Pont Morand

pont de Lyon, en France

Le pont Morand est un pont sur le Rhône reliant les 1er et 6e arrondissements à Lyon, en France.

Pont Morand
Le pont en 2026, vu depuis le quai Jean-Moulin.
Le pont en 2026, vu depuis le quai Jean-Moulin.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissements 1er
6e
Commune(s) Lyon
Coordonnées géographiques 45° 46′ 07″ N, 4° 50′ 22″ E
Fonction
Franchit Rhône
Fonction Trottoirs (un sur chaque côté de la longueur du pont)
Piste cyclable bidirectionnelle
Voies de circulation automobile (une dans chaque sens de circulation)
Caisson intérieur pour le passage du métro
Itinéraire Métro de Lyon Ligne A
Caractéristiques techniques
Type Pont en poutre-caisson
Longueur 187 m
Portée principale 89 m
Largeur 15,5 m
Hauteur libre 18 m
Matériau(x) Béton précontraint
Construction
Construction 1971 à 1975
Inauguration 1976
Mise en service 1976
Gestion
Propriétaire Métropole de Lyon
Historique
Anciens noms Pont Saint-Clair
Pont Rouge
Pont de Bois
Pont Affranchi
Pont des Victoires
Superficie 2850 m2
Géolocalisation sur la carte : Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Pont Morand
Géolocalisation sur la carte : Rhône
(Voir situation sur carte : Rhône)
Pont Morand
Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Pont Morand
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Pont Morand

Le pont actuel, bâti lors de la réalisation de la ligne A du métro de Lyon, qui circule dans son tablier, succède à quatre autres ponts bâtis à son emplacement.

Situation

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Le pont Morand relie le 1er arrondissement à l'ouest et le 6e arrondissement à l’est.

À l'ouest, il débouche sur la place Louis-Pradel (qui jouxte la place Tolozan). Il y marque le début de la Presqu'île, cœur de Lyon depuis le Ier siècle ; il marque aussi la limite entre le quai Jean-Moulin vers le sud et le quai André-Lassagne vers le nord.

À l'est, il débouche sur la place du Maréchal-Lyautey, au point de rencontre du quai de Serbie vers le nord et du quai du Général-Sarrail vers le sud[n 1],[n 2].

Histoire

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Pont en bois (1774)

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Le premier pont a été construit en bois en 1774 par l'architecte urbaniste Jean-Antoine Morand[1], il n'existait alors à cette époque qu'un seul autre pont sur le Rhône, celui de la Guillotière. L'ouvrage bâti par Morand est long de 208 m et large de 12 m. Il a porté plusieurs noms : pont Saint-Clair, pont Rouge ou de Bois à l'origine, pont Affranchi en 1793, pont Rouge des Victoires en 1794[2], puis pont Morand (attesté en 1810)[3].

Pont volant (1825)

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En 1825, ce premier pont s'écroule[4]. Il est alors remplacé par un pont volant pendant sa reconstruction. En 1854, il résiste à la crue qui emporte le pont Saint-Clair, qui vient se heurter contre ses piles et bloquer les eaux.

Révolte des canuts (1831)

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Le , deuxième jour de la révolte des canuts de Lyon, un combat sanglant a lieu au pont Morand. Les soldats et gardes nationaux, battus, renoncent à contrôler la Grande-Côte et la montée Saint-Sébastien. Les ouvriers prennent possession de la caserne du Bon-Pasteur et pillent les armureries. Des ouvriers de tous les quartiers se joignent aux canuts qui sont bientôt maîtres de toute la ville, à l’exception du quartier des Terreaux.

Pont métallique (1886)

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Plus tard, dans les années 1880, ce second pont vétuste menace de tomber en ruine et doit être limité à la circulation. Finalement démoli en 1886, il est remplacé par un pont à structure métallique reposant sur des piles de maçonnerie. Il est réalisé par les Chantiers de Chalon-sur-Saône (Schneider et Cie). Ce nouveau pont est long de 214,50 m, avec une chaussée large de 11 m et deux trottoirs de 4,50 m.

Destruction partielle pendant la Seconde Guerre mondiale (1944)

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Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'arche centrale de ce troisième ouvrage métallique est détruite par les Allemands en 1944. Le , un pont provisoire en bois, appelé pont du Bâtiment, est ouvert pour permettre la circulation pendant les travaux de reconstruction du pont Morand[5]. Il est constitué d'un tablier de 205 m reposant sur dix piles sur pilotis. Le pont définitif reconstruit rouvre finalement le .

Quatrième pont en béton (1976)

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Le troisième pont est démoli à son tour en 1974 dans le cadre des travaux du métro. En 1976, le pont actuel en béton est inauguré. Conçu à l'origine comme le premier de deux ponts jumeaux, ce nouveau pont est situé dans l'alignement du projet de la percée Morand-Martinière, à la différence des ponts précédents, qui étaient dans l'alignement du cours Franklin-Roosevelt (ancien cours Morand). Ce projet ayant été en partie abandonné, le deuxième pont Morand n'a jamais vu le jour.

Description

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Le pont actuel est construit en béton précontraint. Cet ouvrage est un pont en poutre-caisson. Il permet aux métros de la ligne A de circuler à l'intérieur du tablier[3], tandis que les automobilistes, les cyclistes et les piétons sont en surface.

En 2023, une voie de circulation automobile a été supprimée dans le sens Est-Ouest afin de permettre l’élargissement de la piste cyclable bidirectionnelle et du trottoir de la longueur sud du pont[6].

Notes et références

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  1. « Pont Morand, carte interactive » sur Géoportail. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  2. « Vue en caméra de rue depuis le pont Morand vers l'est », sur google.fr/maps
    On peut faire glisser la vue vers la gauche ou la droite (placer le curseur sur le côté droit ou gauche de la vue, cliquer sur le bouton gauche de la souris, maintenir le bouton appuyé et faire glisser la vue vers la gauche ou la droite) ; faire avancer la caméra en cliquant sur la route ; et repositionner la caméra ailleurs en plaçant la souris dans la carte en encart en bas à gauche de la fenêtre, puis en cliquant sur un des traits bleus qui apparaissent.

Références

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  1. Jean Pelletier, Les Ponts de Lyon : l’eau et les Lyonnais, Le Coteau, Éditions Horvath, , 207 p. (ISBN 2-7171-0695-2), p. 186
  2. Bruno Benoit et Roland Saussac, Guide historique de la Révolution à Lyon : 1789-1799, Lyon, Éditions de Trévoux, , 190 p. (ISBN 2-85698-043-0, BNF 36633132), p. 94.
  3. 1 2 Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2841471268), p. 322.
  4. Jean Pelletier, Les Ponts de Lyon : l’eau et les Lyonnais, Le Coteau, Éditions Horvath, , 207 p. (ISBN 2-7171-0695-2), p. 187
  5. Jean-Baptiste Roch, Histoire des Ponts de Lyon de l’époque gallo-romaine à nos jours, Le Coteau, Editions Horvath, , 167 p. (ISBN 2-7171-0272-8), p. 108
  6. « En travaux : le pont Morand va mieux accueillir les piétons et cyclistes », sur www.grandlyon.com, (consulté le )

Bibliographie

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  • Jean Pelletier, Les Ponts de Lyon : l’eau et les Lyonnais, Le Coteau, Éditions Horvath, , 207 p. (ISBN 2-7171-0695-2), p. 186-189
  • Jean-Baptiste Roch, Histoire des Ponts de Lyon de l’époque gallo-romaine à nos jours, Le Coteau, Editions Horvath, , 167 p. (ISBN 2-7171-0272-8), p. 96-108

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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