Pont romain (Ascain)
Le pont roman d'Ascain franchit la Nivelle dans la commune d'Ascain, dans le département français des Pyrénées-Atlantiques (région Nouvelle-Aquitaine).
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Ve siècle |
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Certaines sources indiquent qu'il est construit vers le milieu du Ve siècle, mais cette datation très haute ne fait pas l'unanimité et une édification vers le XVIe, voire le XVIIe siècle est probable.
Localisation
modifierHistorique
modifierLe pont est réputé construit vers 450, soit quelques décennies seulement avant la fin de l'Empire romain[1]. Cette date de construction est toutefois discutée et une édification au XVIe, voire au XVIIe siècle est évoquée[2]. Cette situation ne serait pas un cas unique ; en raison du prestige lié à l'architecture romaine, de nombreux ponts médiévaux, voir modernes, sont abusivement qualifiés de « romains », dès lors qu'ils prolongent une voie antique[3],[4].
Lors de la bataille de la Nivelle, le pont est rompu le pour empêcher les déplacements de l'artillerie de Wellington[5].
Le pont est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [1]. En , la plus puissante des piles, déjà fragilisée par les inondations survenues le [6], s'effondre à l'occasion d'une nouvelle crue de la Nivelle[1].
Description
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Une voie pavée, dite « voie romaine », aboutit à l'ouvrage de part et d'autre[1].
D'une longueur d'une quarantaine de mètres, le pont est composé de trois arches en plein cintre d'ouverture et de hauteur inégales, l'ensemble étant appareillé en pierre[2].
La plus massive des piles intermédiaires, haute d'environ 5 m, est pourvue d'un éperon en amont et en aval. Elle présente à sa base une tête humaine sculptée[1] qui est sans doute un témoin permettant d'apprécier le niveau de l'eau. Des longerons de bois peuvent être encastrés entre les piles et les arches, de manière à bloquer la circulation fluviale[7].
Les accès du pont sont en forme d'entonnoir, la largeur du tablier étant inférieure à celle de la voie d'accès. Au niveau de la pile maîtresse, le tablier présente deux « refuges » permettant aux piétons d'éviter la circulation[8].
Le pont, pouvant faire office de barrage, semble faire partie d'un ensemble architectural comprenant également un moulin et son canal d'alimentation. Les marées se font sentir jusqu'au niveau du pont, mais pas en amont[9].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Notice no PA00084323, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 Ochoa de Alda 1991, p. 213.
- ↑ Fabre 1994, p. 171.
- ↑ Frédéric Lontcho (dir.), « Dossier : voies romaines et vieux chemins de Gaule - les ponts », L'Archéologue, no 131, , p. 46-47 (ISSN 1255-5932).
- ↑ Joseph Daguerre, « 1807-1814 », Bulletin de la Société des sciences et arts de Bayonne, , p. 193-194 (lire en ligne).
- ↑ Georges Viers, « Les inondations du 26 août 1983 en Pays basque (Pyrénées-Atlantiques, France) », Annales de géographie, t. 93, no 517, , p. 372-376.
- ↑ Ochoa de Alda 1991, p. 214.
- ↑ Ochoa de Alda 1991, p. 214-215.
- ↑ Ochoa de Alda 1991, p. 215.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Georges Fabre (avec la collaboration d'Agnès Lussault), Pyrénées-Atlantiques, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule » (no 64), , 237 p. (ISBN 2-8775-4027-8, lire en ligne).
- Charles Martin Ochoa de Alda, « Le pont romain », dans Hubert Lamant-Duhart (dir.), Ascain, Saint-Jean-de-Luz, Ekaina, coll. « Karrikez Herriak » (no 8), , 592 p., p. 213-215.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la géographie :
- Ressource relative à l'architecture :
