Pont de la Basse-Chaîne

pont sur la Maine

Le pont de la Basse-Chaîne est un ouvrage d'art situé à Angers, dans le département du Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, en France. Le pont franchit la Maine entre le quartier de la Doutre et le Château d'Angers.

Pont de la Basse-Chaîne
Image illustrative de l’article Pont de la Basse-Chaîne
Géographie
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Commune(s) Angers
Coordonnées géographiques 47° 28′ 14″ N, 0° 33′ 49″ O
Fonction
Franchit Maine
Fonction Pont routier
Caractéristiques techniques
Type Pont à poutres
Longueur 124 m
Portée principale 54 m
Matériau(x) Béton armé, pierre
Construction
Construction 21 mars 1960
Entreprise(s) ETPO
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Pont de la Basse-Chaîne
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Pont de la Basse-Chaîne
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Pont de la Basse-Chaîne
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Pont de la Basse-Chaîne

Le premier ouvrage, achevé en 1838, est connu pour sa rupture en 1850, qui provoqua la mort de plus de 220 soldats du 3e bataillon du 11e régiment d'infanterie légère et de 3 civils qui le traversaient pour se rendre à une revue militaire[1],[2]. Il est alors remplacé par un deuxième pont construit en pierre en 1856.

Le pont à poutres actuel est mis en service en 1962[3]. Il ne reprend pas l'emplacement du pont en pierre, aligné au boulevard Gaston Dumesnil, mais est construit en parallèle légèrement au sud, dans l'alignement du boulevard du Général De Gaulle.

Histoire

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Pont suspendu de la Basse-Chaîne avant sa destruction en 1850.

Le pont de la Basse-Chaîne, inauguré en , était un pont suspendu ancré au sol, conçu par l'architecte Joseph Chaley et autorisé par l'ordonnance royale du pour une durée de concession de 35 ans. Il était de type routier et mesurait 102 m de longueur. Ce passage au-dessus de la Maine était établi au pied du château d'Angers, mais la culée ouest était située dans le prolongement du boulevard de Nantes (renommé boulevard Gaston-Dumesnil). Il franchissait la Maine d'une seule travée. La partie conception a débuté en 1831 et la fin à proprement parler du projet a lieu en 1842, lorsque tous les documents administratifs furent réglés, tels que les arrêtés ou les procès verbaux nécessaires à la mise en conformité de l'ouvrage. La concession et le péage du pont prirent fin en 1870[3].

Il existe deux versions du drame, la première incrimine la tempête, sévissant ce jour-là, ajouté au fait que certains des câbles en fer étaient oxydés, ce qui aurait conduit à l'effondrement de l'ouvrage. La seconde considère que ce pont cachait des problèmes de conception, notamment un tablier très long, sans pile médiane, qui serait entré en résonance avec la marche du régiment qui se rendait à une prise d'armes[2].

La catastrophe de 1850

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La rupture du pont de la Basse-Chaîne, à Angers, en 1850.

Le matin du , le 3e bataillon du 11e régiment d'infanterie légère[1] partait en direction de la place de l'Académie pour y passer une revue. Ils revenaient du bois d'Avrillé où ils avaient fait une halte pour prendre un repas. Ce jour-là, une tempête épouvantable s'abattait sur Angers mais les hommes continuèrent leur marche en direction du pont. Le lieutenant-colonel Simonet, qui commandait la troupe, avait fait rompre le pas[4].

Une partie du bataillon avait atteint la rive gauche quand le vent violent provoqua des oscillations du pont suspendu, qui furent accentuées par les soldats se balançant d'un côté à l'autre, dans le but d'équilibrer le tablier. Un « craquement formidable » se fit entendre, puis le poids des soldats acheva la rupture des câbles de suspension qui précipita le régiment dans la rivière, provoquant la mort de 223 hommes (226 selon certaines sources), parfois transpercés dans leur chute par les baïonnettes de leurs camarades. Deux employés d'octroi qui accompagnaient le bataillon moururent noyés dans ce drame. Les écrits, qui tentent de nous faire part de l'horreur de la scène, mentionnent : « La Maine devint rouge et vit se débattre dans les affres de la mort 485 soldats »[5]. Plus tard, la tempête, ainsi que l'oxydation des câbles du pont suspendu seront mis en cause dans cette tragédie[4].

