Port de Saint-Siméon
Le port de Saint-Siméon (al-Suwaydā en arabe) était le port médiéval de la principauté d'Antioche, situé à l’embouchure du fleuve Oronte.
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Nom
modifierLe port tire son nom soit de Siméon Stylite le Jeune, qui vivait sur une montagne située à 10 km de là, soit de Siméon le Stylite, enterré à Antioche.
Localisation
modifierLe port était situé sur la côte occidentale de l'actuelle Syrie. Il donnait sur la mer Méditerranée.
Histoire
modifierAntiquité
modifierSéleucie de Piérie est le principal port d'Antioche sous l'Empire romain[1].
Moyen Âge
modifierDevenu inutilisable à la suite de son envasement et de séismes, le port de Séleucie de Piérie s'efface au profit de celui de Saint-Siméon, qui devient à son tour le principal port d'Antioche. Son contrôle est essentiel pour les armées de la première croisade lors du siège d'Antioche et les Croisés ont dû y maintenir une présence militaire accrue[2].
Dans la seconde moitié du XIIe siècle, Nur ad-Din et plus tard Saladin rétablissent l'ordre en Syrie musulmane et l'ouvrent comme voie commerciale vers l'Irak et l'Extrême-Orient. Le port de Saint-Siméon, utilisés par les marchands d'Alep, favorise cette prospérité retrouvée jusqu'à ce que les conquêtes mongoles du XIIIe siècle entraînent un glissement des routes commerciales vers le nord.
En 1268, une armée de Mamelouks sous Baybars s'empare de Saint-Siméon avant de détruire Antioche, dont la ville et son port ne s'en relèveront jamais[3].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Catherine Grandjean, Geneviève Hoffmann, Laurent Capdetrey et Jean-Yves Carrez-Maratray, « Le domaine séleucide au IIIe siècle », Cairn, (lire en ligne
) - ↑ (en) Thomas Asbridge, The Creation of the Principality of Antioch, 1098-1130, Boydell & Brewer Ltd. (ISBN 0851156614, lire en ligne)
- ↑ (en) Steven Runciman, A History of the Crusades, Volume 3, The Kingdom of Acre and the Later Crusades, Cambridge University Press, , p. 325-326, 354-355
Bibliographie
modifier- Julien Aliquot, « Des bateaux sur l’Oronte », Syria, vol. HS IV, , p. 215–228 (ISSN 0039-7946 et 2076-8435, DOI 10.4000/syria.5081, lire en ligne, consulté le )
