Pontanézen

quartier prioritaire de la politique de la ville (France)

Pontanézen est un quartier de Brest.

Pontanézen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Finistère
Ville Brest
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 47″ nord, 4° 28′ 19″ ouest
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Pontanézen

Historique

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XIXe siècle

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À la suite de l'Expédition de Saint-Domingue, environ 1 500 antillais, dont de nombreux Haïtiens sont déportés à Pontanézen. Tenus à l'écart des populations locales, beaucoup ne survivent pas aux conditions de détention[1],[2].

XXe siècle

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Première Guerre mondiale

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Troupes américaines à Brest. - Camp de Pontanézen, aménagement : vue de l'usine de désinfection.
Troupes américaines à Brest. - Camp de Pontanézen, aménagement : vue de la baraque "Nevada" de l'YMCA.

En , des travaux d'aménagement commencent à Pontanézen, pour la construction d'une véritable ville, capable d'accueillir 75 000 hommes[3], en transit avant de monter au front. Pour chaque homme qui débarque, une tonne de matériel arrive également en France. Brest va ainsi devenir le principal port de débarquement (et de rembarquement) des soldats américains et le quartier général de l'US Navy en Europe[4].

Le camp de Pontanezen posséde son propre journal, le Pontanezen Duckboard[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, entre 120 000 et 140 000 américains séjourneront en permanence[5] dans un camp, qui existera jusqu'en 1919.

« Brest vit débarquer sur ses quais tour à tour les troupes russes, portugaises, américaines. De mai à octobre 1918, des centaines de milliers de soldats américains débarquèrent à Brest. Le plus grand steamer du monde, le Léviathan, desservait uniquement Brest, et il amenait à chaque voyage 10 000 hommes. Des camps étaient établis un peu partout autour de Brest pour loger tous ces soldats en attendant leur transfert vers le front. Le camp de Pontanézen contenait à lui seul 110 000 hommes : c'était une véritable ville à côté de la ville. […]. Depuis l'entrée en guerre des États-Unis jusqu'à l'Armistice, la rade de Brest reçut 105 transports de troupes et 784 110 hommes. […] Le chiffre des ouvriers de l'arsenal restait toujours voisin de 6 000[6]. »

XXIe siècle

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Sur dix tours, cinq sont encore présents. La première tour à être démolie, fut la tour Watteau, en 2006, la seconde tour Corot est démolie en 2008, et la tour Puvis-de-Chavanne est démolie en 2009. et la tour Gavarni en 2006[7].

Des émeutes ont lieu en 2025[8],[9].

Géographie

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Le quartier compte en 2022 environ 3000 habitants[10].

Le quartier est prioritaire[11].

Le quartier est desservi par la ligne A du tramway de Brest[12].

Personnalités

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Notes et références

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  1. Arzalier 1993, p. 471.
  2. Erwan Chartier-Le Floch, « Histoire : l’épisode méconnu des 1 500 Antillais déportés à Brest », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
  3. 1 2 Éric Rondel, Brest, le port de la Première Guerre mondiale, Astoure, (ISBN 978-2-84583-318-0 et 2-84583-318-0)
  4. « Naval Monument - Mémorial américain de la Première Guerre mondiale », DRAC de Bretagne.
  5. « HISTOIRE & MÉMOIRE(S) de PONTANÉZEN Vie d'un quartier de Brest », sur memoiresdeponta.fr (consulté le )
  6. S. Castel, Brest, étude de géographie urbaine, Annales de Bretagne, 1932, Gallica
  7. Le Télégramme, « Pontanézen. Une métamorphose programmée », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le )
  8. « « C’était très violent. Ils étaient comme fous » : la stupeur des habitants de Pontanézen après les nouveaux affrontements », sur Le Télégramme, (consulté le )
  9. « REPORTAGE. Au lendemain des heurts à Pontanézen, la résignation des habitants de ce quartier à Brest », Ouest-France.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  10. « TEMOIGNAGE. Brest. "Qu'on arrête de parler de Pontanézen sans savoir de quoi on parle" », sur France 3 Bretagne, (consulté le )
  11. « « Venez voir comment ça se passe à Pontanézen ! » : un Brestois raconte son quotidien », sur Le Télégramme, (consulté le )
  12. « Finistère Brest prépare son tramway - Etat et collectivités », Le Moniteur, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  13. AFP, « L'imam de Brest, du salafisme provocateur à l'affichage d'un islam plus modéré », Le Point, (consulté le ).
  14. Baudouin Eschapasse, « Qui est Rachid Eljay, l'imam visé par une tentative d'assassinat ? », Le Point, (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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