La variante de l'histoire accuse la marche au pas du régiment d'être responsable de la rupture du pont, pourtant arrêtée avant l'entrée du pont selon certains écrits : les vibrations régulières sur le pont suspendu aurait donner au tablier un mouvement ondulant, s'amplifiant car entretenu par le pas des soldats jusqu'à l'entrée en résonance du pont et sa destruction. Le matériau constitutif du tablier du pont, à savoir l'acier, a alors vibré selon la même fréquence que le rythme de la marche au pas du régiment, ce qui a généré ce phénomène. Cette version est contestée puisqu'un règlement interdisant la marche au pas sur les ponts existait avant cette catastrophe[2], que l'ordre de rupture de pas a bien été donné, et que les vents violents obligeaient les soldats à se courber, rendant difficile toute marche au pas volontaire.

Les funérailles des victimes eurent lieu le , en présence de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, et du général d'Hautpoul, ministre de la guerre. La catastrophe connut un énorme retentissement en Bretagne, dont étaient originaires un grand nombre de soldats du bataillon. Elle fit le sujet d'une longue pièce de vers en breton, imprimée à Morlaix par Alexandre Lédan, et probablement composée par ses soins[6].

Les travaux de démolition ont été entrepris ultérieurement pour dégager la Maine et les parties restées instables après la chute de l'ouvrage, puis des études ont été lancées pour prévoir la construction d'un nouveau passage[3]. Une plaque commémorative, placée sur l'actuel pont, rend hommage aux victimes de l'accident.

Le pont en pierre de 1856.

Le pont en pierre de 1856

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Il est remplacé par un pont en arc voûté en pierre, constitué de cinq travées. La construction débute en 1851, sous la direction de l'ingénieur Thoré, l'entrepreneur retenu, et son inauguration a lieu le [1],[2]. Il est détruit en 1962 après l'achèvement du pont à poutres mis en service la même année.

Accident de 2026

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Le sergent Bin Chen et le caporal-chef Axel Delplanque ont trouvé la mort après un accident de plongée dans la Maine, au niveau du pont de la Basse-Chaîne dans la nuit du lundi 4 mai au mardi 5 mai 2026. Les deux hommes participaient à un stage militaire de combat. Ils appartenaient respectivement au 1er régiment étranger du génie de Laudin (Gard) et au 6ème régiment du génie d' Angers. Ils auraient été coincés dans une cavité d'une pile du pont, sans parvenir à s'en extraire. A l'arrivée des secours, à 3h30 du matin, les deux hommes étaient en arrêt cardio-respiratoire et ont été déclaré décédés au CHU d'Angers.

Descriptif

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Le pont de la Basse-Chaîne réunit les quartiers de la Doutre et du boulevard Foulques-Nerra, avec le centre et le boulevard du Général-de-Gaulle, en face du château d'Angers. Il est situé entre la Cale de la Savatte en amont avec l'espace culturel Le Quai et le Nouveau théâtre d'Angers, puis le quai Éric-Tabarly en aval. On peut apercevoir également le long de la Maine le pont de Verdun en amont et le pont de l'Atlantique en aval, juste avant le lac de Maine.

Vue depuis le pont de Verdun sur la cale de la Savatte.

Les piles et fondations des culées sont exécutées par l'Entreprise des Travaux publics de l'Ouest (ETPO) de Nantes du printemps 1957 à mars 1959. Les trois tabliers (supportant les trottoirs et la voie pour automobiles) et les culées sont exécutées par ETPO et par la société Brochard et Gaudichet de l'automne 1959 au 15 mars 1961. L'ouvrage est inauguré le , et les essais de charge ont lieu le 28 mai 1962[1],[7].

Il s'agit d'un pont à poutres avec 3 travées pour 2 piles ancrées dans la Maine. Le tablier central est composé de 8 poutres en béton armé par travée supportant 4 voies de circulation. Les piles sont en béton armé parées de maçonneries en schiste[7].

Galerie photographique

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Notes et références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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