oxford University Press.
  14. 1972. "Bearers of Musk - Viverridae". In H. Kondo et al. eds. Civets, Genets, and Linsangs, Vol. 2, 3rd Edition.
  15. Harrington, R. et al. (2002). "The Status of Carnivores on Bioko Island". Small Carnivore Conservation, 27: 19-22.
  16. Taylor, M. (1989). "New records of two species of rare Viverrids from Liberia". Mammalia, 53(1): 122-125.

Voir aussi

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Liens externes

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