Populus balsamifera

espèce de plante

Populus balsamifera L., le peuplier baumier, est une espèce d'arbre de la famille des Salicaceae[1]. Il est aussi appelé liard[2], peuplier noir, baumier du Canada et peuplier de Gilead. C'est une espèce présente dans toute l'Amérique du Nord. Son aire de répartition s'entend entre l'Alaska et Terre-Neuve-et-Labrador[1]. Il se démarque pas l'odeur fortement camphrée de son feuillage[2].

Populus balsamifera, rameau feuillé.

Caractéristiques

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C'est un arbre pouvant atteindre plus de 30 mètres de hauteur. Les bourgeons sont glabres et résineux. Les jeunes rameaux sont glabres[3]. Son écorce est gris foncé. Les feuilles sont ovales, arrondies à la base et légèrement crénelées. Elles sont lustrées supérieurement et blanchâtres, parfois taché de roux, inférieurement. Le pétiole est cylindrique[2].

Les écailles des chatons sont longuement ciliées[4]. Les étamines sont au nombre de 12 à 30. Deux stigmates pratiquement sessiles et largement dilatés[4]. La floraison est printanière.

Les fruits sont ovoïdes à deux valves et mesurent entre 5 et 8 mm. Ils sont rassemblés sur des pédicelles courts[4]. Ils forment un racème ayant l'apparence d'un épi.

On perçoit aisément l'odeur particulière de la résine aromatique des bourgeons et des feuilles.

C'est un peuplier à feuilles caduques très semblable au peuplier de l'Ouest avec lequel il s'hybride quand leur aires se chevauchent[5].

Écologie

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Cet arbre est plus présent dans les régions nordiques. Il affectionne les terrains humides et le bord des eaux[2]. Il aime aussi coloniser les pinèdes et les grèves sablonneuses[6].

Utilisation

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Les autochtones l'utilisaient en temps de famine en mâchant l'écorce interne. Les vertus bactéricides de l'arbre sont exploitées pour fabriquer des onguents cicatrisants. On s'en sert également pour traiter les maladies de la peau et les affections pulmonaires. Son charbon de bois sert comme contrepoison et en cas d'intoxication. Le bois lui-même est employé dans la fabrication de divers objets comme du contreplaqué ou des cageots[7].

Notes et références

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  1. 1 2 (en) « Populus balsamifera L. | Plants of the World Online | Kew Science », sur Plants of the World Online (consulté le )
  2. 1 2 3 4 Frère Marie-Victorin, Flore laurentienne, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, , 3e éd. (1re éd. 1935), 1093 p. (ISBN 2-7606-1650-9)
  3. Mark Griffiths, Index of garden plants, Timber Press, , 1234 p. (ISBN 0333591496)
  4. 1 2 3 Henry A. Gleason et Arthur Cronquist, Manual of Vascular Plants of Northeastern United States and Adjacent Canada, New York Botanical Garden Press, (ISBN 978-0-89327-365-1, lire en ligne)
  5. John Laird Farrar (trad. Suzanne Chartand, Maryse Chynchuck, Marc Favreau), Les arbres du Canada Trees in Canada »], Saint-Laurent, Québec, Fides, , 5e éd., 502 p. (ISBN 978-2-7621-1824-7, lire en ligne), p. 340-341
  6. Répertoire des arbres et arbustes ornementaux : 1760 espèces et variétés de végétaux du Québec, Québec, Hydro-Québec, , 687 p. (ISBN 9782551238736)
  7. Anny Schneider, Plantes médicinales indigènes du Québec et du sud-est du Canada, Les é́ditions de l'homme, (ISBN 978-2-7619-5256-9)

Voir aussi

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