Poiana richardsonii
Poyane de Richardson, Poyane d’Afrique centrale
Répartition géographique
- Genetta richardsonii (T. R. H. Thomson, 1842) (Protonyme)[1]
- Poiana richardsoni J. E. Gray, 1865 [1]
- Viverra richardsoni (A. Murray, 1866) [1]
- Poiana richardsoni ochracea O. Thomas & Wroughton, 1907 [1]
- Poiana richardsonii G. M. Allen, 1939 [1]
- Poiana richardsonii ochracea G. M. Allen, 1939 [1]
- Poiana richardsonii richardsonii G. M. Allen, 1939 [1]
- Poiana richardsoni richardsoni Coetzee, 1971 [1]
Poiana richardsonii, la Poiane de Richardson, plus communément désignée sous le nom de Poyane d'Afrique centrale, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des viverridés.
L'espèce vit de la Sierra Leone jusqu'au nord de la République démocratique du Congo. On la trouve également sur l'île de Bioko (anciennement Fernando Poo)[2],[3],[4]. Son nom spécifique a été attribué en l'honneur du médecin et explorateur britannique John Richardson[5].
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Poiana richardsonii (Thomson, 1842)[1] ;
- Nom normalisé anglais : Central African oyan ;
- Nom typique en français : Poiane de Richardson[6] ;
- Noms vulgaires : Poiane (ou Poyane) d’Afrique centrale[7] ;
- Noms vernaculaires : Poyane, Poiane, Linsang africain.
Taxonomie
modifierLa poyane d'Afrique centrale a été décrite pour la première fois en 1842 sous le nom de Genetta richardsonii par T. R. H. Thomson, d'après un spécimen collecté à Fernando Po[8]. En 1864, John Edward Gray déplace l'espèce vers son nouveau genre Poiana[9]. En 1907, Oldfield Thomas et Robert Charles Wroughton décrivent la sous-espèce Poiana richardsoni ochracea dans la région de la rivière Aruwimi[10].
Deux sous-espèces sont généralement reconnues[11] :
- P. r. richardsonii (Thomson, 1842)
- P. r. ochracea Thomas & Wroughton, 1907
Description
modifierC'est un petit viverridé au corps élancé, avec une tête allongée et un museau pointu. La longueur du corps varie entre 33 et 43 cm, avec une queue de longueur presque égale (35 à 40 cm). Elle pèse entre 500 et 700 grammes.
Le pelage dorsal varie du jaune pâle au brun orangé, parsemé de taches sombres disposées en rangées irrégulières qui fusionnent parfois en rayures sur les épaules. Le ventre est plus clair, allant du blanc au crème. La queue cylindrique porte entre 10 et 14 anneaux noirs. Les pattes sont courtes, munies de cinq doigts avec des griffes partiellement rétractiles. Les plantes des pieds sont poilues, sauf au niveau des coussinets.
Elle possède des canines minces et des prémolaires pointues. Elle se distingue des linsangs (genre Prionodon) par la présence de glandes périnéales et des taches formant des rayures, et des genettes par l'absence d'une seconde molaire supérieure[3],[4].
Distribution et habitat
modifierLa poyane d'Afrique centrale est endémique des forêts tropicales humides du Cameroun, de Guinée équatoriale, du Gabon, de République centrafricaine, de la République du Congo et de la République démocratique du Congo jusqu'au Graben d'Albert[7]. Elle fréquente aussi bien les forêts de plaine que les forêts de montagne, entre 300 et 950 mètres d'altitude[12].
Écologie et comportement
modifierRelations avec l'Homme
modifierLes humains sont ses seuls prédateurs connus. Elle est chassée pour sa peau tachetée (utilisée pour la décoration ou des objets traditionnels au Liberia et à Bioko) et parfois en tant que viande de brousse[15],[16].
Menaces et conservation
modifierL'espèce est menacée par la déforestation et la chasse[7]. Bien que considérée comme rare, elle ne semble pas en danger immédiat d'extinction selon les données actuelles.
Notes et références
modifier- (en)/(ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Central African oyan » (voir la liste des auteurs) et en catalan « Linsang africà » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ Haltenorth, T. & Diller, H. (1980). A Field Guide to the Mammals of Africa including Madagascar. Collins.
- 1 2 3 4 5 Nowak, R. (1999). Walker's Mammals of the World, 6th Ed. Johns Hopkins University Press.
- 1 2 Rosevear, D. (1974). The Carnivores of West Africa. British Museum (Natural History).
- ↑ Beolens, B.; Watkins, M. & Grayson, M. (2009). The Eponym Dictionary of Mammals. Johns Hopkins University Press, p. 339.
- ↑ (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 650
- 1 2 3 UICN, consulté le .
- ↑ Thomson, T. R. H. (1842). "Description of a new species of Genetta, and of two species of Birds from Western Africa". The Annals and Magazine of Natural History. 10 (64): 203–205.
- ↑ Gray, J. E. (1864). "A Revision of the Genera and Species of Viverrine Animals (Viverridae)". Proceedings of the Zoological Society of London: 502–579.
- ↑ Thomas, O. & Wroughton, R. C. (1907). "New Mammals from Lake Chad and the Congo". Annals and Magazine of Natural History. 19 (113): 370–387.
- ↑ Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
- 1 2 Delany, M. & Happold, D. (1979). Ecology of African Mammals. Longman Group Limited.
- ↑ MacDonald, D. (2004). The New Encyclopedia of Mammals. Oxford University Press.
- ↑ 1972. "Bearers of Musk - Viverridae". In H. Kondo et al. eds. Civets, Genets, and Linsangs, Vol. 2, 3rd Edition.
- ↑ Harrington, R. et al. (2002). "The Status of Carnivores on Bioko Island". Small Carnivore Conservation, 27: 19-22.
- ↑ Taylor, M. (1989). "New records of two species of rare Viverrids from Liberia". Mammalia, 53(1): 122-125.
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Poiana richardsonii (consulté le )
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Poiana richardsonii
- (fr + en) ITIS : Poiana richardsonii (Thomson, 1842)
- (en) Animal Diversity Web : Poiana richardsonii
- (en) NCBI : Poiana richardsonii (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Poiana richardsonii (Thomson, 1842) (consulté le )