Porte romaine de Bons
La porte romaine de Bons est un site archéologique de France situé en Isère et datant de l'époque romaine.
| Type | |
|---|---|
| Partie de |
Voie romaine de l’Oisans (d) |
| Fondation |
Date inconnue |
| Période | |
| Créateur |
Inconnu |
| Matériau | |
| Hauteur |
4 m |
| Longueur |
3,5 m |
| Largeur |
3,2 m |
| Permet de faire passer | |
| Patrimonialité | |
| État de conservation |
en ruine |
| Localisation | |
|---|---|
| Emplacement |
| Coordonnées |
|---|
Il s'agit des ruines d'une arche taillée dans le rocher dans les gorges de l'Infernet, en contrebas du hameau de Bons, sur la commune des Deux Alpes.
Localisation
modifierHistoire
modifierL'aménagement de la route remonte à l'Antiquité, sans plus de précisions sur l'époque de sa construction même si la porte de Donnas qui lui est comparable dans la vallée d'Aoste est datée de l'époque julio-claudienne[1]. L'origine antique de la porte a même été mise en doute et sa construction datée à la Renaissance[2]. Le monument est encore intact au XVIIe siècle — il est représenté sur une gravure de 1660 — mais s'est partiellement effondré au XVIIIe siècle[3].
La porte est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [3].
Description et fonction
modifierL'arche est en partie taillée dans le schiste du rocher et en partie maçonnée. Surmontée d'une voûte elliptique, elle mesure 4,05 mètres de hauteur, 3,50 mètres de longueur et 3,15 mètres de largeur. La voie qui la traverse n'est large que de 2,45 mètres en raison de la présence de banquettes latérales ; elle est creusée de deux ornières parallèles espacées de 1,46 mètres[4],[5] ; ces ornières ne résultent pas du passage répété des roues des véhicules mais elles ont été volontairement et soigneusement creusées dans la roche[6].
Plusieurs auteurs signalent une analogie entre la porte de Bons et la porte de Donnas, dans la vallée d'Aoste, mais sa fonction, porte — des traces de herse sont évoquées[7] —, tunnel routier, arc de triomphe ou monument commémoratif à mi-chemin entre Grenoble et Briançon, reste discutée[8].
Notes et références
modifier- ↑ Artru 2016, p. 84.
- ↑ Artru 2016, p. 224.
- 1 2 Notice no PA38000034, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Pelletier et al. 1995, p. 56-57.
- ↑ Artru 2013, p. 258.
- ↑ Artru 2016, p. 232.
- ↑ Artru 2016, p. 164.
- ↑ Pelletier et al. 1995, p. 57.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- François Artru, « La circulation dans les Alpes à l'époque romaine : l'exemple des Alpes Cottiennes », Dialogues d'histoire ancienne, , p. 237-263 (lire en ligne).
- François Artru, Sur les routes romaines des Alpes Cottiennes. Entre Mont-Cenis et col de Larche, Besançon, Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité, coll. « ISTA » (no 1376), , 328 p. (ISBN 978-2-8486-7572-5, DOI 10.3406/ista.2016.3457).
- André Pelletier, Franck Dory, William Meyer et Jean-Claude Michel, L'Isère, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule » (no 38/1), , 197 p. (ISBN 2-8775-4034-0, lire en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :
