Trametes versicolor

espèce de champignons
(Redirigé depuis Polypore versicolore)

Trametes versicolor, le polypore versicolore, est un champignon lignivore de la famille des Polyporaceae, vecteur de pourriture blanche.

Trametes versicolor
Description de cette image, également commentée ci-après
Trametes versicolor sur une branche d'arbre.
Classification
Règne Fungi
Division Basidiomycota
Classe Agaricomycetes
Ordre Polyporales
Famille Polyporaceae
Genre Trametes

Espèce

Trametes versicolor
(L.) Lloyd (1921) [1920]

Description

modifier

Mycélium : le plus souvent caché dans la masse du bois.

Trametes versicolor sur une bûche de chêne.

Les Sporophores annuels forment des chapeaux très apparents, d’une belle couleur brune, jaune brun, bleu et rouge brun rayé, en forme de tuiles ou de rosettes. Son nom commun Queue de dinde en découle[1]. La marge de croissance est blanche. Le chapeau de 3 à 10 cm de large, aplani, très décoratif[2]. La chair est mince, souple et coriace.

La face supérieure va du blanc au gris, au beige, au noir, au bleu-gris, au roux, ces couleurs étant disposées en zones concentriques. La face inférieure douce au toucher est blanche puis jaunissante, avec de minuscules pores tubulaires qui libèrent les spores[2],[1].

Développement

modifier

Conditions de développement : temps d’été chaud et humide. Destruction du bois : s’attache surtout au bois de feuillus, en particulier le hêtre. Détruit la lignine.

Origine et causes

modifier

Sur les grumes entreposées à l’air libre ainsi que sur les meubles de jardin en bois de feuillus. Il faut que le bois soit exposé aux intempéries pour qu’il développe ce champignon.

Utilisation en médecine

modifier

Trametes versicolor est utilisé en médecine traditionnelle asiatique depuis des siècles. Il fait l'objet d'études sur ses propriétés anti-inflamatoires, antioxydantes et anticancéreuses[1]. Une étude japonaise[3] a permis de mettre en avant un lien entre la consommation du champignon et la prévention du cancer de la prostate. Le nombre de cancer chez le groupe de personnes consommant au moins une dose de champignon par semaine était trois fois inférieur au nombre de cancer du groupe de référence.

Il est à noter que seul un lien avec la prévention du cancer de la prostate est supposé et non la guérison.

Utilisations

modifier

[style trop lyrique ou dithyrambique] Quand les femmes portaient encore des chapeaux[Quand ?], les modistes de Paris et d'ailleurs faisaient grande consommation de ce champignon unique. Elles utilisaient sa matière veloutée aux chatoyantes couleurs en guise de garniture et le résultat ne manquait, paraît-il, pas de charme[2].

Les fleuristes réputés aujourd'hui le font rechercher et l'utilisent dans les compositions florales de prestige, dans les bouquets[source insuffisante], etc.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 Jocelyne Becquet, « Le Tramète versicolor ou champignon queue de dinde », La vie du jardin et des jardiniers, no 473, mai juin 2026, p. 33
  2. 1 2 3 Bart Buyck, Susan McCrann, Yves Crapez, Rémy Gallart, Jean-Pierre Rascol, Le Monde Secret des Champignons, Paris, Éditions Atlas,
  3. Shu Zhang, Yumi Sugawara, Shiuan Chen et Robert B. Beelman, « Mushroom consumption and incident risk of prostate cancer in Japan: A pooled analysis of the Miyagi Cohort Study and the Ohsaki Cohort Study », International Journal of Cancer, vol. 146, no 10, , p. 2712–2720 (ISSN 0020-7136, PMID 31486077, PMCID 7154543, DOI 10.1002/ijc.32591, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier