Politique monétaire expansive

Une politique monétaire expansionniste, expansive ou accomodante est une politique qui accroît la masse monétaire, généralement en abaissant les taux d'intérêt[1]. Elle se produit lorsqu'une banque centrale décide d'injecter de nouveaux capitaux dans le système bancaire. La baisse des taux d'intérêt facilite l'octroi de prêts par les banques et les établissements de crédit, avec pour objectif une stimulation la croissance économique[2].

L'objectif d'une politique monétaire accommodante est l'accélération de la croissance économique. La condition théorique de l'efficacité d'une telle politique est que l'économie soit en deçà de son potentiel productif.

Ce type de politique présente des effets secondaires. En premier lieu, elle emporte des conséquences inflationistes[3], l'augmentation de la masse monétaire n'étant généralement pas compensée par une augmentation équivalente de la production. Elle mène donc à une baisse tant de l'épargne en devises que du revenu réel, qui impacte avant tout et disproportionnellement les ménages les plus pauvres. Le climat des affaires peut aussi être négativement impacté par les anticipations d'augmentation continue des prix, qui compliquent la détermination de la valeur des contrats futurs ou à long terme, et nécessitent d'actualiser significativement les coûts à venir. L'incertitude sur l'avenir de la politique monétaire rend plus difficile encore la détermination d'un juste prix à long terme.

Du fait de la baisse de la valeur de la monnaie, cette politique mène aussi à l'appréciation des valeurs refuges, y compris des titres, impactant positivement les ménages les plus riches.

L'objectif d'une politique monétaire accommodante est l'accélération de la croissance économique. La condition théorique de l'efficacité d'une telle politique est que l'économie soit en deçà de son potentiel productif.

Critique

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Les politiques monétaires expansives sont largement le fruit de la pensée économique de John Maynard Keynes. Elles ont été critiquées, entre autres, par les partisans de la théorie du choix public, les nouveaux économistes classiques[4], les économistes de la décroissance et les économistes marxistes.

Une étude menée par S.P. Kothari de la MIT Sloan School of Management, portant sur le taux de croissance des investissements fixes agrégés des entreprises américaines entre 1952 et 2010, n'a pas apporté d'éléments probants à l'appui de l'idée selon laquelle la baisse des taux d'intérêt à court terme stimule l'investissement des entreprises. Ses conclusions pourraient expliquer pourquoi la réduction de la politique de taux d'intérêt bas de la Fed n'a pas produit l'effet escompté[5].

Voir aussi

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Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Easy money policy » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Eric Donald Hirsch, Joseph F. Kett et James S. Trefil, The new dictionary of cultural literacy, Houghton Mifflin Harcourt, (ISBN 978-0-618-22647-4, lire en ligne Inscription nécessaire), 455
  2. ↑ « Easy Money Definition », www.investopedia.com (consulté le )
  3. ↑ « The Motley Fool », wiki.fool.com (consulté le )
  4. ↑ « Keynesian "Easy Money" is Nothing but Currency Devaluation », www.forbes.com (consulté le )
  5. ↑ « Financial Executive: March 2013 - FEI » [archive du ] (consulté le ) Retrieved on May 5, 2014