Port Chester
Port Chester est un village américain dépendant de Rye, situé dans le comté de Westchester de l'État de New York. Port Chester est limitrophe de la ville de Greenwich à l'est. Avec Rye Brook et le quartier de Rye Neck du village Mamaroneck, il fait partie de la municipalité de Rye.
| Noms officiels |
(en) Village of Port Chester (en) Port Chester |
|---|---|
| Nom local |
(en) Port Chester |
| Pays | |
|---|---|
| État | |
| Comté | |
| Town | |
| Superficie |
6,22 km2 () |
| Surface en eau |
2,97 % |
| Altitude |
13 m |
| Coordonnées |
| Population |
31 693 hab. () |
|---|---|
| Densité |
5 095,3 hab./km2 () |
| Statut |
Village dans l'État de New York (d) |
|---|
| Fondation |
|---|
| Code postal |
10573 |
|---|---|
| Code FIPS |
36-59223 |
| GNIS | |
| Site web |
Port Chester a une superficie d'environ 6,4 km2 dont 0,3 km2 d'eau.
Histoire
modifierLes Wappinger appelaient la terre sur laquelle le village fut fondé Haseco, signifiant « terre marécageuse ». Lors de la colonisation, en 1660, trois colons de Greenwich, Thomas Studwell, John Coe et Peter Disbrow, achètent l'île Manursing et les terres proches de la rivière Byram aux Amérindiens[1]. Ce premier achat sur la presqu'île de Peningo comprenait la partie basse de l'actuelle ville de Rye, à l'est du ruisseau Blind Brook. Au cours de la décennie suivante, d'autres acquisitions, réalisées grâce à des accords fonciers avec les Amérindiens de la région, permirent de combler le littoral entre Rye et Greenwich[2].
la région fut connue sous le nom de Saw Pit (ou Sawpits) en raison des scieries qui y étaient utilisées à l'époque. Le nom Saw Pit fut utilisé pour la première fois en 1732[3].
Les premières routes de la région se sont développées à partir de sentiers amérindiens. La Boston Post Road, King Street et Grace Church Street comptent parmi les premiers axes de migration de la colonie de Saw Pit. À l'époque de la Révolution, les fermiers de King Street et de Hog-Pen Ridge apportaient leurs produits aux sloops marchands qui effectuaient la traversée hebdomadaire de Saw Pit à New York. Au fil du temps, une ou deux auberges, ainsi que quelques maisons de bateliers, furent construites. Abraham Bush, qui navigua pendant de nombreuses années depuis ce port, possédait le bateau de son père près du débarcadère de Saw Pit en 1745. Les voies navigables locales, la rivière Byram et le détroit de Long Island, ont joué un rôle clé dans la croissance et le développement de Saw Pit Port Chester. Isaac Anderson et Samuel Lyon y exploitaient des sloops et bateaux de pêche hauturiers. Les auberges étaient celles de Samuel Marvin et d'Israel Seaman[4].
Le moulin à farine d'Adam Seaman, anciennement celui de Richard Ogden, se dressait en 1743 près de l'endroit où le pont ferroviaire traverse aujourd'hui la rivière Byram. À la fin de la Révolution, il appartenait à un membre de la famille Bowne. Ce vieux moulin, connu sous le nom de Squire's Bowne's, était encore debout en 1800. Entre l'ancien chemin de campagne et la rivière, il n'y avait aucune maison en 1800. L'école de Saw Pit se trouvait à l'ouest de King Street, à une quarantaine de mètres de la voie ferrée. Sur le terrain triangulaire à l'ouest de l'école, près de l'église catholique, se dressait un bâtiment appelé la Hunter House qui a été démoli dans les années 1830[4].
En 1837, le village de Saw Pit prit son nom actuel, Port Chester[4].
La rivière Byram offrait un port convenable, un atout majeur pour l'industrialisation de Port Chester au début du XIXe siècle. L'arrivée du chemin de fer en 1849 fit de Port Chester une destination prisée des industries et des familles new-yorkaises aisées, avec la construction d'hôtels, de théâtres et de vastes propriétés. Ces demeures de prestige comptaient parmi les plus belles de la côte Est, mais cédèrent peu à peu la place à l'immense besoin de logements. Des vagues successives d'immigrants allemands, irlandais et italiens apportèrent chacune leur contribution à l'essor industriel et à la prospérité du village.
