Poker en ligne

type de poker

Le poker en ligne désigne le jeu de poker lorsqu'il est pratiqué sur Internet, la plupart du temps via un logiciel installé sur ordinateur ou sur son téléphone.

En France, les activités du poker sont contrôlées par l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) qui délivre depuis le mois de des agréments aux sites de poker en ligne du domaine « .fr ».

En France, le produit brut des jeux (PBJ) du poker en ligne représente environ 20% du marché total des jeux d'argent en ligne, avec un total de 525 millions d'euros en 2025[1].

Historique

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En 1995, il est déjà possible de jouer au poker sur internet, en mode texte, via un module spécifique de Internet Relay Chat[2], mais c'est le , qu'a lieu la première partie en argent réel, sur Planet Poker (en), suivi de près par ParadisePoker (en)[3],[4],[5],[6].

En 2001 arrivent sur le marché PokerStars et PartyPoker (en) qui deviendront deux acteurs majeurs du secteur.

L'année 2003 voit la victoire de Chris Moneymaker aux World Series of Poker 2003. Ce joueur inconnu jusqu'alors, s'est qualifié lors d'un tournoi satellite organisé par une salle de poker en ligne pour moins de 40 $ et remporte plusieurs millions de dollars. Chris Moneymaker fait des émules et on constate une forte augmentation du nombre de joueurs en ligne, surtout aux États-Unis.

En , PartyGaming, la société mère de la plus grande salle de poker en ligne de l’époque, PartyPoker, entre à la Bourse de Londres, atteignant une capitalisation boursière lors de son introduction en bourse (IPO) dépassant 8 milliards de dollars. Au moment de l’IPO, 92 % des revenus de Party Gaming provenaient des opérations de poker.

Début 2006, le marché se contracte : PartyGaming rachète EmpirePoker.com auprès d’Empire Online. Plus tard la même année, Bwin, une entreprise autrichienne spécialisée dans les jeux en ligne, rachete PokerRoom.com.

La même année, aux États-Unis, l'administration américaine promulgue une loi appelée « Unlawful Internet Gambling Enforcement Act (en) » (UIGEA) afin d'empêcher les institutions financières et les particuliers de réaliser des transactions avec les salles de poker en ligne. En France, le poker en ligne n'est pas encore autorisé légalement en France, mais des émissions sont diffusées à la télévision, comme le Word Poker Tour diffusé sur Canal+ depuis 2005, et contribuent à rendre le poker populaire auprès du grand public.

En , il existe quelques dizaine de réseaux de poker mais plus de 600 sites proposant de jouer en ligne sont en réalités portes d’entrée indépendantes (ou « skins ») qui ramènent des joueurs sur ces réseaux[7]. En 2010, le réseau le plus important est iPoker (en), mais PokerStars est celui qui voit quotidiennement le plus grand nombre de joueurs. En , la part de marché de PokerStars.com est de 56 %.

En 2010, après plusieurs années de flou, la France réglemente les jeux en ligne. Seules les sites agréés par un organisme nommé ARJEL [8] peuvent proposer du poker en ligne aux utilisateurs qui jouent depuis le territoire français. Côté Canada, l'entreprise d'État québécoise Loto-Québec lance un site officiel Espace Jeux qui a pour but de concurrencer les offres illégales des différents acteurs existants dans le jeu en ligne[9], y compris, poker en ligne[10].

En , le département de la Justice des États-Unis met en examen les dirigeants des sociétés PokerStars, Full Tilt et Absolute Poker en vertu de la loi UIGEA dans l'affaire United States v. Scheinberg (en). Les sites ferment l'accès aux joueurs américains et gêlent effectivement les gains de leurs joueurs. Les joueurs de poker nomment ce jour « Black Friday ». En , le département de la Justice accuse Full Tilt de fonctionner en système de Ponzi et d’avoir fraudé les joueurs pour un montant de 390 millions de dollars[11].

Évolution de la fréquentation des sites de poker en France entre 2011 et 2013 d'après l'historique de poker-frequentation.fr

Entre 2012 et 2013, trois années après l'ouverture du marché en France, les acteurs sont trop nombreux pour un marché qui se contracte : la fréquentation de la plupart des salles de poker en ligne française chute sensiblement.

En 2017, le marché français du poker en ligne s'étend avec l'ouverture des tables françaises aux joueurs européens (Italie, Espagne, Portugal)[12].

En 2020, le poker en ligne connaît un essor mondial pendant cette période où la mobilité est restreinte à cause de la pandémie de Covid-19[13],[14].

Cette année là, l'ARJEL change de nom et devient l'Autorité nationale des jeux (ANJ). Elle conserve les mêmes missions concernant le poker en ligne.

En 2026, en France, seul sept entreprises sont officiellement autorisés à proposer du poker en ligne aux joueurs du territoire français[15]

Tricherie au poker en ligne

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Tricherie par collusion

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La collusion entre joueurs : lorsque plusieurs joueurs se connaissent et jouent dans la même pièce, ou communiquent à distance, ils peuvent partager des informations sur leurs cartes respectifs ou se relancer mutuellement dans le but de vous faire vous coucher[16].

Usage de Bot

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L'usage de bots informatiques : certains programmes jouent à la place des humains, de manière optimale[17]. À ne pas confondre avec les logiciels d'aide à la décision, qui sont eux autorisés.

Triche par délit d'initié

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La triche par délit d'initié se produit lorsqu'une personne bénéficiant d'un accès au système (comme un employé du site de poker) tire profit de cet avantage. Un cas majeur connu est révélé au grand public en , lorsque le site Absolute Poker (en) admet qu'un de ses salariés a joué en ayant accès aux cartes normalement cachées de ses adversaires[18]. C'est l'analyse des historiques de mains par plusieurs de ses adversaires qui a permis de voir qu'il jouait de manière suspecte[19].

En 2008, UltimateBet (en) est impliqué dans un scandale similaire, avec d'anciens employés accusés d'utiliser une porte dérobée logicielle pour voir les cartes de leurs adversaires. UltimateBet confirme les accusations le [20]. La Commission des jeux de Kahnawake annonce des sanctions contre UltimateBet en conséquence[21].

Notes et références

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  1. ↑ « Bilan économique 2025 » [PDF], sur Autorité nationale des jeux, .
  2. ↑ (en) « The First Online Poker Room: IRC Poker », sur www.pokerlistings.com (consulté le )
  3. ↑ (en) « Online Poker Takes Five: Happy Birthday Planet Poker », sur Card Player.
  4. ↑ (en) « The beginning of a new poker era: Planet Poker has come to change everything! », sur www.spadepoker.tv (consulté le )
  5. ↑ (en) Nolan Dalla, « 20 Years of Online Poker: The Early Years (1998-2000) », sur www.nolandalla.com (consulté le )
  6. ↑ (en) « What Was The First Online Poker Room? », sur www.poker-king.com (consulté le )
  7. ↑ (en) « Poker Scout », sur www.pokerscout.com (consulté le )
  8. ↑ « Liste des sites de poker agréés ANJ (ex-Arjel) », sur ANJ.
  9. ↑ « Poker Québec en ligne », sur espacejeux.com.
  10. ↑ « 15 ans plus tard, l’évolution des jeux en ligne au Québec », sur estrieplus.com.
  11. ↑ (en) Martin Harris, « Black Friday: Reliving Poker’s Darkest Day Five Years Later », Poker News, .
  12. ↑ « Signature de la Convention relative au partage des liquidités de poker en ligne »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) [PDF], sur ARJEL,
  13. ↑ « Coronavirus : Dans les jeux en ligne, le poker ramasse la mise à défaut de paris sportifs », sur Les Echos, (consulté le )
  14. ↑ (en-US) Weston Blasi, « Online poker companies continue to make more money than ever during the pandemic », sur MarketWatch (consulté le )
  15. ↑ « Opérateurs agréés », sur Autorité nationale des jeux (consulté le ).
  16. ↑ « Arnaques au poker en ligne : la collusion », sur PokerListings.
  17. ↑ « Une armée de bots russes qui a conquis le poker en ligne : le passionnant article de Bloomberg », sur Club Poker.
  18. ↑ (en) Mike Brunker, « Online poker cheating blamed on employee », sur nbcnews.com, (consulté le ).
  19. ↑ (en) Steven Levitt, « How Not to Cheat », Freakonomics.blogs.nytimes.com, (consulté le ).
  20. ↑ (en) Mike Brunker, « Poker site cheating plot a high-stakes whodunit », sur nbcnews.com, (consulté le ).
  21. ↑ (en) « Kahnawake Gaming Commission Announces Sanctions on UltimateBet: Russ Hamilton Named », Pokernews.com, (consulté le )

Voir aussi

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