Pont Kitchener-Marchand

pont français

Le pont Kitchener-Marchand est un pont franchissant la Saône à Lyon, en France.

Pont Kitchener-Marchand
Le pont en 2026, vu depuis le quai Rambaud.
Le pont en 2026, vu depuis le quai Rambaud.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Collectivité Métropole de Lyon
Arrondissements 2e
5e
Commune(s) Lyon
Coordonnées géographiques 45° 45′ 05″ N, 4° 49′ 21″ E
Fonction
Franchit Saône
Fonction Trottoirs (un sur chaque côté de la longueur du pont)
Piste cyclable bidirectionnelle
Voies de circulation automobile (2 dans chaque sens)
Voie de bus (dans le sens Est-Ouest)
Itinéraire Logo réseau Bus Ligne C Ligne C20 Ligne C20EX Ligne C21
Logo réseau Bus Ligne 31 Ligne 41 Ligne 46 Ligne 49 Ligne 55 Ligne 108 Ligne PL3
Caractéristiques techniques
Longueur 115,8 m
Portée principale 57 m
Largeur 24 m
Hauteur 14 m
Matériau(x) Béton armé
Construction
Construction 1954
Inauguration 1954
Mise en service 1954
Gestion
Propriétaire Métropole de Lyon
Historique
Anciens noms Pont Seguin
Pont Napoléon
Pont du Midi
Superficie 3000 m2
Géolocalisation sur la carte : Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Pont Kitchener-Marchand

Odonymie

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Depuis 1954, il porte le double nom d'Horatio Herbert Kitchener (1850-1916), militaire et homme politique britannique, et de Jean-Baptiste Marchand (1863-1934), militaire et explorateur français qui a dirigé la mission Congo-Nil. Les deux hommes sont responsables du règlement pacifique de la crise de Fachoda (1898) entre les deux grandes puissances coloniales, le Royaume-Uni et la France.

Description

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Il comporte une chaussée de 15 m et deux trottoirs de 4,50 m. Les deux travées latérales mesurent chacune 29,40 m[1].

Histoire

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Vers 1828, Jean Christophe Hector Arcis de Chazournes (1784-1855)[2] fait construire un pont de bois afin d'acheminer la terre nécessaire à l'aménagement du confluent et à l'aménagement du futur quartier de Perrache. Ce pont est détruit lors des émeutes de 1834. Il est reconstruit et à nouveau détruit cette fois par les crues de 1840.

Un projet, esquissé dès 1830, prévoyait la construction d'un axe est-ouest, constitué de chaque côté de l'actuel cours de Verdun d'un pont sur la Saône et de deux ponts sur le Rhône (actuel pont Gallieni). Ces franchissements, nommés tous les deux pont Seguin, furent terminés en 1847 et ouverts au public en 1849, le précisément pour le pont sur la Saône.

Le pont est constitué d'une grande travée centrale de 128 m, accrochée à deux piles. Large de m, le pont permit l'aménagement d'une chaussée de 4,80 m et deux trottoirs de 1,10 m chacun. En 1852, les ponts sont rebaptisés ponts Napoléon, à l'instar du cours de la République (actuel cours de Verdun), renommé en 1849. Ils deviennent ponts et cours du Midi en 1871.

Le pont est jugé trop fragile. En 1888, l'ouvrage est renforcé par la mise en place de piliers en maçonnerie et d'un tablier rigide. Le , le pont sur la Saône devient pont Kitchener du nom du maréchal Horatio Herbert Kitchener (1850-1916), ministre britannique de la Guerre en 1914. Son tablier est détruit le . Il est rouvert en 1949. En 1954, un nouveau pont en béton est construit et prend le nom de pont Kitchener-Marchand.

Les travaux de l’été 2026 menés sur le pont.

À l’été 2026, des travaux pour assurer la sécurité de l’ouvrage pour la circulation sont menés par la Métropole[3].

Références

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Références

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  1. Jean Pelletier, Ponts et quais de Lyon, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 9782841471157), p. 36-37.
  2. Les « Boisson de Chazournes » et « Noir de Chazournes » n'apparaissent que deux générations après Jean, Christophe, Hector Arcis de Chazournes (1784-1855), lorsque, le nom allant se perdre, son dernier fils jésuite Régis (1832-1883) transmit son nom à son neveu Octave Noir de Chazournes (1851-1925), et sa fille Sophie (1821-1901) à son mari Jean Boisson de Chazournes (1789-1873). Les deux noms furent officialisés définitivement après la guerre 14-18, par Décret en Conseil d'État du 29 septembre 1921 pour le nom « Boisson de Chazournes », et Décret en Conseil d'État de 1924 pour le nom « Noir de Chazournes ».
  3. « Les chantiers de l’été 2026 », sur www.grandlyon.com, (consulté le )

Sources

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