Le Port Chester Banner fut le premier journal publié dans cette ville. Son premier numéro parut le samedi . Il fut publié pendant un peu plus d'un an. Le rédacteur en chef était Evens Hollis. Le journal suivant fut The Ninteenth Century, édité et publié par Y. J. Sutherland lancé le cessa de paraître à l'automne de la même année. L'Eperiment était le titre d'un autre journal, fondé par Abraham G. Levy le et qui cessa de paraître avec son numéro du . Le Port Chester Monitor parut pour la première fois le , dirigé par James E. Beers et George W. Smith jusqu'en . Le Port Chester Journal, fondé par B. F. Ashley, parut pour la première fois le . Le Port Chester Enterprise, un autre hebdomadaire, fut lancé le et dirigé par B. F. Dermott[4].
La Savings Bank y a été fondée le et la First National Bank - le [4].
Par une loi de l'Assemblée législative votée le , Port Chester fut constitué en village, avec des limites géographiques définies, au sein du canton de Rye[4].
Des bateaux à vapeur assuraient régulièrement la liaison entre Port Chester et New York de 1870 jusqu'à la Première Guerre mondiale. Les deux dernières décennies du XIXe siècle ont vu le développement des services publics, et les routes ont été élargies et pavées dans les années 1920. Plus de 5 000 hommes originaires de Port Chester ont servi pendant les deux guerres mondiales. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses entreprises ont établi leur siège social ou leurs centres de production à Port Chester. On peut citer l'exemple de Life Savers, dont l'ancienne usine est devenu un immeuble résidentiel, témoignant de la transformation de Port Chester, d'un centre industriel à une commune résidentielle de banlieue.
Démographie
modifier| Historique des recensements | |||
| Année | Pop. | %± | |
|---|---|---|---|
| 1870 | 3 797 | — | |
| 1880 | 3 254 | ▼ −14,3 % | |
| 1890 | 5 274 | ▲ +62,08 % | |
| 1900 | 7 440 | ▲ +41,07 % | |
| 1910 | 12 809 | ▲ +72,16 % | |
| 1920 | 16 573 | ▲ +29,39 % | |
| 1930 | 22 662 | ▲ +36,74 % | |
| 1940 | 23 073 | ▲ +1,81 % | |
| 1950 | 23 970 | ▲ +3,89 % | |
| 1960 | 24 960 | ▲ +4,13 % | |
| 1970 | 25 803 | ▲ +3,38 % | |
| 1980 | 23 565 | ▼ −8,67 % | |
| 1990 | 24 728 | ▲ +4,94 % | |
| 2000 | 27 867 | ▲ +12,69 % | |
| 2010 | 28 967 | ▲ +3,95 % | |
| Est. 2017 | 29 711 | ||
Personnalités liées à la municipalité
modifier- L'historien David Glantz est né à Port Chester en 1942, de même que le joueur de hockey sur glace André Roy en 1975.
- Moby a fait ses débuts de DJ dans la boîte le Beat en 1984.
- John Abercrombie (1944-2017), musicien de jazz y est né.
- Ed Sullivan, animateur de la TV, grandit à Port Chester, au 53, rue Washington qui depuis le 2018 porte le nom honorifique Ed Sullivan Way[5].
Galllerie
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) Ellen Cotton McKay, A History of the Rye Presbyterian Church : A Documentary Story OfPresbyterianism in Rye, New York, from the Date of Its Settlement in L660 Until the Present Time, , 260 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) Charles Washington Baird, Chronicle of a Border Town : History of Rye, Westchester County, New York, 1660-1870, Including Harrison and the White Plains Till 1788, Anson D.F. Randolph, , 570 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) « From Saw Pit to Port Chester », Westchester Magazine, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 (en) John Thomas Scharf, History of Westchester County : New York, Including Morrisania, Kings Bridge, and West Farms, which Have Been Annexed to New York City, vol. 2, L. E. Preston & Company, (lire en ligne)
- ↑ (en) Gabriel Rom, « Port Chester has a new street: Ed Sullivan Way », sur The Journal News - Lower Hudson Valley,
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- The Journal News, the local newspaper
